Le Blog de Bolero
ven. 27 mars 2026
Les titres les plus négociés sur Bolero
Chaque jour, nous vous offrons un aperçu des titres les plus négociés chez Bolero sur Euronext. Idéal pour prendre la température du marché boursier et pour découvrir les actions ou les titres que les autres investisseurs s'arrachent !
Dans le top 10 aujourd'hui : Sofina, HAL Trust, UCB, Aedifica, Ackermans & van Haaren, Tessenderlo, DEME, IBA, Ontex, ASML.

Actualités des entreprises du Benelux

- IBA dépasse les attentes en matière de bénéfices.
- Exmar maintient ses résultats et propose un dividende de 0,27 euros.
- ABN AMRO lance un programme de rachat d'actions pour un montant maximum de 250 millions d'euros.
- Syensqo achève le rachat de ses actions et rembourse ses obligations par anticipation.
- Sequana Medical renforce sa position de trésorerie par une augmentation de capital et une nouvelle admission.
- Arcadis procède à des changements au sein de son conseil d'administration.
- UCB modifie son conseil d'administration et soumet un dividende de 1,45 euros.
- Galapagos propose Gino Santini comme nouveau président du conseil d'administration.
- Ebusco nomme un nouveau directeur des opérations et promet une mise à jour rapide des performances.
- Flow Traders bénéficie d'une volatilité et de volumes plus élevés au premier trimestre.
- Philips obtient l'approbation de la FDA pour son logiciel d'IA dans les réparations de valves cardiaques.
- Adyen investit dans un projet européen de captage du CO₂ grâce à des prêts approuvés par l'UE.
- Sofina fait preuve de résilience en augmentant sa valeur nette d'inventaire malgré les vents contraires liés aux taux de change.
- Payton Planar Magnetics voit son chiffre d'affaires et son bénéfice diminuer mais développe ses activités aux États-Unis.
Actualités des entreprises européennes

- Ferretti reçoit une offre volontaire accrue de KKCG Maritime.
- Ferrari reprend ses livraisons au Moyen-Orient après des perturbations logistiques.
- Unilever est poursuivi avec Magnum pour diffamation présumée.
- Novo Nordisk renforce son conseil d'administration en nommant un directeur intérimaire.
- PernodRicard en pourparlers de fusion avec BrownForman.
- Santander confirme les progrès accomplis dans la réalisation de ses objectifs de bénéfice et de chiffre d'affaires pour 2026.
- Novartis acquiert la société californienne de biotechnologie Excellergy.
Actualités des entreprises américaines

- OccidentalPetroleum prépare un changement de CEO après une décennie sous la direction de Vicki Hollub.
- Netflix augmente le prix des abonnements aux États-Unis et mise sur de nouveaux formats.
- JPMorgan Chase lance un fonds de crédit privé flexible dans un contexte de turbulences sectorielles.
- SpaceX veut donner aux investisseurs privés un rôle sans précédent dans son introduction en bourse.
- Meta Platforms s'effondre après les verdicts du jury sur les dommages causés aux jeunes.
Actualités des entreprises asiatiques

- SMIC est sous le feu des critiques à la suite d'allégations américaines concernant des livraisons à l'Iran.
- Toyota rappelle plus d'un demi-million de voitures en Chine en raison d'un défaut de conception.
- Les banques chinoises se redressent à la perspective d'un assouplissement des règles applicables aux grands actionnaires.
Nouvelles recommandations pour les actions

Publication : le 2 mars 2026 à 9h29

La présente communication n’a pas été établie conformément aux dispositions relatives à la promotion de la recherche indépendante en investissement et n’est pas soumise à l’interdiction de négoce avant la diffusion de la recherche.
Le blog de Bernard Keppenne : « Ultimatum reporté, inquiétude renouvelée »

Le conflit sape le moral des entreprises et des ménages, et ce n’est pas près de s’estomper étant donné que Trump a reporté son ultimatum au 6 avril, ce qui nous promet encore de beaux mouvements de yo-yo sur les marchés financiers.
Toujours aussi flou
À ce stade, nous ne savons toujours pas qui croire des Iraniens ou des Américains, et ce ne sont pas les déclarations de Trump qui vont nous éclairer.
Dans cette situation, qui semble gelée pour le moment, avec des discussions peut-être, mais un conflit qui perdure, le prix du baril se maintient au-dessus des 100 $, ce qui pousse encore un peu plus haut les rendements obligataires.
Par exemple, le rendement du Bund 2 ans a encore progressé, affichant une hausse de 70 points de base depuis le 1er mars.

Il faut dire que plus le conflit dure, plus le spectre de l’inflation s’agite et renforce le sentiment que la BCE va peut-être devoir agir.
Après Christine Lagarde, c’est au tour du président de la Bundesbank, Joachim Nagel, de mettre en garde, en estimant que la hausse des taux était une option.
Il a déclaré, « c’est certainement une option, mais ce n’est qu’une option. Je pense que nous disposerons de suffisamment de données en avril pour déterminer si nous devons agir ou si nous pouvons attendre et voir. Mais nous ne devrions pas hésiter à le faire maintenant simplement parce que nous pensons qu’il est encore trop tôt ».
Et de préciser sa pensée, « il s’agit certainement d’une situation dans laquelle chaque jour qui passe contribue à accroître les risques inflationnistes, en particulier en ce qui concerne ce qui nous intéresse le plus du point de vue de la politique monétaire : l’évolution des anticipations d’inflation à moyen terme ».
Même constat
Pour le taux à 3 ans en Norvège, avec une hausse qui s’est accentuée après la réunion d’hier.

La Banque centrale de Norvège a laissé son taux inchangé à 4 %, mais au lieu de tabler sur des baisses de taux, comme annoncé précédemment, elle a complètement changé son fusil d’épaule et a évoqué la possibilité de hausses de taux.
Et c’est même plus que des possibilités, le communiqué indiquant « l’incertitude est plus grande que d’habitude en raison de la guerre au Moyen-Orient, mais le comité juge qu’il sera probablement nécessaire de relever le taux directeur lors de l’une des prochaines réunions de politique monétaire ».
Sa gouverneure Ida Wolden Bache a souligné que l’inflation est plus élevée que prévu et « c’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons revu à la hausse nos prévisions d’inflation, et l’une des raisons pour lesquelles nous pensons maintenant qu’une politique monétaire plus restrictive est nécessaire ».
La Banque centrale de Norvège table dorénavant sur un taux d’inflation de 3,3 % pour cette année contre 2,7 %, et de 2,8 % en 2027 contre 2,4% précédemment.
Résultat, la couronne norvégienne est repartie à la hausse par rapport à l’euro, la Norvège étant une grande bénéficiaire, il ne faut pas l’oublier, de la hausse du prix du gaz et du pétrole.

Autre exemple
Selon les minutes de la dernière réunion de la Banque centrale tchèque, le 19 mars dernier, alors qu’elle envisageait une possibilité de baisse de taux en début d’année, elle a revu ses intentions.
Le taux tchèque à 2 ans intègre dès lors aussi des hausses de taux en se basant sur ces minutes qui relèvent que « le gouverneur Ales Michl a déclaré qu’il était nécessaire de maintenir une politique monétaire stricte et de ne pas sous-estimer le choc des coûts. Une politique de prudence s’impose. S’il y avait un risque d’augmentation de l’inflation de base, le Conseil serait prêt à resserrer la politique monétaire ».

Mais pour le moment, avec une inflation qui est tombée en dessous des 2 % en février, et un taux directeur à 3,50 %, la Banque centrale dispose d’un peu de marge de manœuvre.
Ah oui…
Je parlais en commençant mon commentaire du moral des consommateurs qui reculait, mais je ne voudrais pas plomber le moral de tout le monde avant le week-end.
Déjà que le retour de l’hiver ce matin, a figé la nature, mais aussi le chant des oiseaux qui se sont bien demandé ce qui se passait, nature qui était trois semaines en avance et qui pensait pouvoir s’épanouir dans toute sa grâce et sa beauté.
Eh bien, le moral des consommateurs ressemble un peu à cela, après avoir connu l’espoir d’une reprise en Allemagne en début d’année, il a fléchi. C’est ce qui ressort de l’indice du moral des consommateurs allemands, publié par l’institut d’études de marché GfK.

Selon cette enquête, les attentes des consommateurs en matière de revenus ont chuté en territoire négatif par crainte que l’inflation n’entame leur pouvoir d’achat, tout comme leurs attentes économiques, qui ont atteint leur niveau le plus bas depuis décembre 2022.
Même constat en Grande-Bretagne, où l’indice de confiance des consommateurs de GfK est tombé en mars à son plus bas niveau depuis près d’un an.
Neil Bellamy, directeur des études de consommation chez GfK constatant que « les gens ne pensent tout simplement pas que l’économie est suffisamment solide pour surmonter les effets du conflit au Moyen-Orient ».
Et de rajouter « à moins d’une résolution rapide du conflit ou de mesures gouvernementales telles qu’une aide supplémentaire pour les factures d’énergie, cette vague de peur que nous observons dans les données de mars risque de se transformer en inondation ».

Source : Bernard Keppenne, Chief Economist - CBC Banque & Assurances






