Le Blog de Bolero
ven. 13 mars 2026
Les titres les plus négociés sur Bolero
Chaque jour, nous vous offrons un aperçu des titres les plus négociés chez Bolero sur Euronext. Idéal pour prendre la température du marché boursier et pour découvrir les actions ou les titres que les autres investisseurs s'arrachent !
Dans le top 10 aujourd'hui : BE Semiconductor Industries, Syensqo, D'Ieteren Group, KBC, HAL Trust, Aedifica, Ackermans & van Haaren, ING, Argenx, Shell.

Actualités des entreprises du Benelux

- BE Semiconductor Industries renforce sa position stratégique grâce à un intérêt international pour les acquisitions.
- GBL voit sa valorisation baisser mais confirme sa force d'investissement avec des actifs privés solides.
- DEME assure sa croissance à long terme avec une concession brésilienne de 25 ans.
- D'Ieteren Group dépasse les attentes et augmente sa valorisation grâce aux bonnes performances de sa filiale Belron.
- Hybrid Software Group enregistre une année record et ouvre la voie à de nouvelles acquisitions ciblées.
- Sofina profite de l'accélération des investissements en IA chez ByteDance en dehors de la Chine.
- Sif dépasse ses objectifs de production et de bénéfices et confirme ses perspectives ambitieuses pour 2026.
- Ontex renforce son portefeuille de produits de nuit avec l'innovation Dreamshields.
- DSM-Firmenich s'oriente clairement vers des objectifs à moyen terme après la vente d'ANH.
- Proximus renouvelle son conseil d'administration avec des propositions de (re)nominations jusqu'en 2026.
- Belysse stabilise ses marges et montre des signes de reprise sur le marché américain.
- Roularta Media Group accélère sa transformation numérique avec de nouvelles plateformes et des outils d'IA.
Actualités des entreprises européennes

- Vivendi recentre sa stratégie et réduit le poids de sa dette.
- Stellantis explore de nouveaux partenariats industriels avec des constructeurs automobiles chinois.
- BMW ralentit la croissance de ses bénéfices en raison de la hausse des droits de douane et de la pression exercée sur le marché chinois.
- Volkswagen accélère son offensive électrique avec le lancement de la production de masse ID UNYX 08.
- Glencore rouvre la porte à d'éventuelles négociations de fusion avec Rio Tinto.
- Axa relève sa note de crédit grâce à une base de capital plus solide et à une croissance des bénéfices.
Actualités des entreprises américaines

- PayPay fait de bons débuts au Nasdaq et gagne beaucoup de terrain auprès des investisseurs.
- Apple réduit les commissions de l'App Store en Chine sous la pression croissante de la réglementation.
- Meta Platforms retarde le lancement de son nouveau modèle d'IA, alimentant les doutes sur sa compétitivité.
- JPMorgan Chase abaisse les évaluations et accentue la pression sur le marché du crédit privé.
- Adobe voit son action chuter après l'annonce du départ de son CEO, malgré des chiffres solides.
Actualités des entreprises asiatiques

- Honda Motor plonge dans le rouge après d'importants coûts de restructuration et des dépréciations de véhicules électriques.
Nouvelles recommandations pour les actions

Publication : le 13 mars 2026 à 9h56

La présente communication n’a pas été établie conformément aux dispositions relatives à la promotion de la recherche indépendante en investissement et n’est pas soumise à l’interdiction de négoce avant la diffusion de la recherche.
Le blog de Bernard Keppenne : « Les flammes du pétrole obscurcissent le ciel économique »

Les tensions sur les taux d’intérêt se sont encore accentuées à la veille d’une semaine où les Banques centrales vont devoir recalibrer leurs discours en s’inquiétant de la hausse de l’inflation dans la perspective d’un conflit parti pour durer.
Inquiétudes sur l’inflation
Cette inquiétude se reflète dans le niveau atteint aussi bien par le Bund 2 ans, que par le Treasury 10 ans, le marché obligataire ne servant pas de valeur refuge par crainte d’une poussée de l’inflation.

Avec un niveau de baril à 100 $, la BCE pourrait augmenter ses taux dans le courant de l’année, la BoE pourrait ne plus réduire ses taux qu’une seule fois, la FED va se donner du temps et procédera peut-être à une baisse en juin, la Banque centrale d’Australie devrait encore augmenter ses taux la semaine prochaine et la BOJ nage en plein doute.
Car la conséquence de cette hausse des rendements obligataires profite au dollar, qui sert en partie de valeur refuge, et qui profite aussi d’attentes moindres de baisses de taux.
Cette hausse du dollar met une énorme pression sur le yen qui flirte avec le niveau symbolique de 160, ce qui rend la tâche de la BOJ encore plus compliquée.

Cette dernière aurait toutes les raisons d’augmenter ses taux, avec une envolée du prix du baril, et une chute de la devise qui exacerbe encore un peu plus l’inflation importée. Mais d’un autre côté, une hausse des taux risquerait de peser sur une économie déjà fragile et qui doit en plus encaisser la hausse des coûts énergétiques. Mais en même temps, si la BOJ ne fait rien, elle risque d’accentuer la baisse du yen. Cornélien comme situation.
Même si Trump a vociféré de nouveau contre Powell pour qu’il baisse ses taux, comme évoqué hier, le chiffre d’inflation qui sera publié cet après-midi devrait renforcer le statu quo de la FED. Et chaque jour qui passe avec un baril proche de 100 $ éloigne un peu plus la perspective d’une baisse des taux.
Séisme au Moyen-Orient
Je l’évoquais dans l’émission Les Clés, la guerre en Iran fait vaciller les pays du Golfe et ils ne sont pas tous logés à la même enseigne.
Si pour l’Arabie saoudite, le pétrole agit encore comme amortisseur, car elle dispose d’une échappatoire pour écouler une partie de son pétrole par la mer Rouge, tant qu’elle peut toujours produire évidemment.
En revanche, Dubaï et Abu Dhabi voient la guerre venir percuter plus directement un modèle fondé sur l’immobilier, le tourisme, l’aérien, les services financiers et l’attractivité pour les expatriés fortunés.
S&P Global estime cependant qu’à ce stade, que la plupart des pays du Golfe disposent toutefois d’une marge de manœuvre budgétaire suffisante pour faire face à la crise pendant un certain temps, le Bahreïn, moins bien noté, étant la seule exception évidente.
Mais le secteur bancaire du Qatar pourrait également connaître des difficultés en cas d’importantes sorties de dépôts en réaction au conflit.
Pour Roberto Sifon-Arevalo, responsable de l’analyse souveraine mondiale de S&P, « nous ne voulons pas nous précipiter et dire que les choses vont mal », mais, plus la crise se prolonge, « plus la situation sera difficile ».
Pour lui, l’Asie est la deuxième région la plus exposée, car nombre de ses pays sont d’importants importateurs de pétrole et de gaz du Golfe.
Il pointe en particulier l’Inde, la Thaïlande et l’Indonésie qui ont des réserves de pétrole relativement plus faibles, et des pays déjà lourdement endettés tels que le Pakistan, le Bangladesh et le Sri Lanka, dont les finances seraient encore plus affectées par la hausse des prix de l’énergie.
Révisions à la baisse
Les instituts allemands ont déjà revu à la baisse leurs prévisions de croissance, en basant ces dernières sur le scénario de niveaux élevés des prix du gaz et du pétrole sur une courte période.
L’institut IFO prévoit une croissance économique de 0,8 % cette année, alors qu’il aurait normalement relevé ses prévisions à 1 %.
Prudent quand même, dans le cas où les prix du pétrole et du gaz restent élevés plus longtemps, l’économie allemande ne croîtra que de 0,6 % en 2026, car l’inflation devrait culminer à un peu moins de 3 %, selon l’institut.
Même message de la part de l’institut IfW qui a abaissé ses prévisions pour 2026 de 0,2 point de pourcentage, à 0,8 %, en partant de l’hypothèse que les prix des matières premières ne resteront élevés que pendant quelques mois.
Et l’institut RWI a aussi revu à la baisse ses prévisions pour cette année de 0,1 point à 0,9 %, son responsable Torsten Schmidt, soulignant, « la guerre en Iran montre à quel point l’économie allemande reste vulnérable en raison de ses dépendances énergétiques ». Quelle surprise !
Et concernant l’inflation ces trois instituts prévoient une hausse de l’inflation à au moins 2,5 % cette année, avant un nouveau ralentissement en 2027, si le conflit ne dure pas.

Source : Bernard Keppenne, Chief Economist - CBC Banque & Assurances






