Le Blog de Bolero
ven. 20 févr. 2026
Les titres les plus négociés sur Bolero
Chaque jour, nous vous offrons un aperçu des titres les plus négociés chez Bolero sur Euronext. Idéal pour prendre la température du marché boursier et pour découvrir les actions ou les titres que les autres investisseurs s'arrachent !
Dans le top 10 aujourd'hui : Umicore - Deme - BSMI - Kinepolis - Ackermans & van Haaren - AB Inbev - Maurel et Prom - Sofina - ASML Holding - Gimv

Actualités des entreprises de Benelux

- Galapagos renforce son conseil d'administration avec la nomination de Paulo Fontoura
- Umicore augmente sa rentabilité en 2025 mais reste prudente sur le marché des véhicules électriques
- IMCD développe ses activités dans le domaine de l'alimentation et de la nutrition avec l'acquisition de Willows Ingredients
- Cofinimmo dépasse les attentes en matière de bénéfices mais voit son ratio d'endettement augmenter vers 2026
- Brunel voit ses résultats trimestriels se stabiliser et vise des gains d'efficacité en 2026
Actualités des entreprises européennes

- Danone entame l'année 2026 avec une croissance plus forte que prévu et un cash-flow plus élevé
- HSBC supprime des emplois aux États-Unis pour réduire les coûts et simplifier l'organisation
- Novartis vend sa participation majoritaire dans Novartis India et achève son désengagement stratégique.
- Diageo remanie son équipe dirigeante sous la houlette d'un nouveau PDG chargé de définir l'orientation stratégique.
- Sika prévoit une croissance modérée de ses ventes en 2026 malgré la faiblesse du marché de la construction
- Volkswagen signe un accord syndical historique à l'usine américaine de Chattanooga
- BioNTech poursuit Moderna pour violation présumée du brevet sur l'ARNm
- Repsol poursuit ses activités au Venezuela en réglant une plainte d'un milliard de dollars
- Air Liquide confirme ses objectifs de marge et augmente son dividende après de bons résultats
- Anglo American affiche une lourde perte alors qu'il prépare la vente de De Beers
- Aston Martin vend les droits de dénomination de la F1 pour renforcer ses liquidités alors que les pertes se poursuivent
- La Swedbank fait l'objet d'une enquête pour d'éventuelles défaillances dans les contrôles relatifs au blanchiment d'argent
Actualités des entreprises américaines

- Bank of America renforce sa position sur le marché du crédit privé
- Meta réduit à nouveau les frais de participation et réoriente ses investissements vers l'IA
- Newmont profite des prix records de l'or et continue d'investir dans l'extension de ses mines
- Klarna chute fortement après avoir revu ses perspectives à la baisse
- Blue Owl Capital vend des prêts d'un milliard de dollars et interrompt ses demandes de rachat
- Omnicom augmente fortement ses ventes et met en place un important programme de rachat d'actions
- Deere dépasse les attentes avec de solides résultats trimestriels
- Carvana surprend avec un bénéfice élevé et une croissance plus forte des ventes
- Occidental Petroleum annonce une baisse de son chiffre d'affaires trimestriel et un bénéfice modeste pour l'ensemble de l'année
- Avis BudgetGroup réduit ses pertes malgré la baisse des ventes
- Akamai Technologies se développe dans les domaines du Cloud et de la sécurité, mais voit son bénéfice par action diminuer
- Opendoor Technologies progresse après avoir annoncé des perspectives d'EBITDA plus favorables
Nouvelles recommandations pour les actions

Publication : le 20 février 2026 à 9h10

La présente communication n’a pas été établie conformément aux dispositions relatives à la promotion de la recherche indépendante en investissement et n’est pas soumise à l’interdiction de négoce avant la diffusion de la recherche.
Le blog de Bernard Keppenne: « Quand le déficit vient corroborer les études économiques »

Le prix du baril continue de progresser avec les nouvelles menaces de Trump, et le dollar se renforce, car la baisse des taux s’éloigne avec des indicateurs économiques qui montrent que l’économie américaine reste solide, mais déséquilibrée.
Indicateurs et tendances
Ironique, le déficit commercial des États-Unis s’est fortement creusé en décembre sur fond d’augmentation des importations, et le déficit de marchandises en 2025 a été le plus élevé jamais enregistré, malgré les droits de douane.

En décembre, le déficit commercial a augmenté de 32,6 % par rapport à novembre pour atteindre le niveau de 70,3 milliards de dollars.
Et si le déficit global s’est réduit de 0,2 % par rapport à 2025 pour atteindre 901,5 milliards de dollars, en revanche, le déficit des marchandises a augmenté de 2,1 % par rapport à 2024 à 1,24 billion de dollars.
Si le déficit s’est réduit par rapport à la Chine, des déficits records ont été enregistrés avec le Mexique, le Vietnam, Taïwan, l’Irlande, la Thaïlande et l’Inde.
Je ne peux pas m’empêcher de citer une déclaration d’un fonctionnaire chinois à propos des droits de douane de Trump, « n’interrompez pas votre adversaire lorsqu’il commet une erreur ».
Ce creusement du déficit en décembre est la résultante d’une hausse de 3,6 % des importations, avec entre autres une hausse significative des importations d’accessoires informatiques et des équipements de télécommunications. En revanche, les importations de biens de consommation ont diminué.
Et c’est aussi le résultat d’une baisse des exportations de 1,7 % pour atteindre 287,3 milliards de dollars en décembre.
Ce chiffre du déficit commercial plus important que prévu a incité la FED d’Atlanta à réduire son estimation de la croissance du PIB au quatrième trimestre à un taux annualisé de 3,0 %, contre un taux de 3,6 % précédemment.
Nous aurons justement, cet après-midi, la première estimation du PIB pour le quatrième trimestre, le consensus tournant autour d’un taux annualisé de 3 % contre 4,4 % au troisième trimestre.
Sur base de ce niveau, cela signifie que la croissance en 2025 devrait être de 2,2 % contre 2,8 % en 2024.
Il sera évidemment important de voir comment se décompose cette croissance, en sachant que les centres de données, les semi-conducteurs, les logiciels et la recherche et le développement pourraient représenter un tiers de la croissance du PIB au quatrième trimestre.
Alors que les dépenses de consommation devraient être en recul par rapport au trimestre précédent, et que l’investissement résidentiel devrait toujours peser sur la croissance.
Autre indicateur attendu aux Etats-Unis, l’indice PCE de base qui devrait avoir progressé de 0,3 % en décembre, soit un taux annuel qui passerait de 2,8 % à 2,9 %, niveau qui demeure largement supérieur à l’objectif de 2 % de la FED.
Aucune raison pour la FED de se précipiter pour encore baisser les taux, et les intimidations n’y changeront rien.
Après la sortie de Kevin Hassett que je relatais hier, le président de la FED de Minneapolis, Neel Kashkari est monté au front en déclarant « il s’agit d’une nouvelle étape pour tenter de compromettre l’indépendance de la FED. Au cours de l’année écoulée, nous avons assisté à de multiples tentatives ».
Et de préciser, le différend « porte en réalité sur la politique monétaire. Nous faisons de notre mieux pour évaluer au mieux l’économie sur la base de données et d’analyses ».
Et d’insister sur le rôle des départements de recherche des 12 banques régionales, « les 12 banques régionales ont toutes des départements de recherche indépendants qui étudient en permanence l’économie. C’est ainsi que nous essayons de nous améliorer et d’apprendre ».
Discours devant le Parlement
La Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a tenu, ce matin, son discours de politique générale devant le Parlement et s’est engagée à rompre avec “l’austérité budgétaire excessive” et à stimuler les investissements à long terme.
Tout en s’engageant à définir des indicateurs spécifiques pour mesurer les progrès accomplis dans la remise en ordre des finances publiques.
Elle entend accroître les investissements dans des domaines tels que l’intelligence artificielle, les puces et la construction navale.
Le gouvernement maintiendra également le rythme d’augmentation de la dette dans les limites du taux de croissance économique et abaissera progressivement le ratio dette/PIB du Japon afin de garantir la viabilité budgétaire, a-t-elle déclaré.
Tout le défi sera pour elle de mener à bien ce plan de relance sans fragiliser le yen et sans provoquer de hausse des rendements obligataires.
Elle pourrait être aidée par la publication des chiffres d’inflation, ce matin, qui pourraient inciter la BOJ à retarder ses hausses de taux.

Cependant, si l’inflation est revenue à 2 % pour l’indice excluant les aliments frais, cette baisse est largement due à l’effet des subventions sur les carburants, à l’abolition des surtaxes sur l’essence et à l’effet de base de la hausse des prix des denrées alimentaires de l’année dernière.
La BOJ s’attendait à ce recul d’ailleurs, et par contre, l’indice excluant les prix des aliments frais et des carburants, se situe à 2,6 % en taux annuel, un niveau largement supérieur à son objectif.
La bonne nouvelle est cependant que cette hausse est inférieure à celle de 2,9 % enregistrée en décembre, et que l’inflation des services est restée stable à 1,4 %.

Source : Bernard Keppenne - Chief Economist CBC Banque & Assurance







