jeu. 29 juin 2023

11:35

Les titres les plus négociés sur Bolero

Chaque jour, nous vous offrons un aperçu des titres les plus négociés chez Bolero sur Euronext. Idéal pour prendre la température du marché boursier et pour découvrir les actions ou les titres que les autres investisseurs s'arrachent !

Dans le top 10 aujourd'hui : Umicore, Mithra, D'Ieteren, Fugro, KBC, AB InBev, Engie, UCB, IBA, Sofina.

9:02

Actualités des entreprises du Benelux

  • L'Assemblée générale de Gimv a approuvé un dividende brut de 2,60 euros.
  • Smartphoto est à nouveau lauréat du certificat de durabilité 2023.
  • Home Invest Belgium a injecté 27 millions d'euros de capitaux frais hier après-midi, à 14,9 euros par action.
  • Solvay a conclu un accord sur les PFAS avec le New Jersey pour un montant de 250 millions de dollars.
9:01

Actualités des entreprises européennes

  • H&M enregistre des résultats trimestriels meilleurs que prévu.
  • Orange en pourparlers avec BNP Paribas pour l'acquisition de ses activités de banque de détail en ligne.
  • Renault relève les attentes en lançant de nouveaux modèles.
  • OVHcloud fait à peine mieux que prévu.
  • ISS nomme son CFO au poste de CEO.
  • Le chiffre d'affaires trimestriel de B&M est en hausse de 13,5 %.
  • La technologie ARNm de Sanofi n'est pas encore mûre pour le vaccin contre la grippe.
9:00

Actualités des entreprises américaines

  • KPMG démissionne de son poste d'auditeur de Canopy Growth.
  • Les banques américaines ont passé des tests de santé annuels.
  • Berkshire Hathaway augmente sa participation dans Occidental Petroleum à plus de 25 %.
  • General Mills (-5.2 %) a remis un rapport trimestriel mitigé.
  • Joby prend son envol ailes après avoir reçu un certificat de navigabilité.
  • Cours record pour Apple, qui atteint à nouveau une valeur de marché de 3 000 milliards de dollars.
8:56

Actualités des entreprises asiatiques

  • Macquarie Group vend son opérateur de terminaux portuaires américain Ceres Terminals.
  • Bharat Petroleum souhaite lever 2,2 milliards de dollars par le biais d'une émission d'actions avec droits de souscription.
  • Samsung Electronics reste à un cours record.
  • Toyota vend 10 % de voitures en plus dans le monde.
8:20

Le blog de Bernard Keppenne : « Politiques monétaires encore plus restrictives »

Le forum de la BCE à Sintra restera dans les annales comme le signal d’une volonté clairement affichée des Banques centrales de combattre une inflation bien plus farouche que prévue.

Forum de Sintra

Sans exception, les dirigeants des Banques centrales ont réaffirmé leurs intentions de procéder à de nouveaux resserrements monétaires pour maîtriser une inflation obstinément élevée.

Powell a ainsi affirmé, « la politique n’a pas été assez restrictive pendant assez longtemps. Je n’écarterais pas du tout la possibilité de passer à l’action lors de réunions consécutives ».

Propos qui ont projeté la probabilité d’une hausse des taux de la part de la FED lors de la réunion du mois de juillet à 80 %.

Bailey, le gouverneur de la BOE, a confirmé qu’ils feraient le nécessaire, mais sans confirmer le scénario d’un taux à 6,25 % d’ici la fin de l’année anticipé par les marchés. À ce propos, il a déclaré « ils ont prévu un certain nombre d’augmentations supplémentaires pour nous. Ma réponse à cela serait : 'Eh bien, nous verrons' : Nous verrons bien ».

Même si Udea, le gouverneur de la BOJ, a déclaré qu’il allait maintenir une politique monétaire souple, il a quand même envisagé la possibilité d’un abandon de cette dernière si la Banque centrale était convaincue que l’inflation s’accélérerait en 2024.

Quant à Christine Lagarde, j’en ai parlé hier, mais je voudrais quand même revenir sur ses propos, car ils sont d’une importance capitale. Mon collègue, Mathias Van der Jeugt, de la salle des marchés de KBC, a, à ce propos, résumé de façon remarquable et avec beaucoup d’humour l’importance des propos tenus lors de ce forum dans la lettre hebdomadaire des marchés de KBC.

Pour revenir sur les propos de Christine Lagarde, je voudrais insister sur quelques passages de son intervention.

Premier constat important, le recul de l’inflation est plus lent que prévu. Et d’ailleurs, nous attendons les chiffres d’inflation  en Allemagne cet après-midi, qui sont prévus en hausse à 6,7 % en juin, contre 6,3 % le mois passé.

Pour expliquer ce recul plus lent, Christine Lagarde constate que « cette persistance résulte du fait que la propagation de l’inflation dans l’économie se fait par phases, différents agents économiques tentant de répercuter les coûts les uns sur les autres ».

Le deuxième constat, et il a toute son importance, la hausse des coûts des intrants a été répercutée par les entreprises sur les consommateurs, comme d’habitude, mais l’intensité de cette hausse a été totalement inhabituelle en partie parce que « la demande non satisfaite dans les secteurs en voie de réouverture, l’épargne excédentaire, les politiques expansionnistes et les restrictions d’approvisionnement déclenchées par les goulets d’étranglement ont donné aux entreprises plus de latitude pour tester la demande des consommateurs en présence de prix plus élevés ».

Troisième constat, et j’en ai parlé hier, une deuxième phase dans l’inflation commence à se renforcer avec la hausse des salaires. Et selon les dires de Christine Lagarde, « les négociations salariales étant pluriannuelles et vouées à l’inertie dans de nombreux pays européens, ce processus s’étalera naturellement sur plusieurs années. Dans nos dernières projections, nous anticipons une nouvelle hausse des salaires de 14 % d’ici à fin 2025, ce qui les ramènerait à leur niveau d’avant la pandémie en termes réels ».

Même si la BCE a anticipé cette hausse des salaires, elle constate un ralentissement de la productivité, d’une part parce que le marché de l’emploi reste tendu, les entreprises hésitant à se défaire de leur personnel même si l’activité ralenti. Et d’autre part, parce que « depuis la pandémie, les plus fortes hausses de l’emploi s’observent dans la construction et le secteur public, qui ont tous deux enregistré une baisse de la productivité, de même que dans les services, dont la productivité n’a que peu augmenté ».

Pour toutes ces raisons, « nous avons besoin d’une politique monétaire plus persistante : une politique qui générerait non seulement un resserrement suffisant aujourd’hui, mais qui maintiendrait aussi des conditions restrictives jusqu’à ce que nous soyons sûrs que cette deuxième phase du processus d’inflation a été résolue ».

Mais l’incertitude demeure, je devrais dire en plus, sur la transmission de la politique monétaire sur l’économie.

Même si les chiffres publiés hier par la BCE montrent un réel ralentissement de l’activité, les crédits aux entreprises affichant une hausse en taux annuel de 4% en mai contre 4,6 % en avril, et ceux aux ménages une hausse de 2,1 % contre 2,5 %.

En résumé, l’inflation va perdurer, les taux vont rester élevés durant une longue période quand ils auront atteint leur niveau suffisant, la situation est atypique et demande une politique monétaire plus restrictive. Et la BCE sera plus restrictive que la FED plus longtemps.

Résultat de ces politiques plus restrictives, les devises comme le yen et le yuan sont mises sous pression compte tenu d’un différentiel de taux qui ne va faire que s’accentuer. Le yen est même revenu, par rapport à l’euro, à son niveau le plus bas depuis septembre 2008.

Source : Bernard Keppenne, Chief Economist - CBC Banque & Assurances