ven. 24 févr. 2023

11:32

Les titres les plus négociés sur Bolero

Chaque jour, nous vous offrons un aperçu des titres les plus négociés chez Bolero sur Euronext. Idéal pour prendre la température du marché boursier et pour découvrir les actions ou les titres que les autres investisseurs s'arrachent !

Dans le top 10 aujourd'hui : VGP, AB InBev, bpost, Bekaert, Euronav, Agfa-Gevaert, Galapagos, Adyen, Saint Gobain, Société Générale.

10:09

Actualités des entreprises du Benelux

  • Chez Ascencio, les revenus locatifs ont augmenté de 1,5 % au cours du premier trimestre fiscal.
  • Chez bpost, le bénéfice d'exploitation du quatrième trimestre s'est établi à 77,0 millions d'euros, soit un peu mieux que prévu.
  • KBCS a initié le suivi de CTP l'année dernière et abaisse maintenant sa recommandation de « Acheter » à « Acquérir ».
  • Galapagos a annoncé ses résultats 2022 et ses perspectives 2023.
  • Chez KBCS, l'objectif de cours de Solvac passe de 145 à 153 euros, tout en maintenant la recommandation « Acquérir ».
  • Ter Beke a fait grimper les ventes de 2022 de 12 % en glissement annuel, à 781 millions d'euros.
  • Texaf a indiqué que l'activité principale restait forte et que le pipeline immobilier épaissirait les ventes.
10:04

Actualités des entreprises européennes

  • La BCE a beau ne pa être cotée en Bourse, ses bénéfices ne s'en sont pas moins complètement évaporés. C'est ce qu'on pouvait lire dans ses résultats annuels.
  • Le groupe énergétique italien Eni a promis de rendre davantage d'argent aux actionnaires, grâce à des performances record en 2022.
  • Les États-Unis ont approuvé la thérapie de Sanofi pour traiter un type de trouble héréditaire de la coagulation, appelé Hémophilie A.
10:01

Actualités des entreprises américaines

  • Lucid (-12 %) prévoit de ne produire que 10 000 à 14 000 voitures cette année. 
  • Le constructeur de camions électriques Nikola (-5,5 %) a de nouveau enregistré des pertes au quatrième trimestre. 
  • Moderna (-6,7 %) a vu ses bénéfices chuter plus que prévu au quatrième trimestre 2022.  
  • Le service de streaming Netflix (-3,4 %) va réduire le prix des abonnements dans 30 pays. 
  • La plateforme de rencontres Bumble (+7,5%) a prédit une croissance annuelle de ses revenus supérieure aux estimations du marché.  
  • Les États-Unis s'apprêtent à bloquer l'offre de 20 milliards de dollars d'Adobe sur la plateforme de conception basée sur un système cloud Figma. 
  • Booking Holdings a établi un record en janvier pour le nombre de réservations mensuelles de chambres. 
9:58

Actualités des entreprises asiatiques

  • Les revenus du géant du commerce électronique Alibaba (+6 %) ont augmenté de 2 % à 35,92 milliards de dollars au T4, entre autres grâce à l'abandon de la politique zéro-Covid en Chine. 
  • TSMC prévoit de construire une deuxième usine de puces au Japon.
8:30

Le blog de Bernard Keppenne : « Il y a un an, l’inimaginable se produisait »

Un an, 365 jours de trop, et pour le moment aucune perspective de voir la Russie se retirer de l’Ukraine, malgré que l’assemblée générale de l’ONU ait, cette nuit, exigé un retrait « immédiat » des troupes russes.

Un an

« Au temps où l’humanité, à peine développée s’essayait au malheur, nul ne l’aurait crue capable d’en produire un jour en série » - Cioran

Il y aurait tellement de choses à dire un an après. Car la sidération qui nous a envahi le 24 février 2022 au matin s’est transformée en une incompréhension totale des desseins de Poutine. Rien ne semble vouloir arrêter cette absurdité. Et en plus, cette invasion est marquée par des crimes de guerre sans noms, des déplacements forcés de populations, des enfants qui sont enlevés et embrigadés.

Il faut tenir et continuer de soutenir l’Ukraine et prendre de nouvelles sanctions, même si ce n’est pas cela qui fera plier Poutine, car il n’a aucune considération pour son peuple, mais il faut tenir.

Inflation au Japon

Le taux d’inflation au Japon s’est inscrit à 4,2 % en janvier, soit son niveau le plus élevé depuis 41 ans, ce qui n’a cependant pas empêché le nouveau gouverneur de la BOJ de s’inscrire dans la lignée de son prédécesseur.

Il a, en effet, déclaré que la BOJ devait maintenir des taux d’intérêt ultra-bas, tout en signalant la possibilité, à l’avenir, de modifier le contrôle de la courbe des taux obligataires.

Il estime que la hausse récente de l’inflation est largement due à l’augmentation des coûts d’importation des matières premières, plutôt qu’à une forte demande.

Cette déclaration a rassuré le Nikkei et mis moins de pression sur les taux d’intérêt, même si Ueda n’a pas déclaré ne pas envisager, à un moment, un changement de politique.

Il estime qu’en tout cas « c’est une pratique courante d’agir de manière préemptive face à une inflation induite par la demande, mais de ne pas répondre immédiatement à une inflation induite par l’offre. L’inflation tendancielle du Japon est susceptible d’augmenter progressivement. Mais il faudra un certain temps pour que l’inflation atteigne durablement et de manière stable l’objectif de 2 % de la BOJ ».

Il s’est présenté comme le garant de la continuité, même s’il va certainement assez rapidement agir sur le contrôle de la courbe des taux. Et ce faisant, il a évité de voir une forte pression à la hausse sur les taux d’intérêt au niveau mondial s’il avait d’emblée abandonné ce contrôle.

Marché de l’emploi robuste

Nouvelle confirmation que le marché de l’emploi est robuste aux États-Unis, avec un recul des inscriptions hebdomadaires au chômage. Ces dernières ont reculé de 3 000 pour atteindre 192 000, malgré les licenciements dans le secteur technologique.

Autre donnée qui confirme que l’inflation n’a pas encore dit son dernier mot, c’est l’indice des prix PCE qui s’est accéléré à 3,7 %, révisé à la hausse par rapport au taux de 3,2 % estimé précédemment. En excluant les aliments et l’énergie, l’indice de base des prix PCE a augmenté à un taux de 4,3 %, une révision à la hausse de 0,4 %.

Ces chiffres ont été publiés en même temps que la révision du chiffre du PIB au quatrième trimestre, chiffre revu à 2,7 % contre 2,9 %. Il ressort de cette révision qu’une large partie de la croissance provient de la hausse des stocks, ce qui pourrait peser sur la croissance future.

Autre situation dramatique

Avec un bilan de plus de 43 000 morts, le tremblement de terre en Syrie et en Turquie a aussi des conséquences économiques très lourdes. C’est pour cette raison que la Banque centrale de Turquie a décidé de réduire de 0,50 % son taux directeur pour le porter à 8,5 %.

« Il est devenu encore plus important de maintenir des conditions financières favorables pour préserver la dynamique de croissance de la production industrielle et la tendance positive de l’emploi après le tremblement de terre », a déclaré la Banque centrale dans un communiqué.

Cette décision n’a pas eu d’impact sur la devise qui se situait de toute façon à des niveaux inédits par rapport au dollar.

Il faut dire que la Banque centrale est coutumière des baisses de taux, malgré une inflation qui atteint des niveaux affolants, et cela uniquement sous la pression d’Erdogan.

L’approche des élections en juin aurait été de toute façon une bonne raison pour continuer de baisser les taux dans une logique peu orthodoxe pour combattre une inflation à 58 %.

À ce stade, le tremblement de terre pourrait coûter à Ankara jusqu’à 100 milliards de dollars pour reconstruire les logements et les infrastructures, tout en réduisant la croissance économique de 1 à 2 % cette année, et pourrait aussi faire trembler Erdogan. Mais les dictateurs nous ont prouvé qu’ils pouvaient surprendre.

Source : Bernard Keppenne - Chief Economist CBC Banque & Assurance