mer. 22 avr. 2026
Chaque jour, nous vous offrons un aperçu des titres les plus négociés chez Bolero sur Euronext. Idéal pour prendre la température du marché boursier et pour découvrir les actions ou les titres que les autres investisseurs s'arrachent !
Dans le top 10 aujourd'hui : ASMi, CSG, Melexis, UCB, CMB.Tech, The Magnum Ice Cream Company, Proximus, BE Semiconductor Industries, KBC, LVMH.
Publication : le 22 avril 2026 à 9h34
La présente communication n’a pas été établie conformément aux dispositions relatives à la promotion de la recherche indépendante en investissement et n’est pas soumise à l’interdiction de négoce avant la diffusion de la recherche.
Chaque jour du blocage du détroit d’Ormuz renforce le risque inflationniste, mais aussi les rentrées dans les caisses de l’État Russe, qui en a bien besoin, et oblige les Etats européens à soutenir les plus impactés et les plus précaires, aggravant les déficits.
Les rentrées
Même si l’opacité entoure les chiffres sur l’état de l’économie russe, Poutine ayant évoqué une chute du PIB de 2 % en ce début d’année, il y a une certitude, la guerre en Iran est une aubaine pour les caisses de l’État.
Non seulement les sanctions ont été levées sur les navires russes, mais surtout la hausse du prix du baril concerne aussi le prix du pétrole russe comme l’illustre le graphique.

Selon les chiffres publiés par l’Agence internationale de l’énergie, au mois de mars, les revenus d’exportation du pétrole ont rapporté environ 19 milliards de dollars, soit presque un doublement par rapport à février, ce qui correspond à environ 1 milliard de dollars par jour sur le mois.
Le risque inflationniste
Nouvel exemple ce matin, avec les chiffres d’inflation qui seront publiés pour la Grande-Bretagne.
L’inflation de base est attendue en hausse à 3,3 % contre 3 % en taux annuel, et l’inflation sous-jacente, hors énergie entre autres, stable à 3,2 %. Et les prix à la production des intrants, qui inclut l’énergie, devraient passer de 0,5 % à 3,4 % en taux annuel.
Autant dire que la BoE ne peut pas envisager de baisses de taux, mais au contraire pourrait devoir augmenter ses taux comme cela se reflète dans le rendement de l’obligation à 2 ans.

Mesures de la Commission
La Commission européenne va présenter ce mercredi des plans visant à réduire les taxes sur l’électricité et à coordonner le remplissage estival des stocks de gaz.
La Commission prévoit de modifier les règles fiscales de l’UE afin de favoriser l’électricité par rapport au pétrole et au gaz, et de permettre aux gouvernements de réduire à zéro les taxes sur l’électricité pour les industries.
Si la Commission veut coordonner le remplissage des stocks, elle ne pourra cependant rien faire au niveau du prix du gaz, même si ce dernier a connu une flambée moindre que celle du prix du baril, sa hausse pèsera sur la facture globale.

L’Europe ne devrait pas être confrontée à ce stade à des pénuries, les principaux fournisseurs de pétrole et de gaz de l’Union européenne étant les États-Unis et la Norvège, en revanche des pénuries de kérosène pourraient survenir dans les semaines à venir.
Les effets pervers de l’inflation
Les ventes au détail aux États-Unis ont augmenté plus que prévu en mars, en partie parce que la hausse du prix de l’essence a entraîné une hausse record des recettes dans les stations-service.
Elles ont augmenté de 1,7 % en mars après une hausse de 0,7 % en février, soit une hausse de 4 % en taux annuel. Ce chiffre a été faussé par une hausse de 15,5 % des ventes dans les stations-service, soit la plus forte hausse depuis que le gouvernement a commencé à suivre cette série en 1992.
Preuve que ce chiffre est faussé, les ventes au détail hors automobiles, essence, matériaux de construction et services alimentaires ont augmenté de 0,7 % en mars, après une hausse de 0,6 % en février.
Essayer de convaincre
Kevin Warsh a essayé de convaincre la Commission du Sénat qu’il est totalement indépendant de Trump en déclarant « le président ne m’a jamais demandé de m’engager à réduire les taux d’intérêt (…) il ne l’a pas exigé (…) le président ne m’a jamais demandé de m’engager à une telle chose et je ne le ferais pas non plus ».
Président qui a néanmoins déclaré dans une interview accordée à CNBC juste avant son audition qu’il serait déçu si cela ne se produisait pas.
Mais pour le moment, la question cruciale est que la nomination de Warsh pourrait être bloquée par le sénateur républicain Thom Tillis, qui a confirmé son intention de bloquer cette dernière jusqu’à ce que l’administration abandonne les poursuites contre Powell.
En l’état, cela pourrait avoir comme conséquence que Powell reste à la tête de la FED après la fin de son mandat le 15 mai.
Warsh s’en est pris à la communication de la FED dans le passé estimant que « ce dont la FED a besoin, ce sont des réformes de ses cadres et de ses communications ». Rajoutant, « trop de responsables de la FED se prononcent sur le niveau des taux d’intérêt… C’est tout à fait inutile ».
Cette sortie ne devrait pas plaire aux présidents des 12 banques régionales de la FED, qui considèrent que les communications publiques et leurs apparitions font désormais partie intégrante de leur travail.
Exportations tirées par l’IA
Les exportations japonaises ont augmenté grâce à la demande liée à l’intelligence artificielle, en hausse de 11,7 % en taux annuel en mars.
Et les importations ont augmenté de 10,9 % en mars par rapport à l’année précédente.
Si les exportations vers le Moyen-Orient ont chuté de 45,9 % par rapport à l’année précédente, elles ont augmenté de 3,4 % vers les États-Unis et de 17,7 % vers la Chine.
Même constat pour Taïwan, où les commandes à l’exportation ont augmenté de 65,9 % en taux annuel en mars, le rythme le plus rapide depuis plus de 16 ans.
Les commandes de produits de télécommunications ont augmenté de 120,9 % par rapport à l’année précédente, tandis que celles de produits électroniques ont bondi de 73,7 %.
Et elles proviennent de toutes les régions, avec une hausse de 45,7 % de celles en provenance de Chine, de 76,4 % des États-Unis, de 45,2 % de l’Europe et de 32,9 % du Japon.

Source : Bernard Keppenne, Chief Economist - CBC Banque & Assurances