mar. 20 avr 2021

9:18

Avis et recommandations

  • KBC Securities rehausse son objectif de cours pour Akzo Nobel de 100 à 110 euros avec une recommandation « Accumuler » maintenue.
  • KBC Securities rehausse l’objectif de cours de Heineken de 90 à 95 euros avec une recommandation « Conserver » maintenue.
  • Deutsche Bank démarre le suivi de Galapagos avec une recommandation « Acheter » et un objectif de cours de 110 euros, soit un potentiel de hausse de 68 %.
  • Morgan Stanley abaisse l'objectif de cours d'Argenx de 326 à 321 dollars. La recommandation reste « Surpondérer ».
  • JP Morgan rehausse sa recommandation pour VGP de « Neutre » à « Surpondérer ». L’objectif de cours de 170 euros offre une hausse de 22%.
  • Aegon perçoit une hausse de recommandation de Société Générale et passe de « Vendre » à « Conserver ». L’objectif de cours passe de 3,20 à 4,10 euros et offre une hausse de 5,7%. La raison en est la hausse des taux d'intérêt sur les obligations américaines, qui améliore les perspectives.
  • KPN perçoit un objectif de cours plus élevé de Jefferies. Il passe de 2,66 à 2,74 euros, ce qui correspond au dernier cours de clôture.
  • Morgan Stanley rehausse l’objectif de cours d'ABN Amro de 9 à 10 euros, ce qui représente une baisse de 6,8 % par rapport au dernier cours de clôture.
  • Commerzbank abaisse sa recommandation pour Philips de « Acheter » à « Conserver ». La raison invoquée par l'analyste est l'affaiblissement de la dynamique des bénéfices, alors que le titre a enregistré une forte performance au premier trimestre. Avec un objectif de cours de 52 euros, il y a un potentiel de hausse de 2,8%.
  • JP Morgan rehausse son objectif de cours pour Shurgard de 40 à 42,5 euros, offrant un potentiel de hausse de 10%.
  • JP Morgan rehausse l’objectif de cours de BMW de 85 à 90 euros.
  • Ryanair perçoit une hausse de recommandation de Peel Hunt et passe de « Vendre » à « Conserver ». L’objectif de cours passe de 12 à 16,3 euros et offre un potentiel de hausse de 1,4%. Toutefois, l'analyste met en garde contre les risques liés à la covid-19 et à la baisse de capacité pour le transporteur à bas coûts.
  • HSBC rehausse son objectif de cours pour Barclays de 180 à 220 pence, ce qui représente un potentiel de hausse de 17%.
  • Morgan Stanley rehausse son objectif de cours pour Daimler de 74 à 80 euros, soit un potentiel de hausse de 5,3 %.
  • Riley rehausse l'objectif de cours de Skechers de 44 à 49 dollars, ce qui offre un potentiel de hausse de 9,3%.
  • Deutsche Bank démarre le suivi de Genmab avec une recommandation « Acheter ». L'objectif de cours de 2 750 DKK offre un potentiel de hausse de 25 %.
8:31

L'Euro profite des perspectives d'accélération des vaccinations

Même si la réunion de la BCE ce jeudi ne devrait rien apporter de neuf, il y a un peu de nervosité sur les taux dans la zone euro avec un petit élargissement des spreads.

Nervosité sur les taux

Le mouvement n’a rien de spectaculaire et reste contenu, mais le fait, que la semaine passée, la BCE a réduit ses achats d’obligations a légèrement fait remonter les taux longs. C’est en particulier le cas du rendement du Bund avec comme conséquence un léger élargissement des spreads comme le montre le graphique par rapport à l’obligation belge.

Cette légère pression à la hausse sur les taux dans la zone euro trouve aussi son origine dans les interrogations sur le plan de relance de la Commission en particulier sur la lenteur de sa mise en place. Des doutes ont été exprimés sur la capacité de l’Italie de pouvoir répondre aux attentes de la Commission dans les délais, mais il ressort finalement que c’est la lourdeur même du processus qui est en cause et que cela ne concerne pas uniquement l’Italie.

Le paradoxe est que l’euro se renforce par rapport au dollar, mais c’est plutôt le dollar qui se tasse un peu par rapport à l’ensemble des devises comme le montre le graphique.

Pour reprendre ce que je détaillais dans ma petite vidéo vendredi passé, le dollar est sous pression parce qu’une série d’éléments positifs sont déjà dans les cours, et surtout que le statu quo de la FED a été intégré et que les taux longs aux Etats-Unis se sont stabilisés et devraient en principe le rester.

Et en particulier le dollar s’est tassé par rapport à l’euro parce qu’on a le sentiment que l’Europe pourrait enfin connaitre une accélération de la vaccination après l’annonce que l’UE a obtenu 100 millions de doses supplémentaires du vaccin de BioNTech.

Résurgence de cas en Asie

La situation sanitaire en Inde est catastrophique et les autorités n’ont pas d’autre choix que de prendre de nouvelles mesures de confinement. Mais l’Inde n’est pas le seul pays à faire face à une nouvelle vague, c’est le cas aussi en Thaïlande, au Cambodge et au Japon.

La situation au Japon est d’ailleurs aussi préoccupante et cela explique le fort recul du Nikkei ce matin. La question de l’annulation des Jeux Olympiques se repose avec acuité vu le rebond de l’épidémie.

Conséquences des tensions internationales

On ne va pas nier que les tensions sont vives entre les Occidentaux et la Russie et les sujets qui fâchent ne manquent pas. Ces derniers ont décidé de nouvelles sanctions contre la Russie pour son ingérence présumée dans les élections américaines, son piratage informatique, son intimidation de l’Ukraine, suite à la détérioration de l’état de santé d’Alexei Navalny, et sans parler des tensions avec la République tchèque au sujet d’une explosion survenue en 2014 dans un dépôt de munitions.

Si le rouble a résisté (voir graphique) à cette nouvelle vague de sanctions, le risque crédit pour la Russie pourrait s’aggraver en cas de nouvelles sanctions.

L’agence de notation Fitch a en tout cas mis en garde sur le fait que « le décret donne l’autorité au gouvernement américain d’étendre les sanctions de la dette souveraine sur la Russie comme il le juge, et Fitch considère toujours les sanctions comme un risque clé pour la notation de la Russie ».

Ces mesures pourraient donc peser sur la capacité de financement de la Russie sur les marchés internationaux et réduire donc à terme son potentiel de croissance.

Il faut juste espérer que la réaction de la Russie ne soit pas celle de la force, en Ukraine en particulier, dans une forme de fuite en avant pour faire oublier la dégradation de la situation économique.

Source : Le Blog de Bernard Keppenne, Chief Economist CBC Banque