Le Blog de Bolero
jeu. 2 avr. 2026
Actualités des entreprises du Benelux

- Proximus aide les familles à utiliser leur smartphone en toute sécurité grâce à sa nouvelle offre Mobile Kids.
- Ebusco obtient un financement de fonds de roulement pour soutenir les livraisons en 2026.
- Aperam renforce son portefeuille de matériaux spécialisés avec l'acquisition de Magnetec
- 7C Solarparks dépasse les prévisions et vise une nouvelle création de valeur à partir de 2026.
Actualités des entreprises européennes

- Shell explore l'expansion de projets gaziers offshore avec le Venezuela près de Trinidad.
- Stellantis explore la production de LeapmotorEVs au Canada.
- Ryanair met en garde contre une éventuelle pénurie de carburant et une réduction des capacités cet été.
- Puig envisage de fusionner avec Estée Lauder pour former un groupe mondial de produits de beauté de luxe.
- Argan confirme ses perspectives de croissance avec une occupation complète et des revenus locatifs en hausse.
Actualités des entreprises américaines

- Tesla réduit son taux de croissance en raison d'une pression concurrentielle accrue
- Nike met en garde contre une forte baisse des ventes due aux tensions géopolitiques
- Pfizer et BioNTech interrompent l'étude sur le vaccin COVID19 aux États-Unis
- Intel reprend le contrôle total de son usine de puces irlandaise
- Eli Lilly lance une nouvelle pilule amaigrissante après l'approbation de la FDA
- Hasbro enquête sur un cyberincident après un accès non autorisé à son réseau
- CalMaine dépasse les attentes et annonce de solides résultats trimestriels
- Dave & Buster's Entertainment prévoit une reprise des ventes et de la rentabilité
- PVH surprend positivement avec des résultats trimestriels meilleurs que prévu
- RH tempère ses perspectives de croissance et déçoit le marché
- nCino revoit à la hausse ses prévisions de recettes et rassure les investisseurs
- Oracle se restructure et supprime des milliers d'emplois
Actualités des entreprises asiatiques

- Les ventes de BYD continuent de chuter malgré la mise à niveau des batteries et la forte croissance des exportations
- Toyota maintient largement ses ventes aux États-Unis grâce à la forte demande de SUV
Nouvelles recommandations pour les actions

Publication : le 2 avril 2026 à 9h21

La présente communication n’a pas été établie conformément aux dispositions relatives à la promotion de la recherche indépendante en investissement et n’est pas soumise à l’interdiction de négoce avant la diffusion de la recherche.
Le blog de Bernard Keppenne "Choc énergétique, il s’en lave les mains"

Tout cela pour ça ! Le discours tant attendu n’a rien apporté de neuf, mais surtout dessine un scénario qui n’a rien de très réjouissant avec un prix du baril qui n’est pas près de redescendre.
Réactions ce matin
Ce n’est pas compliqué, vous prenez les mouvements d’hier et vous les inversez. A savoir, le prix du baril est reparti à la hausse, les rendements obligataires également, et le dollar aussi. Et dès lors les bourses sont dans le rouge en Asie, avec des futures en Europe affichant un recul de 1,70 %, et l’or baisse très légèrement.
Car dans le discours, il a toujours été question d’un conflit qui durera encore entre 2 et 3 semaines, la question de l’envoi de troupes n’a pas été évoquée mais pas plus exclue. Et que les Etats-Unis vont continuer de frapper extrêmement fort durant cette période.
Et concernant le détroit d’Ormuz, et c’est bien la seule certitude, ce n’est plus le problème des Etats-Unis, les pays importateurs de pétrole et de gaz ont le choix entre se fournir aux Etats-Unis ou assurer la sécurité du détroit.
Car affaibli, l’Iran pourrait ressortir plus fort de cette guerre, car il dispose toujours de sa capacité de nuisance sur les pays du Golfe, et pourrait bien exercer un véritable droit de passage dans le détroit d’Ormuz.
Et si le système intérieur a vacillé, il ressort renforcé et plus puissant car animé par un esprit de vengeance et de radicalisation qui fait craindre le pire pour la région dans les prochaines années. Et une majorité du peuple iranien sera sacrifié sur l’autel de la haine et de cet esprit de vengeance.
Premiers effets
Les cinq principaux instituts économiques allemands ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance pour cette année et l’année prochaine.
Pour 2026, elles ont été revues à 0,6 %, contre 1,3 % en septembre, et pour 2027 à 0,9 %, contre 1,4 %.
Concernant l’inflation, ils tablent sur une inflation de 2,8 % en 2026 et de 2,9 % en 2027, contre des projections précédentes de 2 % et 2,3 %, respectivement.
En cause évidemment la hausse des coûts énergétiques, qui devrait réduire les revenus de l’Allemagne d’environ 50 milliards d’euros cette année et l’année prochaine.
Seule consolation selon Timo Wollmershaeuser, responsable des prévisions à l’institut IFO « le choc des prix de l’énergie déclenché par la guerre contre l’Iran frappe durement la reprise, mais dans le même temps, la politique budgétaire expansionniste soutient l’économie nationale et empêche une chute plus importante ».
Début d’année solide mais …
C’est ce qui ressort du chiffre des ventes au détail aux Etats-Unis pour le mois de février, ventes qui ont augmenté de 0,6 %, la plus forte hausse depuis juillet dernier, après une baisse de 0,1 % en janvier.
Mais une partie de l’augmentation des ventes au détail reflète la hausse des prix de l’essence, et depuis lors, cette hausse devrait peser sur les ventes en mars.

Autre facteur explicatif de cette hausse, les remboursements d’impôts qui courent jusqu’au 20 mars et qui représentent en moyenne 350 dollars.
Les ventes au détail hors automobiles, essence, matériaux de construction et services de restauration ont augmenté de 0,5 % en février, après avoir progressé de 0,2 % en janvier.
Le marché de l’emploi devrait continuer de croître légèrement. Selon le rapport ADP, les emplois dans le secteur privé ont augmenté de 62.000 en mars après une hausse de 66.000 en février. Mais ce chiffre n’est certainement pas un bon indicateur du marché de l’emploi, car en février, l’économie américaine avait détruit 92.000 emplois.
Mais selon les estimations, le taux de chômage est attendu stable à 4,4 % demain, et les créations d’emplois de 60.000.
L’industrie aux Etats-Unis reste bien orientée avec un indice ISM manufacturier qui a légèrement progressé et demeure au-dessus des 50.

Mais le sous-indice des livraisons des fournisseurs a augmenté à 58,9 contre 55,1 en février. Une valeur supérieure à 50 indique un ralentissement des livraisons.
Résultat, l’indice des prix payés s’est accéléré pour atteindre 78,3, le niveau le plus élevé depuis juin 2022, contre 70,5 en février. Ce qui signifie que ces prix plus élevés se répercuteront inévitablement sur l’inflation des prix à la consommation.
La FED de Cleveland prévoit que l’indice des prix à la consommation a augmenté de 0,84 % en mars, soit une hausse de 3,25 % en taux annuel, et pourrait même aller à 3,71 % en avril, contre un taux actuellement à 2,4 %.
Cette perspective ne devrait pas inciter la FED à agir sur les taux, point de vue exprimé d’ailleurs par le président de la FED de Saint-Louis, Alberto Musalem, qui a déclaré « la politique monétaire est bien positionnée et je m’attends à ce que le niveau actuel du taux directeur reste approprié pendant un certain temps ».
Et de préciser sa pensée, « les perspectives économiques sont très incertaines. Et bien que le scénario de base prévoie une croissance économique décente, un taux de chômage stable et une nouvelle modération de l’inflation, l’incertitude liée au conflit au Moyen-Orient et l’instabilité de la politique tarifaire pourraient peser sur les dépenses des consommateurs et des entreprises au cours du premier semestre de l’année ».
Et bien qu’un choc d’offre soit considéré comme temporaire pour l’inflation, selon Musalem, « l’histoire suggère que la prudence est de mise », et « les chocs d’offre sont peut-être plus susceptibles d’avoir un impact persistant sur l’inflation et les attentes en matière d’inflation ».

Source : Bernard Keppenne - Chief Economist CBC Banque & Assurance






