lun. 10 juin 2024

11:32

Les titres les plus négociés sur Bolero

Chaque jour, nous vous offrons un aperçu des titres les plus négociés chez Bolero sur Euronext. Idéal pour prendre la température du marché boursier et pour découvrir les actions ou les titres que les autres investisseurs s'arrachent !

Dans le top 10 aujourd'hui : BNP Paribas, Sofina, ASML, Engie, DEME, Barco, KBC, Umicore, Ackermans & Van Haaren, Cofinimmo.

9:45

Actualités des entreprises du Benelux

  • Crescent remporte un nouveau projet de ville intelligente.
  • VGP fournit plus de détails sur Russelheim.
  • IMCD acquiert la société italienne Selechimica.
  • BlackRock franchit le seuil des 5 % de droits de vote Montea.
9:43

Actualités des entreprises européennes

  • La FDA américaine prolonge l'approbation du vaccin contre le VRS de GSK.
  • LVMH propose Cécile Cabanis comme successeur au poste de directeur financier pour les 18 prochains mois.
  • Le groupe britannique Asda annonce que TDR Capital deviendra son actionnaire majoritaire.
  • La société britannique de distribution d'eau Pennon nomme David Sproul président du conseil d'administration.
  • Cineworld envisage de vendre une partie de ses activités au Royaume-Uni.
  • Un ancien employé d'Allianz plaide coupable de fraude.
9:39

Actualités des entreprises américaines

  • Microsoft dévoile ses nouvelles consoles Xbox entièrement numériques et le nouvel opus de la franchise « Doom » lors du salon Games Showcase.
  • Elliott prend une participation de près de 2 milliards de dollars dans Southwest Airlines.
  • Tesla ne lancera pas de nouveau modèle Y cette année.
  • GameStop perd près de 40 %, « Roaring Kitty » ne suscitant pas suffisament d'enthousiasme.
  • Visa et MasterCard font l'objet de nouvelles poursuites judiciaires au Royaume-Uni concernant les frais prélevés sur les commerçants.
9:28

Actualités des entreprises asiatiques

  • L'entreprise indienne Bajaj Housing Finance fait son entrée en bourse.
  • L'offensive de charme de Shein avant l'introduction en bourse se heurte à l'opposition de l'Europe.
  • La chaîne australienne Nine Entertainment annonce que Peter Costello quitte son poste de président du conseil d'administration.
9:12

Nouvelles recommandations pour les actions

Publication : le 10 juin 2024 à 9h12

La présente communication n’a pas été établie conformément aux dispositions relatives à la promotion de la recherche indépendante en investissement et n’est pas soumise à l’interdiction de négoce avant la diffusion de la recherche.

9:04

Le blog de Bernard Keppenne : « Séismes en Europe »

Séisme en France après l’annonce de Macron de dissoudre l’Assemblée nationale et de provoquer des élections, mais aussi en Allemagne. L’Europe, qui a un besoin urgent de s’affirmer par rapport à la Chine et les États-Unis dans les nouvelles technologies, et par rapport à la Russie, risque de se perdre.

Séismes

Même si au Parlement européen les résultats des élections semblent ne pas avoir bouleversé les rapports de force, l’affaiblissement de l’Allemagne et le risque énorme de voir la France ingouvernable sont une très mauvaise nouvelle pour l’Europe.

Macron a joué un coup de poker qui pourrait se révéler catastrophique pour la France, et par effet de ricochet pour l’Europe qui se devait de se donner de nouveaux moyens pour contrer la Chine, mais également ne pas se laisser distancer par les États-Unis.

La mécanique qui se met en place pourrait venir étouffer l’Europe et nous faire rater le train de l’IA et des nouvelles technologies, mais aussi nous affaiblir par rapport à la Russie.

Vendredi, justement, la Bundesbank a légèrement revu à la baisse sa prévision de croissance pour l’Allemagne pour 2024 à 0,3 % contre 0,4 % précédemment et à 1,1 % en 2025 contre 1,2 %.

Même si son président a déclaré « l’économie allemande est en train de sortir de la période de faiblesse économique », elle ne montre qu’une timide reprise et a besoin d’un gouvernement solide et qui soutient des projets ambitieux, ce qui fait cruellement défaut et pourrait encore empirer.

L’euro s’est affaibli après l’annonce de Macron, mais avait déjà reculé après les chiffres du chômage aux États-Unis.

Pas de baisse de taux en septembre ?

Les chiffres du chômage, publiés vendredi, aux États-Unis sont venus mettre à mal le scénario d’une baisse des taux de la part de la FED en septembre, car l’économie américaine a créé beaucoup plus d’emplois que prévu en mai et la croissance annuelle des salaires s’est accélérée.

Ces chiffres sont venus démentir les autres indices et ont montré la résilience du marché du travail, ce qui a fortement réduit la probabilité que la FED puisse commencer à réduire ses taux en septembre.

Même si le taux de chômage est passé de 3,9 % à 4 %, les créations d’emploi ont été de 272 000 contre 185 000 attendues.

Et indicateur qui devrait persuader la FED de se laisser du temps, le salaire horaire moyen a augmenté de 0,4 % d’un mois à l’autre, soit un taux annuel qui est passé de 4 % à 4,1 %.

La FED, qui se réunit cette semaine, et qui va bien évidemment laisser ses taux inchangés, devrait encore se donner du temps avant de baisser ses taux après la publication de ces chiffres. C’est pour cette raison que le dollar s’est renforcé et que les taux d’intérêt sont repartis à la hausse.

Ce message est aussi déjà distillé par certains membres de la BCE, après la baisse des taux de la semaine passée, pour calmer les ardeurs de ceux qui avaient le sentiment qu’elle avait ouvert toute grande la porte à la baisse des taux.

Robert Holzmann, le directeur de la Banque centrale autrichienne, qui avait voté contre la baisse des taux, a déclaré qu’il était trop tôt pour dire si la BCE avait amorcé un mouvement de baisse des coûts d’emprunt après avoir abaissé son taux d’intérêt de référence.

Pour autant, il estime que « je pense que c’est un pas dans la bonne direction. J’espère-je ne sais pas – qu’il ne sera pas nécessaire de relever à nouveau les taux ».

Et un des facteurs qui l’incite à la prudence est le différentiel de taux entre la BCE et la FED, et si la FED ne réduit pas ses taux, un élargissement de ce dernier affaiblirait l’euro et attiserait alors l’inflation importée.

Prévisions pour la Belgique

La BNB a publié ses prévisions vendredi et table sur une croissance de 1,2 % pour cette année et pour 2025 et une petite accélération en 2026 à 1,4 %.

La demande intérieure devrait légèrement faiblir, mais les exportations nettes devraient compenser cela avec le redressement de la compétitivité.

Dans ses prévisions, la BNB table sur des créations d’emploi qui resteraient soutenues, avec 90 000 emplois qui seraient créés entre 2024 et 2026.

Sans surprise, le déficit budgétaire est attendu en hausse à 5,5 % du PIB en 2026 avec un ratio d’endettement à 110 %, ce qui a poussé la BNB de conclure en ces termes, « nous rappelons qu’il est impératif d’assainir de manière approfondie les finances publiques et de freiner la croissance insoutenable des dépenses, de manière à constituer des réserves qui permettront d’absorber les chocs futurs ».

Il faut maintenant que ce message soit entendu par le monde politique et il faut surtout que nous ayons rapidement des gouvernements en ordre de marche. Les défis sont énormes et la Belgique a besoin de réformes profonds et de gouvernements qui prennent de réelles décisions.

Source : Bernard Keppenne, Chief Economist - CBC Banque & Assurances