mar. 28 mars 2023

11:36

Les titres les plus négociés sur Bolero

Chaque jour, nous vous offrons un aperçu des titres les plus négociés chez Bolero sur Euronext. Idéal pour prendre la température du marché boursier et pour découvrir les actions ou les titres que les autres investisseurs s'arrachent !

Dans le top 10 aujourd'hui : KBC Ancora, KBC, D'Ieteren, AB InBev, TINC, Tessenderlo, VGP, ASML, Sofina, Aedifica.

10:20

Actualités des entreprises du Benelux

  • Nyxoah a levé 2,8 millions de dollars d'argent frais dans le cadre de son programme de 50 millions de dollars sur le marché.
  • Onward Medical a déclaré une perte d'exploitation de 32 millions en 2022.
  • MaaT Pharma a reçu l'approbation réglementaire pour démarrer deux essais cliniques.
  • Le fabricant de bus Ebusco a reçu une commande de Zero Emission Services pour 20 conteneurs d'énergie mobiles.
  • L'opérateur de sites d'investissement IEX a augmenté son chiffre d'affaires de 14 % en glissement annuel pour atteindre 5,25 millions d'euros.
10:15

Actualités des entreprises européennes

  • Le PDG de Ferrari, Vigna, déclare que le constructeur automobile italien ne proposera jamais de voiture à conduite autonome.
  • Ocado Retail maintient ses perspectives financières pour l'ensemble de l'année.
  • ProSiebenSat.1 se concentrera sur ses activités de divertissement pour atteindre une croissance des revenus de 4 à 5%.
  • La Commission des jeux de hasard du Royaume-Uni a imposé une amende de 19,2 millions de livres sterling à la société de jeux de hasard William Hill (filiale de 888).
10:11

Actualités des entreprises américaines

  • Walt Disney a commencé à procéder aux 7 000 licenciements annoncés au début de l'année.
  • Le National Labor Relations Board estime que Starbucks a enfreint le droit du travail.
  • Les fondateurs de Lyft, Logan Green et John Zimmer, quitteraient leurs fonctions de PDG et de président du conseil d'administration.
  • Nvidia explique dans une nouvelle recherche comment l'IA peut être utilisée pour améliorer la conception des puces.
  • Uber Eats va retirer 5 000 menus en ligne de son application, soit environ 13 % de ses marques virtuelles.
  • BioNTech a rapporté hier que ses revenus en 2022 s'élevaient à 17,3 milliards de dollars.
  • Microstrategy a acheté 6 455 bitcoins supplémentaires pour environ 150 millions de dollars à une moyenne de 23 238 dollars.
  • Le croisiériste Carnival a subi une perte moins importante que prévu au quatrième trimestre.
  • Imperial Petroleum estime la valeur de l'actif net par action à 1,39 dollar.
  • Salesforce et le fonds à effet de levier Elliott Management ont conclu un accord hier.
10:05

Actualités des entreprises asiatiques

  • Kakao et Kakao Entertainment ont acheté une participation de 40 % dans SM Entertainment.
  • Brookfield et son partenaire EIG poursuivent l'acquisition d'Origin Energy pour un montant de 10,2 milliards de dollars.
  • Le titre Liontown Resources a augmenté de 60 % après avoir rejeté une offre du producteur de lithium Albemarle.
8:31

Le blog de Bernard Keppenne : « Retour au calme, sauf en France »

Un certain retour au calme s’observe sur les marchés financiers et on peut le mesurer avec la remontée du prix du baril et des taux obligataires, mais pas en France par contre.

Entre ralentissement et confiance

Après les indices PMI, l’indice IFO en Allemagne a confirmé que le moral des entreprises se redressait malgré les turbulences dans le secteur bancaire.

Non seulement cet indice a fait nettement mieux que prévu mais surtout, alors qu’il était attendu en recul, il est passé de 91,1 à 93,3. Et cette hausse est essentiellement liée à une hausse des attentes des entreprises dont l’indice est passé de 88,4 à 91,2, soit son niveau le plus élevé depuis 1 an.

Cela ne veut pas dire pour autant que nous allons connaitre une forte embellie, mais par rapport à la situation d’il y a 3 mois, l’économie européenne résiste mieux que prévu. Mais nous n’échapperons évidemment pas au ralentissement de l’économie par rapport à 2022.

Preuve de ce ralentissement, la croissance des prêts aux entreprises en zone euro est passée à 5,7 % en février contre 6,1 % en janvier et celle des prêts aux ménages à 3,2 % contre 3,6 %.

En flux mensuel, cela signifie que les prêts aux entreprises ont diminué de 2,6 milliards d’euros contre une hausse de 1,4 milliard d’euros en janvier.

En cause, bien évidemment le ralentissement de l’activité, ce qui incite les entreprises à reporter leurs investissements, et la hausse très forte des taux de la part de la BCE.

D’ailleurs, cette hausse des taux de la part de la BCE n’est pas terminée selon S&P, qui estime que l’inflation élevée l’obligera encore à agir, ce qui a incité S&P à revoir à la baisse la croissance dans la zone euro pour 2024 à 1 % contre 1,4 % précédemment. Par contre, pour 2023, il a revu le taux à 0,3 % contre 0 % précédemment.

Interrogations sur les banques régionales

Malgré le retour au calme, les questions demeurent sur l’impact des sorties de fonds des banques régionales américaines, en sachant qu’au cours de la semaine qui a suivi l’effondrement de SVB, ces dépôts ont chuté de 120 milliards de dollars.

Philip Jefferson, gouverneur de la FED, s’est inquiété de l’impact de ces sorties de fonds car « cela pourrait avoir un impact disproportionné sur les petites entreprises… Nous voulons que les banques communautaires et régionales soient fortes ».

Les conséquences pourraient être une récession plus forte qu’escomptée par la FED, alors même que l’inflation continue de demeurer trop élevée, ce qui compliquerait fortement la tâche de la FED.

Inquiétudes de la Banque mondiale

Cette dernière ne s’inquiète pas de la croissance cette année, mais voit plus loin en se projetant jusqu’en 2030. Et ses projections ne sont guère réjouissantes puisqu’elle estime que la croissance économique mondiale potentielle moyenne tombera à 2,2 % par an jusqu’en 2030. Chiffre qu’il faut comparer au taux de 2,6 % pour la période allant de 2011 à 2021, et au taux de 3,5 % observé entre 2000 et 2010.

La Banque mondiale parle de « décennie perdue », et surtout s’inquiète du fait que ce ralentissement aurait de profondes répercussions sur la capacité du monde à lutter contre le changement climatique et à réduire la pauvreté.

Tout n’est pas noir pour autant, car la Banque mondiale estime que ce taux pourrait passer à 2,9 % si les efforts se concentrent sur l’investissement dans des secteurs durables, et si des politiques sont menées pour encourager le travail et accroître la productivité.

Ces inquiétudes de la Banque mondiale sont cependant totalement justifiées, car comme le souligne le rapport, les crises qui se sont chevauchées ces dernières années, notamment la pandémie de Covid-19 et l’invasion de l’Ukraine par la Russie, ont mis fin à près de trois décennies de croissance économique soutenue, renforçant ainsi les inquiétudes concernant le ralentissement de la productivité, qui est essentiel pour la croissance des revenus et l’augmentation des salaires.

Il manque cependant un point dans la réflexion de la Banque mondiale, l’apport de l’IA avec, entre autres, des nouveaux acteurs comme ChatGPT. C’est un véritable bouleversement qui s’annonce et qui sera aussi important que l’arrivée d’Internet. Cela va remettre en cause fondamentalement le monde du travail, dans tous les secteurs, et pourrait apporter un regain de productivité dont le rapport n’a pas tenu compte à ce stade.

Source : Bernard Keppenne - Chief Economist CBC Banque & Assurance