mer. 9 sept. 2026

11:36

Actualités des entreprises du Benelux

  • Adyen accélère la croissance en Inde avec des investissements et des recrutements supplémentaires. 
  • ASML construit un nouveau mégacampus pour répondre à la demande de puces alimentée par l’IA. 
  • Avantium s’étend au Japon grâce à des partenariats stratégiques pour des matériaux durables. 
  • Campine renforce sa position sur le marché avec l’acquisition du groupe Flamaway. 
  • CTP loue plus de 100 000 mètres carrés dans le parc logistique polonais. 
  • CVC Capital Partners prépare un changement de direction avec la nomination de deux co-PDG. 
  • Gimv acquiert Batenburg Techniek pour soutenir la croissance de l’électrification industrielle. 
  • Inventiva renforce la confiance en lanifibranor avec de nouveaux résultats scientifiques 
  • Nebius devient le partenaire d’infrastructure IA de Palantir. 
  • Onward accélère le déploiement commercial d’ARC-EX et voit les ventes exploser. 
  • Pharvaris obtient un objectif de cours plus élevé de la part de KBC Securities. 
  • Solvay explore la collaboration stratégique sur les terres rares. 
  • TINC augmente la valeur du portefeuille grâce à des investissements solides et des résultats. 
  • UCB obtient le statut de percée de la FDA pour la cimzia dans les complications rares de la grossesse.
11:35

Actualités des entreprises européennes

  • AstraZeneca renforce son portefeuille d’oncologie avec des résultats positifs en phase 3 pour la combinaison Imfinzi. 
  • Inditex accélère la croissance grâce à un début solide de saison d’automne. 
  • Sandoz vise à plus que doubler ses ventes grâce à une expansion ambitieuse des biosimilaires. 
  • Volkswagen explore un partenariat stratégique pour renforcer sa position en Inde.
11:34

Actualités des entreprises américaines

  • Alphabet ajuste les résultats de recherche pour se conformer aux règles européennes de la DMA. 
  • Amazon s’engage sur le marché obligataire pour financer des investissements en IA. 
  • Apple mise sur un iPhone pliable et un Siri renouvelé pour entrer dans la course à l’IA. 
  • Boston Scientific avertit que les cyberattaques exercent une pression sur ses cibles annuelles. 
  • Holtec vise une valorisation de plus de 10 milliards de dollars avec une introduction en bourse. 
  • Ford Motor défend les collaborations chinoises contre les critiques de Washington. 
  • GE Aerospace acquiert le fournisseur CPP pour renforcer la chaîne d’approvisionnement 
  • Meta lance l’assistant IA Muse et étend ses ambitions au-delà de la publicité. 
  • Nike rejette la proposition de transparence accrue concernant les objectifs climatiques. 
  • Qualcomm conclut un accord d’un milliard de dollars avec Amazon pour la fourniture de puces de centres de données IA.
11:29

Actualités des entreprises asiatiques

  • Adani Enterprises vend une participation dans une filiale aéroportuaire aux principaux investisseurs. 
  • BYD prévoit une expansion mondiale avec une croissance record des exportations et des infrastructures de recharge.
9:42

Nouvelles recommandations pour les actions

Publication : le 9 septembre 2026 à 9h42

La présente communication n’a pas été établie conformément aux dispositions relatives à la promotion de la recherche indépendante en investissement et n’est pas soumise à l’interdiction de négoce avant la diffusion de la recherche.

9:39

Le blog de Bernard Keppenne : « Le prix de l’escalade se fait sentir »

Un prix du Brent à quasiment 100 $, un prix du gaz à 75 euros le mégawatt-heure, et des craintes sur des ruptures de diesel, après 7 mois de conflit, les premiers sérieux craquements se font entendre dans les approvisionnements.

Regain de tension

Comme je l’évoquais hier, plusieurs éléments expliquent pourquoi finalement le prix du baril n’a pas plus augmenté qu’on pouvait le craindre, grâce à une baisse de la demande et une offre qui s’est adaptée.

Mais à force de tirer sur la corde, elle risque de casser et l’escalade de ces derniers jours inquiète de plus en plus.

Après que les Etats-Unis aient détruit cinq pétroliers iraniens hier, les Gardiens de la Révolution ont déclaré avoir tiré des missiles balistiques sur une base en Jordanie utilisée par l’armée américaine et attaqué 10 navires cette nuit.

Ce qui a été confirmé par le secrétaire d’État américain Marco Rubio, « l’Iran continue d’essayer de frapper les navires de la marine américaine, et à chaque fois qu’ils le font ou essaient de le faire, ils perdent des pétroliers ».

Les informations d’une attaque des Houthis hier de plusieurs villes d’Arabie Saoudite font craindre de nouveau une expansion du conflit. Ils ont déclaré avoir lancé une vaste opération en profondeur sur le territoire saoudien, utilisant des drones et des missiles pour frapper une base aérienne saoudienne dans la ville méridionale de Khamis Mushait ainsi que des actifs de compagnies pétrolières d’État saoudiennes dans les villes d’Abha, Najran et Jazan.

Hausse de l’inflation

Malgré ses énormes réserves stratégiques, et sa diversification énergétique, la Chine n’est pas immunisée contre la hausse des prix de l’énergie, et personne ne l’est d’ailleurs.

Ce qui explique pourquoi les prix à la production ont augmenté de 3,8 % en taux annuel en août contre 3,5 % en juillet.

Et les prix à la consommation ont aussi progressé, malgré une demande intérieure qui reste faible, en passant de 0,5 % en juillet à 0,8 % en août, en taux annuel. L’inflation sous-jacente, hors prix volatils de l’alimentation et de l’énergie, a augmenté de 1 % sur un an, contre une hausse de 0,9 % en juillet.

Ces hausses s’expliquent uniquement par le conflit au Moyen-Orient et l’inflation devrait retomber l’année prochaine, tout comme les prix à la production en déflation, dans le scénario d’un accord qui ferait tomber à nouveau la tension sur les prix du pétrole et du gaz.

Mais hausse du yen

Normalement, des prix plus élevés du pétrole pèseraient sur la monnaie japonaise, compte tenu de la forte dépendance du pays à l’énergie importée, dont une grande partie vient du Moyen-Orient.

Mais ce n’est absolument pas le cas, et le yen continue de se renforcer par rapport au dollar. 

Derrière cette forte inversion de tendance, il y a évidemment les attentes d’une hausse des taux de la part de la BOJ, et aussi les conséquences de l’intervention conjointe avec les Etats-Unis sur le marché des changes début août.

Mais derrière cette hausse du yen, il y a aussi le démantèlement du carry trade, qui consiste à emprunter des yens à faible coût pour investir dans d’autres devises et actifs offrant des rendements plus élevés.

Ce qui a été lucratif pendant longtemps commence à perdre de son attrait, avec la hausse combinée des taux japonais et du yen. Certains commencent dès lors à couper leurs positions, ce qui accentue encore un peu plus le mouvement.

Mais les montants concernés sont encore marginaux par rapport aux montants qui seraient encore investis, et chaque hausse du yen accentue la pression sur les positions encore ouvertes, ce qui pourrait accentuer le mouvement en un phénomène qui s’auto-entretient.

La rupture sous le niveau de 155 en USD/JPY semble avoir déclenché de nouveaux débouclements de postions shorts en yen, et le prochain niveau d’attention se situerait autour du niveau de 140 en USD/JPY.

Et cette hausse du yen pourrait aussi s’amplifier si les investisseurs japonais commencent à vendre des actifs étrangers pour investir dans des obligations japonaises compte tenu de la hausse des taux longs.  Ce mouvement pourrait en particulier concerner les bons du Trésor, ce qui pourrait encore accentuer la hausse des taux longs américains.

Autre conflit

Le conflit commercial entre les Etats-Unis et le Canada, avec une aggravation des tensions après que les États-Unis ont interdit, hier, l’importation d’une large part des boissons alcoolisées canadiennes, des motos et des produits laitiers.

Ces interdictions, qui entreront en vigueur le 29 septembre, sont intervenues après que les propres droits de représailles du Canada sur les produits américains sont entrés en vigueur après minuit mardi.

La rupture entre les deux partenaires semble consommée, le Premier ministre canadien Mark Carney déclarant « nous avons tout ce qu’il nous faut pour pivoter et prospérer.  Ce pivot aura un prix. Il y a toujours un coût à l’action. Mais cela ne s’approche pas du prix de rester immobile ».

Preuve de cette escalade, lundi, Trump a déclaré que le constructeur canadien de jets privés Bombardier ne serait plus autorisé à vendre ses avions aux États-Unis à moins de commencer à les fabriquer dans le pays.

 

Un prix du Brent à quasiment 100 $, un prix du gaz à 75 euros le mégawatt-heure, et des craintes sur des ruptures de diesel, après 7 mois de conflit, les premiers sérieux craquements se font entendre dans les approvisionnements.

Regain de tension

Comme je l’évoquais hier, plusieurs éléments expliquent pourquoi finalement le prix du baril n’a pas plus augmenté qu’on pouvait le craindre, grâce à une baisse de la demande et une offre qui s’est adaptée.

Mais à force de tirer sur la corde, elle risque de casser et l’escalade de ces derniers jours inquiète de plus en plus.

Après que les Etats-Unis aient détruit cinq pétroliers iraniens hier, les Gardiens de la Révolution ont déclaré avoir tiré des missiles balistiques sur une base en Jordanie utilisée par l’armée américaine et attaqué 10 navires cette nuit.

Ce qui a été confirmé par le secrétaire d’État américain Marco Rubio, « l’Iran continue d’essayer de frapper les navires de la marine américaine, et à chaque fois qu’ils le font ou essaient de le faire, ils perdent des pétroliers ».

Les informations d’une attaque des Houthis hier de plusieurs villes d’Arabie Saoudite font craindre de nouveau une expansion du conflit. Ils ont déclaré avoir lancé une vaste opération en profondeur sur le territoire saoudien, utilisant des drones et des missiles pour frapper une base aérienne saoudienne dans la ville méridionale de Khamis Mushait ainsi que des actifs de compagnies pétrolières d’État saoudiennes dans les villes d’Abha, Najran et Jazan.

Hausse de l’inflation

Malgré ses énormes réserves stratégiques, et sa diversification énergétique, la Chine n’est pas immunisée contre la hausse des prix de l’énergie, et personne ne l’est d’ailleurs.

Ce qui explique pourquoi les prix à la production ont augmenté de 3,8 % en taux annuel en août contre 3,5 % en juillet.

Et les prix à la consommation ont aussi progressé, malgré une demande intérieure qui reste faible, en passant de 0,5 % en juillet à 0,8 % en août, en taux annuel. L’inflation sous-jacente, hors prix volatils de l’alimentation et de l’énergie, a augmenté de 1 % sur un an, contre une hausse de 0,9 % en juillet.

Ces hausses s’expliquent uniquement par le conflit au Moyen-Orient et l’inflation devrait retomber l’année prochaine, tout comme les prix à la production en déflation, dans le scénario d’un accord qui ferait tomber à nouveau la tension sur les prix du pétrole et du gaz.

Mais hausse du yen

Normalement, des prix plus élevés du pétrole pèseraient sur la monnaie japonaise, compte tenu de la forte dépendance du pays à l’énergie importée, dont une grande partie vient du Moyen-Orient.

Mais ce n’est absolument pas le cas, et le yen continue de se renforcer par rapport au dollar. 

Derrière cette forte inversion de tendance, il y a évidemment les attentes d’une hausse des taux de la part de la BOJ, et aussi les conséquences de l’intervention conjointe avec les Etats-Unis sur le marché des changes début août.

Mais derrière cette hausse du yen, il y a aussi le démantèlement du carry trade, qui consiste à emprunter des yens à faible coût pour investir dans d’autres devises et actifs offrant des rendements plus élevés.

Ce qui a été lucratif pendant longtemps commence à perdre de son attrait, avec la hausse combinée des taux japonais et du yen. Certains commencent dès lors à couper leurs positions, ce qui accentue encore un peu plus le mouvement.

Mais les montants concernés sont encore marginaux par rapport aux montants qui seraient encore investis, et chaque hausse du yen accentue la pression sur les positions encore ouvertes, ce qui pourrait accentuer le mouvement en un phénomène qui s’auto-entretient.

La rupture sous le niveau de 155 en USD/JPY semble avoir déclenché de nouveaux débouclements de postions shorts en yen, et le prochain niveau d’attention se situerait autour du niveau de 140 en USD/JPY.

Et cette hausse du yen pourrait aussi s’amplifier si les investisseurs japonais commencent à vendre des actifs étrangers pour investir dans des obligations japonaises compte tenu de la hausse des taux longs.  Ce mouvement pourrait en particulier concerner les bons du Trésor, ce qui pourrait encore accentuer la hausse des taux longs américains.

Autre conflit

Le conflit commercial entre les Etats-Unis et le Canada, avec une aggravation des tensions après que les États-Unis ont interdit, hier, l’importation d’une large part des boissons alcoolisées canadiennes, des motos et des produits laitiers.

Ces interdictions, qui entreront en vigueur le 29 septembre, sont intervenues après que les propres droits de représailles du Canada sur les produits américains sont entrés en vigueur après minuit mardi.

La rupture entre les deux partenaires semble consommée, le Premier ministre canadien Mark Carney déclarant « nous avons tout ce qu’il nous faut pour pivoter et prospérer.  Ce pivot aura un prix. Il y a toujours un coût à l’action. Mais cela ne s’approche pas du prix de rester immobile ».

Preuve de cette escalade, lundi, Trump a déclaré que le constructeur canadien de jets privés Bombardier ne serait plus autorisé à vendre ses avions aux États-Unis à moins de commencer à les fabriquer dans le pays.

Source : Bernard Keppenne, Chief Economist - CBC Banque & Assurances