ven. 10 juil. 2026

12:34

Les titres les plus négociés sur Bolero

Chaque jour, nous vous offrons un aperçu des titres les plus négociés chez Bolero sur Euronext. Idéal pour prendre la température du marché boursier et pour découvrir les actions ou les titres que les autres investisseurs s'arrachent !

Dans le top 10 aujourd'hui : Umicore, Melexis, ASML Holding, D'Ieteren Group, EVS, X-Fab, Prosus, Aedifica, Arcelormittal et Ageas.

9:51

Actualités des entreprises européennes

  • AstraZeneca remporte une victoire importante sur le brevet du médicament contre le cancer Tagrisso. 
  • Bayer renforce son bilan avec un accord de financement de 3 milliards d’euros. 
  • easyJet accepte une offre de rachat améliorée d’Apollo Global. 
  • Hays s’attend à un bénéfice dans la fourchette supérieure des attentes du marché grâce à des économies de coûts. 
  • Poste Italiane souhaite reprendre Telecom Italia pour développer l’infrastructure numérique. 
  • Vodafone voit un important actionnaire quitter après un accord d’un milliard de dollars avec Xavier Niel. 
  • Volkswagen envisage une restructuration drastique avec moins de modèles et une capacité de production réduite.
9:51

Actualités des entreprises du Benelux

  • Fugro nomme Cees den Ouden directeur financier par intérim. 
  • Inventiva simplifie la structure du capital avec de nouveaux bons de souscription de la BEI. 
  • Montea lance la phase finale de développement du parc Glassworks à Tiel.
9:50

Actualités des entreprises américaines

  • Cerebras Systems étend considérablement sa capacité de centres de données IA en Europe. 
  • Coinbase nomme un nouveau directeur juridique et accélère sa transformation vers une plateforme financière plus large. 
  • Costco Wholesale déçoit les investisseurs avec une croissance des ventes plus lente en juin. 
  • Mara Holdings double sa capacité énergétique grâce à une acquisition majeure de terrains au Texas. 
  • Meta Platforms lance de nouveaux modèles d’IA et accélère les investissements dans sa propre infrastructure IA. 
  • Micron Technology augmente ses plans d’investissement aux États-Unis à 250 milliards de dollars. 
  • PepsiCo met en garde contre la hausse des coûts en réduisant les prix pour reconquérir les consommateurs
9:49

Actualités des entreprises asiatiques

  • Les laboratoires du Dr Reddy avertissent d’une perturbation de l’approvisionnement en sémaglutide. 
  • Tencent négocie une participation plus importante dans la start-up d’IA Manus. 
  • ONGC construit une nouvelle réserve stratégique pétrolière à Mangalore. 
  • Tata Consultancy Services dépasse les attentes de chiffre d’affaires grâce à une forte croissance des contrats. 
  • SK Hynix récolte 26,5 milliards de dollars avec la cotation américaine.
9:47

Nouvelles recommandations pour les actions

Publication : le 10 juillet 2026 à 9h45

La présente communication n’a pas été établie conformément aux dispositions relatives à la promotion de la recherche indépendante en investissement et n’est pas soumise à l’interdiction de négoce avant la diffusion de la recherche.

9:12

Le blog de Bernard Keppenne "La nature s’épuise, l’inflation résiste"

Pas de répit au Moyen-Orient, mais les bourses sont toujours tirées par l’IA, et alors que la chaleur remonte, la hausse du prix du baril est une opportunité pour s’en détourner.

Réduire notre dépendance

Non pas seulement par rapport à nos fournisseurs, mais par rapport aux énergies fossiles, car cela offrira un double avantage pour l’Europe. Non seulement, nous serons indépendants pour notre énergie, mais en plus cela réduira nos émissions de gaz à effet de serre.

Les chiffres publiés par Copernicus ont été relayés abondamment par tous les médias, mais je voudrais quand même y revenir.

Selon Copernicus, juin 2026 a été le deuxième mois de juin le plus chaud jamais enregistré au niveau mondial, derrière juin 2024. Et l’Europe occidentale a connu son mois de juin le plus chaud depuis le début des relevés. La température moyenne y a atteint 20,74°C, soit 3,05°C au-dessus de la normale.

Mais ce dont on a moins parlé, c’est le fait que la température de surface des océans, hors régions polaires, a atteint 20,86°C en juin, un record absolu pour un mois de juin.

Mais prendre la température ne suffit pas, c’est comme si je constatais que j’avais 39 °C et que je ne faisais rien, or c’est exactement notre attitude actuelle, ou en tout cas nous n’en faisons pas assez.

Selon une étude publiée dans Nature Communications par le Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement, entre 2015 et 2023, la mortalité naturelle des arbres a fortement augmenté en France.

« C’est la première fois qu’une étude se penche sur la mortalité naturelle des arbres au niveau national, et elle confirme les remontées des divers acteurs », souligne Agnès Pellissier-Tanon, chercheuse au LSCE et coautrice de l’étude.

Cette mortalité, qui exclut les coupes humaines, les incendies et les tempêtes, a augmenté de 1,5 à 4 fois selon les neuf essences les plus répandues en France. La mortalité naturelle du hêtre commun, qui représente plus de 9 % des arbres en France, a ainsi plus que doublé entre 2019 et 2023. Celle du châtaignier commun dépasse désormais 2,5 %.

Ce que met en évidence cette étude, c’est que la hausse de la mortalité des arbres ne s’explique pas par un événement extrême isolé, mais par une « combinaison d’anomalies climatiques saisonnières ».

Et c’est vrai que cette étude vient bouleverser des idées reçues et nous fait prendre conscience, ou nous rappeler, que la nature est un équilibre fragile.

Dans notre esprit, des printemps humides sont bons pour la nature, et favorables à la croissance des arbres. Mais Agnès Pellissier-Tanon, dans son étude, bouscule cette image d’Epinal, en soulignant que si plus de feuilles poussent du fait d’un printemps favorable, l’arbre aura « besoin de plus d’eau » et sera « davantage pénalisé par un été sec ».

Et en plus, des hivers et printemps anormalement chauds « favorisent la survie des ravageurs et perturbent la physiologie des arbres ».

Et avec les vagues de chaleur que nous connaissons cette année, Agnès Pellissier-Tanon, s’attend à voir une plus forte mortalité des arbres « dans un ou deux ans ».

Mais qui dit hausse de la mortalité des arbres, dit évidemment moins de stockage du CO2.

Selon, l’Observatoire des forêts françaises, en France, les forêts séquestrent encore 47 millions de tonnes par an, mais sur les cinq dernières années, la vitesse de séquestration s’est réduite de 30 %. Et avec des arbres en moins bonne santé, le phénomène va encore s’accentuer.

Réduire notre dépendance

Est un long chemin, mais l’important est de s’y préparer et d’avancer par étape. En attendant, l’effet est aussi inflationniste.

Et pour les membres de la BCE, « l’inflation globale devrait encore augmenter durant l’été et rester bien au-dessus de l’objectif au premier semestre 2027, malgré près de trois hausses de taux d’intérêt de 25 points de base intégrées dans les projections », a indiqué la BCE dans son compte rendu de la réunion des 10 au 11 juin.

Trois hausses de taux ! A ce stade, la BCE a procédé à une hausse de taux lors de cette réunion, et le marché tablait sur un statu quo en juillet. Mais la suite est incertaine, et le compte-rendu souligne que « la communication doit rester neutre, sans suggérer que la décision actuelle était la première d’une série de hausses à venir, ni qu’il s’agissait d’un mouvement ponctuel ».

Si le marché table sur un statu quo en juillet, en revanche, en observant le niveau du Bund 2 ans, il intègre deux hausses de taux pour la suite.

Sans se prononcer sur l’évolution des taux de la part de la FED, le président de la FED de New York, John Williams, à propos de l’inflation, a souligné « il y a certains aspects des perspectives d’inflation qui sont probablement un peu plus bénins, par exemple sur les tarifs, peut-être sur les prix de l’énergie, selon comment cela évoluera », et, « d’autres scénarios où l’inflation est plus persistante et reste plus élevée, ce qui … appelle à une politique monétaire plus stricte. Je pense que c’est la bonne façon de voir les choses ».

Concernant les investissements dans l’IA, il estime qu’ils pourraient entraîner des pressions sur les prix plus faibles à l’avenir, mais qu’ils contribuent désormais clairement à alimenter une inflation qu’il considère comme trop élevée.

Source : Bernard Keppenne - Chief Economist CBC Banque & Assurance