mer. 29 mars 2023

11:48

Les titres les plus négociés sur Bolero

Chaque jour, nous vous offrons un aperçu des titres les plus négociés chez Bolero sur Euronext. Idéal pour prendre la température du marché boursier et pour découvrir les actions ou les titres que les autres investisseurs s'arrachent !

Dans le top 10 aujourd'hui : KBC, AB InBev, UCB, Kinepolis, Exmar, Vopak, SES, KBC Ancora, Engie, Telenet.

9:42

Actualités des entreprises du Benelux

  • Amazon aurait des vues sur AMC Entertainment.
  • Chez le groupe spécialisé dans le café Miko, les ventes ont augmenté de 82,7 % en 2022, mais l'objectif de cours est abaissé de 145 à 120 euros.
  • Inclusive Capital Partners affirme que le producteur d'engrais et de produits chimiques OCI explore ses « options stratégiques ».
  • Ebusco a augmenté son chiffre d'affaires de 360 % pour atteindre 111,6 millions d'euros en 2022, mais a réduit ses bénéfices à long terme.
9:39

Actualités des entreprises européennes

  • Infineon relève ses prévisions pour le deuxième trimestre et l'ensemble de l'exercice financier.
  • La CEO d'UBS , Hamers, est remplacé par Ermotti., un véteran du secteur
  • UniCredit a reçu le feu vert de la BCE pour un programme de rachat de 3,34 milliards d'euros.
  • Porsche va quadrupler son investissement dans une usine slovaque pour le porter à 1 milliard d'euros.
  • Next annonce une hausse plus forte que prévu de son bénéfice annuel, mais reste prudent sur ses perspectives.
  • Lilium est à la recherche de fonds supplémentaires.
9:26

Actualités des entreprises américaines

  • Pinterest est capable de faire agir son propre moteur d'IA grâce aux 'pins' de ses utilisateurs.
  • Bank of America a enregistré les plus gros afflux de clients vers les actions américaines depuis le mois d'octobre.
  • Micron Technology prévoit une baisse de près de 60 % de son chiffre d'affaires au troisième trimestre.
  • Jefferies Financial pourrait limiter la baisse de son bénéfice au premier trimestre grâce à la volatilité.
  • Walgreens Boots Alliance ne prévoit pas d'augmenter davantage les salaires.
  • Apple a lancé son service « acheter maintenant, payer plus tard » (Buy Now, Pay Later) aux États-Unis, pour contrer Affirm et Klarna.
  • Lululemon Athletica (+13 % après la clôture) n'a pas déçu en matière de prévisions de chiffre d'affaires et de bénéfices.
  • AMC Entertainment Holdings (+21 %) pourrait être racheté par Amazon.
  • Lucid Group va licencier environ 18 % de son personnel après une implosion des commandes.
9:21

Actualités des entreprises asiatiques

  • Honda rappelle plus de 330 000 voitures en raison de la défaillance des coussins chauffants des rétroviseurs latéraux.
  • BYD a vu son bénéfice du quatrième trimestre multiplié par 10 pour atteindre 1,06 milliard de dollars.
  • Alibaba Group (+14 %) va se scinder en six divisions principales.
  • Le fabricant chinois de puces SMIC (+3 %) a vu son bénéfice annuel 2022 augmenter de 33,6 %, à 7,27 milliards de dollars.
8:16

Le blog de Bernard Keppenne : « L’appétit pour le risque fait remonter les taux »

Au fur et à mesure que les tensions se tassent sur les banques, les taux obligataires repartent à la hausse et la question de l’inflation revient au premier plan.

Confiance des consommateurs

Et ce processus s’est encore accentué avec la publication de l’indice de confiance des consommateurs américains, qui a progressé malgré les turbulences sur le secteur bancaire.

Il ressort de cette enquête que la disponibilité des emplois et le faible taux de chômage ont plus que compensé l’impact négatif des récentes crises bancaires. Ce qui a permis à l’indice de passer de 103,4 en février à 104,2 ce mois-ci.

Revers de la médaille, pour la FED en tout cas, les prévisions d’inflation à 12 mois des consommateurs ont légèrement augmenté en passant de 6,2 % le mois dernier à 6,3 %.

Ce qui a aussi sans doute contribué à cette hausse de l’indice est le recul des taux hypothécaires, ce qui a également aidé à stabiliser le marché immobilier, même si les prix continuent de reculer.

C’est ce qui est ressorti de l’indice S&P Case-Shiller, qui montre que les prix de l’immobilier ont augmenté de 3,8 % en janvier en taux annuel contre un taux de 5,6 % en décembre. Et le mouvement ne devrait pas s’arrêter là, car la crise bancaire devrait entrainer une diminution des crédits hypothécaires.

Le constat est assez contrasté, avec une inflation qui ne recule pas, un marché de l’emploi qui demeure solide, et une confiance des consommateurs qui montre une fameuse résilience. La question de l’attitude de la FED revient au premier plan, même si le scénario d’un statu quo lors de la prochaine réunion semble le plus probable.

Statu quo

Il devrait aussi être question de statu quo pour la Banque centrale d’Australie, surtout après la publication des chiffres sur l’inflation. En effet, l’inflation a reculé à 6,8 % en février contre 7,4 % le mois précédent, ce qui constitue son niveau le plus faible depuis 8 mois.

Et même l’indice hors énergie, fruits et légumes a reculé à 6,9 % en taux annuel contre 7,5 % le mois précédent.

La probabilité d’une hausse des taux lors de la réunion de la semaine prochaine était déjà faible avant la publication de cet indice, autant dire qu’elle a été ramenée à sa plus simple expression. D’autant plus que le gouverneur, Philip Lowe, avait déclaré que la Banque centrale était plus proche d’une pause dans ses augmentations de taux parce que la politique monétaire était désormais en territoire restrictif, et avait suggéré qu’un arrêt pourrait intervenir dès le mois d’avril en fonction des données.

Apprendre des crises

Les tensions sur les actions Deutsche Bank, vendredi passé, ont révélé que le marché des CDS (les swaps de défaut de crédit) était totalement illiquide et extrêmement petit, ce qui amplifiait exagérément les mouvements. Il semblerait que cela soit une prise de position de 10 millions d’euros qui aurait mis le feu au poudre, ce qui est un montant, dans l’absolu, ridicule dans les marchés financiers.

Cet état de fait a été confirmé par Andrea Enria, le superviseur de la BCE, qui a déclaré : « Il existe des marchés comme celui des CDS qui sont très opaques, très peu profonds et très illiquides, et avec quelques millions [d’euros], la peur se propage aux banques dont l’actif s’élève à des milliers de milliards d’euros et contamine les cours des actions ainsi que les sorties de fonds ».  Et de continuer « ce qui m’a vraiment préoccupé, c’est le degré de nervosité et d’inquiétude que j’ai perçu sur le marché et parmi les investisseurs ».

Ces constats pourraient inciter les autorités de contrôle à revoir les règles sur ce marché et à instaurer un système de compensation centrale de ces swaps au lieu de transactions de gré à gré qui sont totalement opaques.

Ces turbulences ont légitimement entrainé des craintes et des interrogations, et dès lors n’hésitez pas à m’interroger lors du chat organisé par le Vif lundi prochain entre 12h et 13h. Vous pouvez d’ores et déjà poser vos questions via le lien Google Forms mis en place par le Vif.

Source : Bernard Keppenne - Chief Economist CBC Banque & Assurance