Le Blog de Bolero
mer. 11 févr. 2026
Les titres les plus négociés sur Bolero
Chaque jour, nous vous offrons un aperçu des titres les plus négociés chez Bolero sur Euronext. Idéal pour prendre la température du marché boursier et pour découvrir les actions ou les titres que les autres investisseurs s'arrachent !
Dans le top 10 aujourd'hui : AB InBev, TotalEnergies, Cofinimmo, Shell, ArcelorMittal, Umicore, Lotus Bakeries, CSG, Randstad, Ahold Delhaize.

Actualités des entreprises du Benelux

- Pharvaris annonce de nouvelles dates d'études en vue de résultats cruciaux de phase 3.
- ABN Amro annonce des résultats trimestriels plus faibles mais confirme ses perspectives.
- Alfen voit ses ventes baisser et compte sur un marché plus stable en 2026.
- Heineken augmente son bénéfice d'exploitation et supprime des milliers d'emplois dans le monde entier.
- Econocom renforce ses résultats et confirme la stratégie One Econocom.
- Randstad annonce une baisse de son chiffre d'affaires et reste prudent dans ses perspectives.
- Ahold Delhaize dépasse les attentes et confirme ses objectifs en matière de flux de trésorerie.
- Sofina voit ByteDance investir dans ses propres puces et dans son infrastructures d'IA.
- Arcadis remporte le contrat ProRail pour le renouvellement de la sécurité des trains sur la ligne de la Zélande.
- ING prévoit des remboursements anticipés de prêts américains et d'obligations Tier2.
Actualités des entreprises européennes

- James Hardie Industries relève ses prévisions de bénéfices.
- SGS augmente son chiffre d'affaires et confirme son dividende.
- Dassault Systèmes poursuit sa croissance grâce à des revenus récurrents.
- Schindler prévoit une croissance modérée et maintient son dividende stable.
- Aker BP augmente son dividende malgré une baisse de l'EBITDA.
- Siemens Energy triple son bénéfice trimestriel grâce à une forte demande.
- Gerresheimer revoit ses perspectives à la baisse après l'examen de ses comptes.
- TotalEnergies affiche un bénéfice trimestriel en baisse et revoit à la hausse ses plans d'allocation de capital.
- TKMS renforce son carnet de commandes et revoit à la hausse ses prévisions de croissance.
- Commerzbank relève ses perspectives de bénéfices malgré la pression exercée par UniCredit.
- Metacon dépasse ses attentes en matière de recettes grâce à la livraison d'importants projets.
- Storytel accélère la croissance de son chiffre d'affaires et prépare son entrée en bourse.
- Revenio augmente son chiffre d'affaires et prévoit une nouvelle croissance en 2026.
- Yara améliore son EBITDA grâce à des marges plus élevées.
- MJ Gleeson augmente son chiffre d'affaires mais voit ses bénéfices diminuer.
- Barratt Redrow voit ses bénéfices diminuer, mais maintient ses prévisions pour l'ensemble de l'année.
- Profoto voit ses ventes baisser et se concentre sur la croissance des LED.
- Finnair revoit à la hausse ses prévisions de bénéfices pour 2026.
- Renishaw augmente ses bénéfices grâce à une forte demande et à des réductions de coûts.
Actualités des entreprises américaines

- Paramount Skydance augmente son offre pour convaincre les actionnaires de Warner Bros Discovery.
- Alphabet finance ses ambitions en matière d'IA grâce à une émission rare d'obligations à 100 ans.
- Ford Motor voit ses bénéfices chuter en raison des coûts, de la dépréciation et des pertes continues des véhicules électriques.
- Tesla déploie de nouvelles fonctionnalités de son logiciel d'incrustation en Chine grâce à un partenariat avec Tencent.
- Coca-Cola accélère l'innovation pour tirer parti de la baisse de la consommation de sucre et des médicaments amaigrissants.
- Boeing augmente encore la production du 737 MAX avec une ligne de production supplémentaire.
- Moderna reçoit un coup dur après le rejet par la FDA du dossier relatif au vaccin contre la grippe.
- Cloudflare relève ses prévisions de chiffre d'affaires grâce à une forte demande liée à l'IA.
- Alphabet s'attire les foudres des éditeurs européens en raison des résumés de l'IA dans Google Search.
- Mattel déçoit avec des perspectives de bénéfices faibles et une forte pression sur les marges.
- Lyft met en garde contre une baisse de la rentabilité malgré des flux de trésorerie importants.
- Robinhood Markets affiche un chiffre d'affaires record mais voit ses bénéfices diminuer en raison d'une hausse des impôts.
- Hasbro renoue avec les bénéfices et mise sur la croissance et les rachats d'actions.
- Harley Davidson est confronté à une baisse des livraisons et à une forte augmentation de sa perte.
- CVS Health revoit ses perspectives à la baisse en raison de l'incertitude entourant l'assurance-maladie, malgré de bons résultats.
Actualités des entreprises asiatiques

- SMIC met en garde contre la pression exercée sur les marges par des investissements lourds, malgré une forte croissance des bénéfices.
Nouvelles recommandations pour les actions

Publication : le 11 février 2026 à 9h11

La présente communication n’a pas été établie conformément aux dispositions relatives à la promotion de la recherche indépendante en investissement et n’est pas soumise à l’interdiction de négoce avant la diffusion de la recherche.
Le blog de Bernard Keppenne : « Trois fragilités et une pierre dans le jardin »

Où il sera question de l’état de l’économie américaine avec un arrêt de la consommation, d’un léger mieux en termes de déflation en Chine et de jeter une pierre dans le jardin.
Mauvaise surprise
Les ventes au détail aux États-Unis sont restées étonnamment inchangées en décembre, ce qui pourrait annoncer un début d’année plus morose.
Après une hausse de 0,6 % en novembre, et un chiffre révisé à -0,2 % en octobre, cette stagnation des ventes au détail a surpris, affichant en taux annuel une hausse de 2,4 %.
Les ventes au détail excluant les automobiles, l’essence, les matériaux de construction et les services alimentaires ont diminué de 0,1 % en décembre, après un recul de 0,2 % en novembre.
La baisse de décembre et la révision à la baisse des chiffres des ventes au détail de novembre suggèrent que les dépenses de consommation ont ralenti par rapport au rythme de croissance rapide de 3,5 % en taux annuel du troisième trimestre.
Ce recul pourrait s’expliquer par la période de froid qui s’est abattue sur les États-Unis, par la fermeture du gouvernement, et plus interpellant, par des doutes sur la fiabilité des chiffres à cause de cette fermeture et du licenciement de fonctionnaires.
Et dernière raison, l’atonie du marché de l’emploi qui pourrait inciter une partie des ménages à reconstituer leur épargne.
À propos de l’état du marché de l’emploi, nous aurons les chiffres qui devaient être publiés vendredi et qui le seront cet après-midi. Le taux de chômage est attendu stable à 4,4 %, mais il masque sans doute un marché de l’emploi plus compliqué, où trouver du travail est moins simple.
Les créations d’emploi sont attendues en hausse de 70 000 pour le mois de janvier contre une hausse de 50 000 en décembre.
Il faudra aussi être extrêmement attentif à la révision annuelle par le BLS des chiffres de la masse salariale.
L’année dernière, l’agence a estimé que l’économie avait probablement créé 911 000 emplois de moins que prévu au cours de la période de 12 mois se terminant en mars 2025.
Impact de l’IA, diminution de la population suite à la politique migratoire de Trump, et chiffres sujets à caution, difficile de se faire une opinion exacte de l’état du marché de l’emploi aux États-Unis.
La bataille n’est pas encore gagnée
A propos de la déflation qui persiste en Chine, même si les prix à la production sont un peu moins négatifs, mais reflètent toujours une demande intérieure atone.

L’indice des prix à la consommation est en hausse de 0,2 % en janvier contre une hausse de 0,8 % en décembre, en taux annuel.
L’indice des prix à la production a baissé de 1,4 % en taux annuel, certes en hausse par rapport au -1,9 % de décembre, mais qui demeure toujours en déflation.
L’indice des prix à la consommation de base, qui exclut les prix volatils des denrées alimentaires et des carburants, a augmenté de 0,8 % en taux annuel, après une hausse de 1,2 % en décembre.
Cette déflation qui persiste continue de peser sur les bénéfices des entreprises, ce qui implique que les autorités doivent impérativement prendre des mesures pour stimuler la demande intérieure et traiter les déséquilibres profondément enracinés dans l’économie.
À cet égard, hier, la Banque centrale chinoise a déclaré qu’elle renforcerait son soutien financier pour stimuler la demande intérieure, comme on peut le lire dans son rapport trimestriel constatant que « l’offre est forte alors que la demande est faible ».
Même si elle a annoncé qu’elle aiderait les banques à soutenir la demande intérieure, concrètement rien n’émerge encore et il faudra attendre la session parlementaire de mars pour espérer avoir des annonces concrètes.
Hausse de l’inflation
En Norvège, avec une inflation de base, hors énergie et taxes, qui s’est établie à 3,4 % en taux annuel en janvier contre un taux de 3,1 % en décembre.
Alors que la Banque centrale de Norvège avait adopté une attitude prudente en maintenant son taux à 4 %, et qu’elle avait nettement moins baissé son taux que les autres Banques centrales, ce chiffre a remis en cause la perspective d’une baisse.
Résultat, le rendement de l’obligation norvégienne à 10 ans s’est envolé, et la couronne suédoise s’est nettement renforcée par rapport à l’euro.


Une pierre dans le jardin
Dans une étude publiée hier par des économistes de la BCE, ces derniers ont déterminé « comment la baisse des volumes d’échanges avec les États-Unis à la suite de l’augmentation des droits de douane américains affecte la zone euro. Lorsque la baisse des échanges est plus importante que prévu après une augmentation des droits de douane – une situation que nous appelons “surprise commerciale liée aux droits de douane” (TTS) – l’inflation dans la zone euro diminue et l’activité économique s’affaiblit à moyen terme. Nos résultats suggèrent donc que les effets de la baisse de la demande due aux droits de douane américains sur la zone euro l’emportent sur les effets de l’offre qui stimulent l’inflation ».
Et de conclure, lançant ainsi une pierre dans le jardin du Comité monétaire de la BCE, « la politique monétaire peut atténuer ces effets. Nous constatons que l’impact des droits de douane américains diffère sensiblement d’un secteur à l’autre. Les secteurs les plus durement touchés par les droits de douane sont également ceux qui réagissent le plus fortement aux variations des taux d’intérêt. Par conséquent, la politique monétaire peut contribuer à contrer les effets négatifs de l’augmentation des barrières commerciales ».
Même si cette étude ne reflète en rien l’opinion du Comité monétaire de la BCE, un véritable plan européen de réindustrialisation, avec des investissements soutenus par des emprunts européens, qui seraient accompagnés par une baisse des taux de la part de la BCE pourrait apporter une nouvelle dynamique.

Source : Bernard Keppenne, Chief Economist - CBC Banque & Assurances





