lun. 26 oct. 2026

12:07

Actualités des entreprises du Benelux

  • ASML voit les ambitions vietnamiennes en matière de puces ralentir en raison du manque d’accord sur les machines de lithographie. 
  • Bnode nomme Nicolas Baise directeur général des activités belges et simplifie l’organisation. 
  • PostNL confirme les perspectives pour l’année complète et hausse les prévisions pour le flux de trésorerie disponible. 
  • KBC Securities relève son objectif de cours pour UCB, mais abaisse sa recommandation.  
  • WDP prépare une introduction en bourse à Paris en vue d’une fusion avec ARGAN. 
  • Wereldhave opte pour la continuité avec la nomination de Remco Langewouters au poste de directeur financier.
12:06

Actualités des entreprises européennes

  • Lindt & Sprüngli sous-estime l’impact des hausses de prix sur la demande des consommateurs. 
  • Monte dei Paschi di Siena fait face à des vents contraires pour les actionnaires en matière de stratégie de prise de contrôle. 
  • UBS met en garde contre les conséquences d’un règlement plus strict des règles de capital pour l’emploi suisse. 
  • Volkswagen défend l’investissement d’un milliard de dollars d’Audi dans la capacité de production américaine.
12:04

Actualités des entreprises américaines

  • American Express augmente les prévisions de bénéfices et supprime 3 500 emplois. 
  • Apple lance le premier iPhone Duo pliable au monde. 
  • Boeing peine à poursuivre l’arrêt de production du cargo 777. 
  • Deckers Outdoor dépasse les attentes de profit malgré une croissance des ventes plus faible. 
  • Johnson & Johnson obtient des résultats prometteurs avec un nouveau médicament contre le cancer de la prostate. 
  • Meta Platforms reporte de nouvelles conditions commerciales après les critiques des éditeurs. 
  • SpaceX lève 40 milliards de dollars pour des investissements à grande échelle en IA.
12:01

Actualités des entreprises asiatiques

  • Infosys baisse ses prévisions de croissance en raison de la pression continue des prix et d’une demande plus faible. 
  • SK Hynix prépare de nouvelles rémunérations aux actionnaires après des bénéfices records grâce aux puces IA.
11:56

Nouvelles recommandations pour les actions

Publication : le 26 octobre 2026 à 11h56

La présente communication n’a pas été établie conformément aux dispositions relatives à la promotion de la recherche indépendante en investissement et n’est pas soumise à l’interdiction de négoce avant la diffusion de la recherche.

11:51

Le blog de Bernard Keppenne : « Les notes résistent, les signaux se dégradent »

Les agences de rating ont fait preuve de beaucoup de mansuétude vis-à-vis de la Belgique et de la France, en laissant les perspectives inchangées pour l’une et le rating inchangé pour l’autre.

Perplexe

Cette mansuétude laisse perplexe et montre une nouvelle fois que ces agences de rating ont perdu toute crédibilité.

Comment expliquer que Moody’s ait ainsi épargné la France, en laissant le rating à Aa3, alors que S&P et Fitch avaient dégradé la note de la France en 2024. En abaissant le rating, Moody’s ne faisait que s’aligner par rapport aux deux autres agences, nonobstant le fait que la situation économique s’est fortement dégradée depuis.

Pour justifier ce statu quo, Moody’s a déclaré « la note Aa3 suppose qu’un budget de réduction du déficit pour 2027 sera adopté, tandis que les coûts de financement et les tensions sociales s’atténueront quelque peu dans les prochains mois ».

Au vu des premières discussions sur le budget et de la poursuite des mouvements de contestation, cette vision idyllique de la situation par Moody’s laisse un peu pantois.

Et pour preuve, les indices PMI en zone euro ont ralenti en octobre, tirés vers le bas par une nette dégradation de ces derniers en France.

L’indice PMI composite de la zone euro est tombé à 51,9 en octobre contre 53,1 en septembre, son niveau le plus bas depuis juin.

Pour Chris Williamson, économiste en chef chez S&P Global Market Intelligence, « la clé du ralentissement plus large est l’escalade supplémentaire des pressions inflationnistes observées au cours du mois. Les coûts des intrants augmentent à nouveau fortement, le taux d’augmentation de l’industrie manufacturière s’accentuant sur le fait de prix de l’énergie plus élevés, poussant les entreprises à faire grimper leurs prix de vente afin de protéger leurs marges ».

Si les indices PMI en zone euro sont restés en territoire positif, en revanche, la France a vu ces derniers passer, sans exception, en territoire de contraction, affichant un plus bas niveau depuis 2012, en dehors de la période pandémique.

Pour la zone euro, le sous-indice des nouvelles commandes a connu un ralentissement, alors que les nouvelles commandes à l’exportation ont augmenté pour un troisième mois consécutif, signe plutôt encourageant.

Pas de mise en perspective négative pour la Belgique, ce qui étonne aussi, même si les conséquences sont moindres.

Ce qui étonne aussi, c’est le fait que l’indice de confiance des chefs d’entreprises, publié par la BNB, se redresse alors que les indices PMI en zone euro reculent.

Selon le baromètre de la BNB, la confiance des chefs d’entreprise a atteint son niveau le plus élevé depuis janvier. Et il s’est amélioré dans l’industrie manufacturière, dans les services aux entreprises et dans la construction, seul le commerce a affiché un repli.

Rien n’explique cet optimisme, tout relatif j’en conviens, par rapport au climat dans la zone euro qui se dégrade.

La Grande-Bretagne se démarque

Les indices PMI montrent en effet que les entreprises britanniques connaissent leur mois d’activité le plus fort depuis février, avec des indices largement supérieurs aux prévisions.

Non seulement, les entreprises ont repris les embauches, mais en plus l’industrie a connu sa plus forte augmentation de production depuis plus de deux ans, tandis que les entreprises de services ont signalé une accélération des nouvelles commandes.

Pour Chris Williamson, les pressions sur les prix sont restées fortes, avec selon lui un double impact, « non seulement rendant une hausse des taux de la Banque d’Angleterre lors de sa prochaine réunion de politique quasi certaine, mais aussi réduisant probablement les chances de nouvelles hausses de taux en 2027 ».

La Banque d’Angleterre qui se réunit la semaine prochaine devrait faire passer son taux à 4 %. Cette semaine, nous avons les réunions de la FED, de la BCE et de la BOJ, qui toutes les trois devraient laisser leurs taux inchangés.

En revanche, les Banques centrales du Canada et de Nouvelle-Zélande devraient augmenter leurs taux de 0,25 % ce mercredi, le faisant passer respectivement à 2,50 % et 3 %.

Activité solide

Aux Etats-Unis, avec un indice PMI composite qui a légèrement reculé à 57,6 en octobre, contre un niveau de 58,4 en septembre, qui était un niveau record depuis cinq ans.

Mais le revers de la médaille de cette activité soutenue reste les tensions sur les prix. Le sous-indice des prix de production est monté à 59,8, le chiffre le plus élevé depuis août 2022, contre 58,4 en septembre.

Ce qui a fait dire à Chris Williamson, « les pressions sur les coûts restent une préoccupation majeure. Les goulots d’étranglement dans la chaîne d’approvisionnement se sont entre-temps accentués, et les arriérés dans le carnet de commandes augmentent, ce qui facilite la répartition des coûts plus élevés sur les clients ».

Pas d’optimisme en revanche pour les consommateurs américains, comme l’a confirmé l’indice de l’Université du Michigan, qui s’est inscrit à 48 en octobre, contre 48,1 en septembre.

Pour Joanne Hsu, directrice des Enquêtes sur les consommateurs, « le pouvoir d’achat continue de dominer la perception des consommateurs sur l’état de l’économie.  Le sentiment est désormais inférieur de 10 % à l’an dernier et de 15 % inférieur à celui de février, juste avant le conflit iranien ».

Seul point commun avec les indices PMI, la hausse des prix. Selon Hsu, « les consommateurs s’attendent globalement à une accélération de l’inflation, et les hausses des attentes d’inflation cette année ne se limitent pas à une seule partie du spectre politique.  Le fait que la consommation globale ait été relativement résiliente malgré une vision négative de l’économie constitue une raison supplémentaire de prudence. Si une partie de la consommation reflète actuellement des dépenses de précaution pour éviter de futures hausses de prix, la désinflation pourrait être encore plus difficile à atteindre ».

Source : Bernard Keppenne, Chief Economist - CBC Banque & Assurances