mer. 15 mars 2023

11:35

Les titres les plus négociés sur Bolero

Chaque jour, nous vous offrons un aperçu des titres les plus négociés chez Bolero sur Euronext. Idéal pour prendre la température du marché boursier et pour découvrir les actions ou les titres que les autres investisseurs s'arrachent !

Dans le top 10 aujourd'hui : KBC, Sofina, KBC Ancora, Ageas, ING, BNP Paribas, NN Group, D'Ieteren, Solvay, ArcelorMittal.

9:41

Actualités des entreprises du Benelux

  • Douglas Minder sera promu au poste de Directeur Financier de Biotalys à partir du 1er juillet 2023.
  • L'agence de notation Moody's a relevé la note de l'assureur néerlandais NN Group.
  • Gimv participe au financement de 105,0 millions d'EUR de Mediar Therapeutics.
  • Fastned, l'entreprise européenne de recharge rapide, a remporté l'appel d'offres pour deux sites près de Gand.
9:37

Actualités des entreprises européennes

  • Le bénéfice d'exploitation de Prudential a augmenté de 8 % en 2022, grâce aux ventes en Chine.
  • Le mineur allemand de potasse et de sel K+S a dépassé ses attentes en matière de bénéfices de base pour 2022.
  • E.ON prévoit d'augmenter d'un cinquième les investissements dans ses activités pour les porter à 33 milliards d'euros.
  • Alpha Bank a enregistré un bénéfice net en 2022 après une perte en 2021.
  • Lanxess a annoncé une croissance des bénéfices pour 2022 mais s'attend à un faible flux de trésorerie d'exploitation au 1er trimestre 23.
  • Le brasseur danois Carlsberg a démenti mercredi que ses activités en Russie étaient en train d'être vendues.
  • BMW prévoit une marge de 8 à 10 % pour son segment automobile en 2023.
  • Inditex, propriétaire de Zara, a augmenté son bénéfice net de 27 % en 2022.
  • Le directeur général d'AT&S a déclaré que les affaires resteraient difficiles pendant encore six mois environ.
  • H&M a annoncé une augmentation de plus de 12 % de son chiffre d'affaires net en décembre-février.
9:27

Actualités des entreprises américaines

  • Uber Technologies (+5 %) et Lyft (+0,6 %) ont progressé grâce à une décision de justice.
  • GitLab (-23 %) a plongé hier en raison de la faiblesse de son chiffre d'affaires au premier trimestre.
  • BuzzFeed (-26 %) a révélé que la plupart de ses liquidités étaient garées chez SVB.
  • Bernstein a relevé son objectif de cours pour General Electric (+2,5 %).
  • Les actions de Bunge sont devenues 14,5 % plus chères hier en raison de son inclusion dans le S&P500.
  • Novo Nordisk (+1,7 %) réduira les prix de liste de l'insuline aux Etats-Unis jusqu'à 75 %.
  • Meta Platforms (+7 %), société mère de Facebook, prévoit de supprimer 10 000 emplois supplémentaires cette année.
  • La startup OpenAI commence à publier un modèle puissant pour l'IA appelé GPT-4.
9:25

Actualités des entreprises asiatiques

  • L'entreprise chinoise TikTok envisage de se séparer de sa société mère ByteDance.
  • Samsung Electronics prévoit d'investir 230 milliards de dollars au cours des 20 prochaines années.
  • Le projet du géant chinois des batteries CATL d'investir 5 milliards de dollars en Suisse a été reporté.
  • Foxconn, fournisseur d'Apple, a vu son bénéfice net chuter de 10 % au quatrième trimestre par rapport à l'année précédente.
8:37

Le blog de Bernard Keppenne : « Le pire a été évité »

Les opérateurs ont senti le souffle du boulet, mais les mesures prises par les autorités ont permis de limiter la contagion et un indicateur d’inflation en phase avec les estimations a permis de calmer les esprits.

Diminution des tensions

Tout n’est pas rentré dans l’ordre, loin s’en faut, et cette crise laissera des traces, mais les mesures prises par les autorités américaines ont évité un embrasement.

Cependant, elles n’en resteront pas là et Michael Barr, le vice-président de la Fed chargé de la supervision, est mandaté pour mener un examen sur la réglementation qui pourrait conduire à un renforcement des règles applicables aux banques de 100 à 250 milliards de dollars.

Sous Trump, les exigences les plus strictes en matière de fonds propres et de liquidités ont été imposées aux plus grandes banques du pays uniquement et plus à celles entre 100 et 250 milliards de dollars. Prenant les devants, 50 législateurs démocrates, dont la sénatrice Elizabeth Warren, ont présenté un projet visant à abroger cette loi qui a assoupli les règles applicables aux banques en 2018.

Après quatre jours de panique, une certaine accalmie s’est manifestée et les indicateurs économiques ont fait leur grand retour comme je le rappelais hier sur Business AM.

Preuve de cette accalmie ; le rendement du Treasury 2 ans est reparti à la hausse après la publication des chiffres d’inflation aux États-Unis. Car ils ont montré qu’il était trop tôt pour la FED de baisser la garde.

En effet, l’inflation a augmenté de 0,4 % en janvier et le logement représente à lui seul plus de 70 % de la hausse. En taux annuel, la décrue se poursuit avec un taux à 6 % en février contre 6,4 % le mois précédent.

En excluant les composantes volatiles de l’alimentation et de l’énergie, l’inflation a augmenté de 0,5 %, la plus forte hausse depuis septembre, soit un taux annuel qui n’a reculé qu’à 5,5 % contre 5,6 % le mois passé.

Rien dès lors qui justifierait une pause de la part de la FED et une hausse de 0,25 % est le scénario le plus probable.

Reprise en Chine

Les indicateurs publiés ce matin en Chine confirment la reprise de l’économie, même si elle est plus lente que prévu.

Ainsi, la production industrielle a progressé en taux annuel de 2,4 % pour la période de janvier-février contre un taux de 1,3 % en décembre. Plus marquant, les ventes de détail ont augmenté de 3,5 % en taux annuel sur la même période contre 1,8 % en décembre.

Compte tenu du recul de l’inflation, et malgré cette reprise, la Banque centrale a bien l’intention de continuer d’injecter des liquidités pour soutenir l’activité. Car la crainte demeure que ces chiffres reflètent simplement un effet de rattrapage qui pourrait rapidement s’essouffler.

Réforme dans l’UE

Hier, j’évoquais la réforme du marché de l’énergie, mais un autre grand chantier attend l’Europe, celui des règles budgétaires.

Les ministres des finances de l’Union européenne se sont mis d’accord hier sur les grands principes de cette réforme présentée par la Commission en novembre, mais il demeure encore énormément de questions sur sa mise en œuvre.

Les ministres ont convenu que les limites actuelles de l’UE, à savoir 3 % du PIB pour les déficits budgétaires et 60 % du PIB pour la dette, resteraient inchangées. Toutefois, les gouvernements dont la dette dépasse le plafond négocieront avec la Commission des trajectoires individuelles de réduction de la dette liées à des réformes et à des investissements, en s’écartant de la règle unique de réduction annuelle de la dette de 1/20ème de l’excédent au-delà de 60 % du PIB.

Étant donné que de nombreux pays de l’UE ont une dette bien supérieure à la limite, ils disposeront de quatre à sept ans en accord avec la Commission pour réduire cette dernière.

Changement notable par rapport à la situation d’avant la crise Covid, la dette qui est prise en considération doit diminuer progressivement en fonction des limites fixées pour les dépenses primaires nettes annuelles, dépenses qui excluent les recettes ponctuelles, les intérêts ou les dépenses liées au chômage conjoncturel.

S’il le souhaite, un gouvernement peut négocier un délai supplémentaire pour réduire sa dette, mais pour cela il doit promettre des réformes et des investissements qui stimulent la croissance, renforcent les finances publiques ou répondent aux priorités stratégiques de l’UE, telles que la transition verte et numérique ou les capacités de défense.

De plus, en cas de chocs économiques indépendants de la volonté d’un gouvernement, une « clause de sauvegarde » permettrait de s’écarter temporairement de l’accord de réduction de la dette, mais cette clause devrait être approuvée par les autres gouvernements.

Reste cependant deux questions en suspens, à savoir sur base de quel critère l’analyse de la viabilité de la dette par la Commission s’effectuera et s’il va y avoir des règles quantitatives communes en matière de dette, malgré des trajectoires individuelles. Nous n’en sommes encore qu’à la première étape, les discussions risquent d’être compliquées et il faudra persuader l’Allemagne en particulier. 

Source : Bernard Keppenne - Chief Economist CBC Banque & Assurance