lun. 14 avr. 2025

9:03

Actualités des entreprises du Benelux

  • Ageas  acquiert la plateforme d'assurance britannique Esure pour 1,7 milliard de dollars 
  • Les Centers for Medicare and Medicaid Services proposent un paiement complémentaire NTAP pour la pompe alpha de Sequana 
  • KBC Securities entame le suivi de la société française Amoéba 
  • CMB.Tech  signe un accord d'affrètement avec Fortescue  
9:02

Actualités des entreprises européennes

  • Telefónica  vend une succursale péruvienne en difficulté pour 1 million de dollars 
  • La cession des activités nord-américaines de Holcim  est prévue pour juin 
  • BNP Paribas  revoit à la baisse ses prévisions de rendement pour la troisième année consécutive sur l'opération AXA IM 
  • British Wood Group reçoit une offre conditionnelle de Sidara, basée à Dubaï 
  • Les actifs gérés par Ashmore  chutent de 5 % au premier trimestre  
  • British Distil  relance sa marque de vodka aux États-Unis 
9:01

Actualités des entreprises américaines

  • Le groupe Frontier  voit ses actions chuter en raison de la faiblesse de ses perspectives 
  • JPMorgan  a publié des résultats en hausse 
  • Morgan Stanley   a également fait mieux que prévu par les analystes 
  • Wells Fargo  n'a pas répondu aux attentes des analystes 
  • BlackRock   a publié de meilleurs résultats 
  • Les producteurs d'or ont bénéficié du prix élevé de l'or  
  • Warner Bros Discovery  annonce que John Malone ne se représentera pas à son poste de membre du conseil d'administration 
  • General Motors  arrête la production de fourgonnettes électriques en Ontario pour répondre à la demande du marché 
8:59

Actualités des entreprises asiatiques

  • Samsung Electronics envisage d'ajuster sa production pour limiter l'impact des droits de douane à l'importation 
  • Trump réaffirme que l'acier américain doit rester entre les mains des États-Unis, ce qui accroît la pression sur Nippon Steel 
8:54

Nouvelles recommandations pour les actions

Publication : le 14 avril 2025 à 8h55

La présente communication n’a pas été établie conformément aux dispositions relatives à la promotion de la recherche indépendante en investissement et n’est pas soumise à l’interdiction de négoce avant la diffusion de la recherche.

8:43

Le blog de Bernard Keppenne "Le moral du consommateur américain s’effondre"

Il suffit parfois d’un seul graphique pour résumer une situation, et en l’occurrence il s’agit de celui de l’indice de confiance des consommateurs américains.

Chute de la confiance

Selon l’enquête de l’Université du Michigan sur les consommateurs, publiée vendredi, l’effondrement du moral des consommateurs, qui a atteint son niveau le plus bas depuis près de trois ans, était “généralisé et unanime”, quels que soient l’âge, le revenu, le niveau d’éducation, la région géographique et l’appartenance politique.

L’indice du sentiment des consommateurs a chuté à 50.8 ce mois-ci, le chiffre le plus bas depuis juin 2022, par rapport à un chiffre final de 57 en mars.

Plus inquiétant encore, cette enquête a montré que la part des consommateurs s’attendant à une hausse du chômage dans l’année à venir a augmenté pour le cinquième mois consécutif, atteignant son niveau le plus élevé depuis 2009.

Ce qui a fait dire à Joanne Hsu, directrice de l’enquête sur les consommateurs, « ce manque de confiance sur le marché du travail contraste fortement avec les années précédentes, lorsque les dépenses étaient soutenues principalement par un marché du travail et des revenus solides ».

Deuxième graphique, publié également par l’Université de Michigan, les attentes des consommateurs en matière d’inflation à 12 mois qui ont grimpé à 6.7 %, le chiffre le plus élevé depuis 1981, contre 5 % en mars. Et à cinq ans, les consommateurs anticipent une inflation à 4.4%, le taux le plus élevé depuis juin 1991, contre 4.1% en mars.

Ce qui évidemment pourrait poser de sérieux problème pour la FED, et qui plonge ses membres dans un abîme de perplexité, comme le soulignait le président de la FED de New York, John Williams, vendredi, en déclarant « il est  difficile de savoir avec précision comment l’économie va évolue ».

Plus interpellant encore, dans son discours il a évoqué des estimations d’une croissance inférieure à 1 % cette année, d’une réaccélération de l’inflation jusqu’à 4 % et d’une hausse du taux de chômage jusqu’à 5 %.

Tout en soulignant que « compte tenu des effets incertains des droits de douane récemment annoncés et d’autres changements de politique, l’éventail des résultats possibles est exceptionnellement large ».

Alberto Musalem, président de la FED de Saint-Louis, a déclaré que l’enquête de vendredi auprès des consommateurs de l’université du Michigan, interpelle, « mais si le public commence à s’attendre à ce que l’inflation reste élevée à long terme, il sera beaucoup plus difficile de rétablir la stabilité des prix et de maximiser l’emploi ».

Exportations en forte hausse

Sans surprise, les exportations chinoises ont fortement augmenté en mars après que les usines ont expédié leurs produits avant l’entrée en vigueur des derniers droits de douane américains.

Ces dernières ont augmenté de 12.4 % en taux annuel, un plus haut de cinq mois, contre un taux de 2.3 % en janvier-février.

Les importations par contre ont chuté de 4.3% en mars contre un recul de 8.4% en janvier-février.

Compte tenu de la guerre commerciale et de l’escalade entre les Etats-Unis et la Chine, Goldman Sachs a abaissé ses prévisions de croissance du PIB chinois pour 2025 de 4.5 % à 4 %.

Et le recul des importations pourrait bien être déjà les conséquences de la guerre commerciale, avec une chute des importations de soja venant des Etats-Unis de 36.8% en mars par rapport à l’année précédente.

Alors que les droits de douane sur les smartphones et sur les ordinateurs ont été levés par Trump, la pomme peut vraiment dire merci, il a précisé hier qu’il annoncerait le taux des droits de douane sur les semi-conducteurs bientôt.

Une bonne nouvelle

De façon assez surprenante, S&P Global a relevé la note de l’Italie de BBB à BBB+, en soulignant que « le relèvement de la note reflète l’amélioration des tampons économiques, externes et monétaires de l’Italie dans un contexte de vents contraires mondiaux croissants, ainsi que les progrès graduels réalisés dans la stabilisation des finances publiques depuis le début de la pandémie ».

Et pourtant, l’économie italienne, comme certains autres pays de la zone euro,  n’a pratiquement pas connu de croissance depuis le milieu de l’année 2024.

Le PB a augmenté de 0.1% au quatrième trimestre après avoir stagné au troisième trimestre.

Et le gouvernement italien a réduit sa prévision de croissance du PIB pour 2025 à 0.6 % par rapport à une projection de 1.2 % faite en septembre, et a abaissé sa prévision pour 2026 à 0.8 % par rapport à 1.1 % précédemment.

Concernant le taux d’endettement, le Trésor table sur un taux de 137.6% du PIB en 2026, contre un taux de 135.3% l’année passée.

Source : Bernard Keppenne - Chief Economist CBC Banque & Assurance