jeu. 20 août 2026

10:33

Actualités des entreprises du Benelux

  • Aegon augmente son programme de rachat d’actions après une forte génération de capitaux. 
  • AkzoNobel développe un revêtement plus léger pour avions qui réduit la consommation de carburant. 
  • WSP se tient à l’offre de rachat d’Arcadis
  • Biotalys dispose encore de suffisamment de liquidités jusqu’à la fin du premier trimestre 2027. 
  • Deceuninck connaît une forte croissance des bénéfices grâce à la reprise en Europe et à la croissance en Turquie. 
  • KBC Securities relève l’objectif de cours pour Kinepolis après des résultats records. 
  • VGP accélère la croissance grâce à une forte performance locative et un pipeline de développement en expansion.
10:31

Actualités des entreprises européennes

  • Clavister réalise un quart-temps record grâce à une forte demande en défense. 
  • Comptoir Group étend ses activités de franchise malgré des marchés consommateurs difficiles. 
  • Novo Nordisk teste des doses plus faibles afin de renforcer sa position sur le marché de l’obésité. 
  • PZU augmente ses bénéfices et maintient une position de leader sur le marché de l’assurance polonais. 
  • Robinson surmonte la pression des coûts grâce à la vente immobilière et à l’objectif de bénéfices. 
  • SBO bénéficie des investissements de reprise et voit les carnets de commandes augmenter nettement. 
  • Standard Chartered promeut les hedge funds comme une protection contre les fluctuations du marché. 
  • The Platform Group accélère la croissance organique et confirme une vision ambitieuse.
10:30

Actualités des entreprises américaines

  • Estée Lauder rehausse ses perspectives de bénéfices grâce à un redressement réussi. 
  • Hershey répond aux tendances plus saines d’Halloween avec une offre de collations plus importante. 
  • Une filiale de JPMorgan est interdite par l’organisme de surveillance du marché boursier indien. 
  • Lowe’s baisse ses prévisions pour l’année complète malgré un bénéfice trimestriel meilleur que prévu. 
  • Marvell Technology signe un accord stratégique sur les puces d’IA avec Google. 
  • Meta Platforms sous pression lors d’un procès sur la sécurité des jeunes. 
  • Moderna réalise une percée grâce à la première étude de phase 3 réussie du vaccin contre le cancer à ARNm. 
  • Target rehausse à nouveau les prévisions de chiffre d’affaires grâce à une forte croissance de la clientèle.
10:26

Actualités des entreprises asiatiques

  • L’assureur AIA Group augmente le dividende intérimaire après une forte croissance des nouvelles activités. 
  • LG Energy Solution accélère la transition vers les batteries de stockage d’énergie. 
  • SK Hynix lance des rachats record d’actions. 
  • Unitree Robotics voit une avancée révolutionnaire dans l’intelligence robotique se rapprocher.
9:38

Nouvelles recommandations pour les actions

Publication : le 20 août 2026 à 9h38

La présente communication n’a pas été établie conformément aux dispositions relatives à la promotion de la recherche indépendante en investissement et n’est pas soumise à l’interdiction de négoce avant la diffusion de la recherche.

9:37

Le blog de Bernard Keppenne : « L’effet boomerang ? »

Et si finalement le nouveau président de la FED, Kevin Warsh, en ne voulant pas prendre position, pour ne pas déplaire à Trump, a provoqué une hausse des taux longs terme qui oblige l’administration américaine à réagir ?

Minutes de la FED

Pour rappel, depuis le début de sa présidence, Warsh s’est refusé à donner des indications au marché sur les intentions futures de la FED et veut même réduire le nombre de réunions.

Et malgré le fait qu’il a martelé qu’il serait ferme concernant l’inflation et ne laisserait pas cette dernière augmenter, dans les faits, il n’a, à aucun moment indiqué sa volonté d’agir.

Et c’est d’ailleurs ressorti dans les minutes de la dernière réunion de la FED, dans lesquelles les divergences de vue se sont nettement exprimées.

Ceux qui ont voté pour une hausse des taux ont clairement exprimé leur inquiétude, car ils « ont remarqué que les pressions sur les prix semblaient larges et ont jugé que le Comité devrait adopter une position politique plus restrictive afin de respecter son engagement à atteindre durablement ses objectifs de stabilité des prix et d’emploi maximal ». Avec le risque, selon eux, que ne rien faire pourrait avoir comme conséquence « une séquence plus abrupte et potentiellement plus coûteuse de resserrements à un stade ultérieur ».

Mais aucune indication des intentions de Warsh, et le marché a dû se contenter d’un message sibyllin.

En réaction

Face à cette absence de direction, le marché obligataire en poussant les taux à la hausse, aurait-il manifesté son mécontentement ou à tout le moins son incompréhension ?

J’ai expliqué longuement, mardi et mercredi, les raisons de cette hausse des taux longs, qui ne se limite pas qu’aux Etats-Unis, et l’absence d’indication de la part de la Warsh est une de ces raisons.

Mais deux réactions de la part du Trésor américain pourraient laisser penser qu’une certaine inquiétude, voire une certaine panique, s’est emparée de l’administration américaine face à cette forte hausse des taux, dont Warsh porte en partie la responsabilité.

Hier, le Trésor américain a annoncé, en prenant les marchés par surprise, qu’il doublait ses rachats d’obligations à long terme à 4 milliards de dollars par opération.

Ce montant est certes dérisoire par rapport à un marché équivalent à 32,2 billions de dollars, mais a suffi pour calmer un peu les tensions sur les taux longs, comme le montre le graphique du rendement du Treasury 30 ans.

Même si personne ne le dira explicitement, cette annonce intervient juste après cette forte poussée des taux, et le timing est difficile à ignorer.

D’autant plus qu’il ne s’agit pas de la première intervention de la part du Trésor américain. Car en volant au secours de la BOJ, en intervenant sur le marché des changes au début de ce mois, le Trésor américain a peut-être surtout voulu éviter que le Japon ne vende des bons du Trésor américain pour pouvoir ensuite vendre des dollars pour soutenir leur devise.

Car rappelons que le Japon est le premier détenteur de la dette américaine, et que s’il se mettait à vendre massivement cette dernière, il accentuerait la hausse des taux longs américains.

Au lieu de régler le problème, le Trésor américain donne le sentiment de vouloir intervenir et ne pas laisser le marché agir à sa guise, alors que paradoxalement  Warsh donne le sentiment inverse.

Car si les taux montent

C’est que le marché s’inquiète, à juste titre, de la hausse de la dette, et d’autant plus après l’annonce par le département du Trésor que la dette totale américaine avait dépassé pour la première fois les 40.000 milliards de dollars.

Pour être précis, le dernier état quotidien des soldes de trésorerie et de dette du Trésor a montré une dette publique totale en circulation à 40.047 milliards de dollars hier.

Comme le montre le graphique, environ un tiers de cette augmentation a eu lieu pendant la période COVID, et Trump et Biden sont tous les deux responsables d’une grande partie de ce dérapage.

Et ce chiffre n’est pas uniquement symbolique comme l’a souligné Maya MacGuineas, présidente du Comité non partisan pour un budget fédéral responsable « quarante trillions de dollars de dettes n’existent pas uniquement sur les registres du gouvernement ; elle se fait sentir dans toute l’économie et finit par se retrouver dans les poches des gens d’une manière ou d’une autre. »

En rajoutant, « plus nous empruntons, plus nous aggravons l’inflation, supprimons d’autres priorités du budget et nous nous exposons à des situations d’urgence intérieures et à des troubles à l’étranger ».

« Il est stupéfiant de voir à quel point le déclin fiscal d’une puissance mondiale peut devenir prévisible », a ajouté MacGuineas.

La dette publique a augmenté de 8,4 billions de dollars pendant le mandat de Biden, et en dehors des dépenses de reprise liées au COVID, elle a été aggravée par des dépenses importantes pour l’investissement dans les infrastructures, et les subventions pour l’énergie propre.

Et le paquet législatif historique de Trump pour le second mandat, le One Big Beautiful Bill Act, ajoutera 4,7 billions de dollars supplémentaires de dettes, selon le Congressional Budget Office, le comptable non partisan des législateurs fédéraux.

Résultat, avec la hausse des taux, le paiement des intérêts sur la dette s’envole, ce qui fait que, au cours des dix premiers mois de l’exercice 2026, les coûts d’intérêt ont dépassé les dépenses de santé de Medicare, devenant ainsi le deuxième plus important poste du budget fédéral, derrière le système de retraite de la Sécurité sociale.

Source : Bernard Keppenne, Chief Economist - CBC Banque & Assurances