ven. 10 avr. 2026

11:32

Les titres les plus négociés sur Bolero

Chaque jour, nous vous offrons un aperçu des titres les plus négociés chez Bolero sur Euronext. Idéal pour prendre la température du marché boursier et pour découvrir les actions ou les titres que les autres investisseurs s'arrachent !

Dans le top 10 aujourd'hui : DEME, ASML, EnergyVision, Sofina, Financière de Tubize, Alstom, UCB, AMG Critical Materials, Solvay, Argenx.

10:00

Actualités des entreprises du Benelux

  • Exmar baptise les premiers méthaniers océaniques à ammoniac et à double combustible au monde.
  • Retail Estates fait ses premiers pas en France avec l'acquisition d'un parc commercial.
  • Quest for Growth voit sa décote augmenter fortement après la distribution de capital.
  • Envipco prépare un important contrat pour des machines de dépôt au Royaume-Uni.
  • Fluxys conclut un accord pour une connexion transfrontalière à l'hydrogène avec les Pays-Bas.
  • InPost achète ses propres actions pour couvrir les avantages sociaux de ses employés.
  • Wereldhave renforce sa position dans le centre commercial Overvecht grâce à une nouvelle acquisition.
  • Heineken se retire du Congo après avoir vendu sa filiale brassicole.
9:58

Actualités des entreprises européennes

  • Enel risque de perdre sa concession de distribution d'électricité à São Paulo.
  • Sodexo revoit ses objectifs à la baisse après des problèmes opérationnels.
  • AO World revoit à la hausse ses prévisions de bénéfices grâce à des gains de parts de marché.
  • Adidas met fin à sa coopération avec l'UEFA pour les ballons de match.
  • UniCredit met en garde contre un coût de rachat plus élevé pour le contrôle de Commerzbank.
  • Shell prévoit de lancer un projet de production de gaz à la frontière entre le Venezuela et Trinidad.
  • Tesco sous la pression de la hausse de l'inflation dans le secteur de la distribution alimentaire.
9:56

Actualités des entreprises américaines

  • SpaceX affiche une lourde perte en 2025 malgré la hausse de son chiffre d'affaires et ses projets d'introduction en bourse.
  • BrownForman progresse après l'annonce de discussions exploratoires avec Sazerac.
  • Alphabet reçoit un blâme en Indonésie pour les comptes d'enfants sur YouTube.
  • Berkshire Hathaway Energy doit poursuivre son action en justice concernant des frais de courtage. 
  • Apple ferme un atelier américain avec l'histoire d'un syndicat dans le Maryland. 
  • Abbott Laboratories condamnés à verser des dommages-intérêts dans l'affaire du lait pour bébés. 
  • Le groupe Carlyle constate une pression de rachat exceptionnellement élevée dans le fonds de crédit privé. 
  • Tesla travaille sur un modèle moins cher pour répondre à la demande et à la pression de la concurrence.
9:45

Actualités des entreprises asiatiques

  • TSMC dépasse les attentes avec une forte croissance trimestrielle grâce à la demande d'IA.
  • Fortescue accélère le déploiement de l'énergie verte et vise à se débarrasser complètement des combustibles fossiles.
  • Samsung Electronics envisage d'investir dans les semi-conducteurs au Viêt Nam.
9:41

Nouvelles recommandations pour les actions

Publication : le 10 avril 2026 à 9h41

La présente communication n’a pas été établie conformément aux dispositions relatives à la promotion de la recherche indépendante en investissement et n’est pas soumise à l’interdiction de négoce avant la diffusion de la recherche.

9:38

Le blog de Bernard Keppenne : « La hausse des prix s’invite partout »

Hausse de l’inflation, en Europe, en Chine pour les prix à la production et aux États-Unis, les indicateurs inflationnistes convergent avec une belle unanimité et ce n’est que le début.

Prix à la production positifs

Pour la première fois depuis plus de trois ans, les prix de la production en Chine sont ressortis en territoire positif.

On pourrait penser que c’est plutôt positif, sauf qu’une hausse des prix à la production suite à une augmentation des coûts et pas grâce à une hausse de la demande va encore un peu plus peser sur les marges des entreprises chinoises.

L’indice des prix à la production a augmenté de 0,5 % par rapport à l’année précédente, avec de fortes hausses enregistrées par le secteur de l’extraction des métaux non ferreux avec un bond de 36,4 % le mois dernier et celui de la fonte et de la transformation des métaux non ferreux une hausse de 22,4 %.

Concernant l’inflation, par contre, elle a reculé de 0,7 % en mars d’un mois à l’autre, soit un taux annuel qui est passé de 1,3 % à 1 %. Et l’inflation de base, hors alimentation et carburant, a augmenté de 1,1 % en taux annuel, contre une hausse de 1,8 % en février.

Ce recul s’explique en partie parce que la demande intérieure reste atone, ce qui ne permet pas aux entreprises de répercuter la hausse des prix, et que la hausse du prix de l’essence a encore un peu plus érodé le pouvoir d’achat des ménages.

Hausse des taux en vue ?

Au Japon, après la hausse des prix de gros, et la mise en garde du gouverneur adjoint de la BOJ.

Résultat, le rendement de l’obligation à 5 ans a atteint, ce matin, un niveau record, reflet d’une augmentation de la probabilité d’une hausse des taux lors de la réunion des 27 et 28 avril prochains.

Ryozo Himino a en effet déclaré « nous prendrons la décision de politique monétaire la plus appropriée pour atteindre de manière stable notre objectif d’inflation de 2 %, en tenant compte de l’ampleur et de la durée du choc, ainsi que de l’environnement économique à ce moment-là ».

L’indice des prix de gros a progressé de 0,8 % en mars contre une hausse de 0,1 % en février, soit un taux annuel qui est passé de 2,1 % à 2,6 %.

Toute la région est particulièrement affectée par la hausse des prix de l’énergie et est la plus dépendante du pétrole et du gaz provenant du Moyen-Orient.

Ce qui a déjà incité la Banque asiatique de développement à revoir à la baisse ses prévisions de croissance et à la hausse celles pour l’inflation.

Si les hostilités se poursuivent jusqu’au troisième trimestre de cette année, la croissance régionale pourrait retomber à 4,7 % en 2026, contre 5,4 % l’année dernière, tandis que l’inflation pourrait atteindre 5,6 %, contre 3,0 % en 2025, selon la BAD.

La région Asie-Pacifique en développement comprend 43 économies, allant de la Chine et de l’Inde à la Géorgie, mais excluant l’Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande, Singapour et la Corée du Sud.

Ces estimations contrastent avec les hypothèses de base du rapport qui étaient basées sur un conflit plus court d’un mois, et qui tablaient sur une croissance de 5,1 % en 2026 et une inflation à 3,6 %.

Hausse attendue

Cet après-midi, nous attendons la publication de l’indice des prix à la consommation aux États-Unis, et il ne fait aucun doute que ces derniers ont augmenté.

On s’attend en effet à la plus forte hausse mensuelle des prix depuis près de quatre ans, de 0,9 % en mars après une hausse de 0,3 % en février, soit un taux annuel qui passerait de 2,4 % à 3,3 % en mars, la plus forte augmentation depuis mai 2024.

L’indice hors alimentation et énergie est attendu en hausse de 0,3 % d’un mois à l’autre contre une hausse de 0,2 %, soit un taux annuel qui passerait de 2,5 % à 2,7 %.

Mais cet indice devrait accélérer le mouvement en avril, car inéluctablement la hausse du prix du baril entraînera une hausse des tarifs des compagnies aériennes, une hausse des coûts des transports, des prix des engrais, des plastiques, et j’en passe.

Hausse également attendue de l’inflation en Norvège, avec un indice des prix à la consommation de base qui devrait passer de 2,7 % à 3,6 %, et l’inflation sous-jacente de 3 % à 3,1 %. Ces chiffres viendront renforcer la position très ferme de la Banque centrale norvégienne qui pourrait augmenter ses taux dans un avenir proche, ce qui se reflète dans le niveau du taux à 3 ans.

Dernier exemple

L’inflation au Mexique est passée de 4,02 % en février à 4,59 % en mars, affichant ainsi son plus haut niveau depuis octobre 2024.

Ce chiffre tombe au plus mal pour la Banque centrale mexicaine, car il a été publié au même moment que les minutes de sa dernière réunion, qui s’était soldée par une baisse des taux, alors que le Conseil était fortement divisé sur la décision à prendre.

Lors de cette réunion, la baisse de taux de 0,25 % pour porter le taux directeur à 6,75 % n’avait été approuvée qu’à 3 voix contre 2.

Pour justifier cette décision, le Conseil a estimé que la faiblesse de l’économie devrait amortir le choc inflationniste, et dès lors « la plupart des membres ont estimé que les conditions actuelles de l’économie mexicaine, amplement relâchées, contribueraient à atténuer l’impact ».

Ce qui est en partie correct, vu que l’inflation de base a reculé à 4,45 % contre 4,50 % en février.

Mais pour autant, le Comité devrait adopter une attitude plus prudente pour la suite, et la prochaine baisse de taux ne devrait pas intervenir rapidement.

Moralité, la majorité de Banques centrales vont devoir réfléchir à deux fois avant de baisser ou d’augmenter les taux vu l’énorme incertitude qui pèse à la fois sur une baisse de la croissance et sur une hausse de l’inflation. 

Source : Bernard Keppenne, Chief Economist - CBC Banque & Assurances