Le Blog de Bolero
mer. 1 avr. 2026
Les titres les plus négociés sur Bolero
Chaque jour, nous vous offrons un aperçu des titres les plus négociés chez Bolero sur Euronext. Idéal pour prendre la température du marché boursier et pour découvrir les actions ou les titres que les autres investisseurs s'arrachent !
Dans le top 10 aujourd'hui : Shell, Lotus Bakeries, Argenx, Ageas, ASML Holding, Hal Trust, KBC Groep, Ackermans V. Haaren, Total Energies et Prosus.

Actualités des entreprises du Benelux

- Sofina observe les ambitions fintech de TikTok au Brésil.
- Agfa clôt définitivement le dossier Offset Solutions avec un apport de trésorerie supplémentaire.
- Proximus renforce la résilience numérique des citoyens wallons via un partenariat en cybersécurité.
- Floridienne poursuit sa croissance grâce aux solides performances de la division Life Sciences.
- MaaT présente de meilleures chances de survie avec MaaT013 dans les complications sévères de transplantation.
- Colruyt Group passe de “Accumuler” à “Conserver” chez KBC Securities.
- Aegon veut assurer la continuité en prolongeant le mandat de son CEO.
- Titan lance un nouveau programme de rachat d’actions sur Euronext Brussels et Athènes.
- Fluxys Belgium augmente ses investissements malgré un résultat net plus faible.
- Fugro soutient les ambitions brésiliennes en matière d’éolien offshore grâce à des études géotechniques.
Actualités des entreprises européennes

- Alstom nomme Martin Sion au poste de nouveau CEO.
- Ubisoft fait face à une action en justice en raison de l’arrêt du jeu en ligne The Crew.
- Monzo se retire des États‑Unis et se concentre sur sa croissance en Europe.
- Lufthansa menace de réduire sa capacité en raison des tensions au Moyen‑Orient.
- Mercedes‑Benz augmente ses investissements aux États‑Unis afin de limiter les droits d’importation.
- Unilever reçoit le soutien d’un actionnaire pour la fusion de ses activités alimentaires avec McCormick.
Actualités des entreprises américaines

- Tesla accélère son redressement sur le marché européen
- Nike avertit d’une baisse du chiffre d’affaires et d’une reprise plus lente
- Oracle se réorganise et supprime des milliers d’emplois
Actualités des entreprises asiatiques

- TSMC étend sa production au Japon avec une technologie avancée de gravure en 3 nanomètres.
Nouvelles recommandations pour les actions

Publication : le 1er avril 2026 à 9h25

La présente communication n’a pas été établie conformément aux dispositions relatives à la promotion de la recherche indépendante en investissement et n’est pas soumise à l’interdiction de négoce avant la diffusion de la recherche.
Le blog de Bernard Keppenne : "L’annonce qui ressemble à une farce, mais qui booste les marchés"

Ce n’est pas un poisson d’avril, la perspective d’un arrêt des attaques par les Etats-Unis d’ici deux ou trois semaines a propulsé les actions à la hausse, les rendements et le dollar à la baisse, et l’or est reparti à la hausse également.
Ceci n’est pas
Un poisson d’avril, en tout cas les marchés se sont accrochés à la perspective d’une fin du conflit dans un avenir proche, et du fait qu’il n’est plus du tout question d’un ultimatum.
Il est de nouveau question de baisses des taux de la part de la FED, les bourses asiatiques sont en très forte hausse ce matin, les futures en Europe sont en hausse de 1,75 %, un peu comme s’il ne s’était rien passé durant un mois.
Mais tout se cache dans les détails, et à ce stade, si les Etats-Unis devaient se retirer, mission accomplie comme va nous l’annoncer Trump ce soir, les dégâts sont là, le détroit d’Ormuz restera sous le contrôle de l’Iran et le peuple iranien va subir une chape de plomb d’une lourdeur inimaginable comme en Afghanistan.
Mais ce n’est pas tout, les pays du Moyen-Orient vont subir les conséquences de ce retrait des Etats-Unis, avec des modèles économiques bouleversés, et l’Europe comme l’Asie devra négocier chaque passage dans le détroit. Car ce que va faire Trump, sera comme Ponce Pilate, il va s’en laver les mains des conséquences de cette guerre pour les pays importateurs de pétrole et de gaz, et pour l’avenir de l’OTAN.
Hausse de l’inflation
Cela semble presque désuet de parler de la hausse de l’inflation, comme si cet épisode avait un côté suranné. Comme si tout cela n’avait pas existé. En attendant, l’inflation en zone euro a progressé.

Comme attendu, l’inflation globale a bondi à 2,5 % en mars, contre 1,9 % en février, et l’inflation sous-jacente, qui exclut les produits alimentaires et l’énergie, est passée de 2,4 % à 2,3 %.
Ce n’est que le premier signe, mais comme tout est terminé et que le prix du baril recule ce matin, il n’y a aucune raison de s’inquiéter et de tabler sur un resserrement des taux de la part de la BCE.
Elément rassurant, l’inflation des services, qui demeure un indicateur clé, est tombée à 3,2 % en mars, contre 3,4 % le mois précédent.
Comme le montre le graphique, les divergences en termes d’inflation en zone euro sont impressionnantes et la majorité des pays dépassent l’objectif de 2 % de la BCE.

Le modèle coréen
Les exportations de Corée du Sud, ont augmenté de 48,3 % par rapport à l’année précédente pour atteindre un niveau record de 86,13 milliards de dollars, soit leur rythme le plus rapide depuis près de quarante ans, grâce à l’essor des puces électroniques.
Mais comme le montre le graphique, la Corée du Sud se démarque nettement de ses plus proches voisins avec cette explosion des exportations.

Et ce n’est pas tout, la publication des indices PMI a montré que l’activité des usines en Corée du Sud a augmenté au rythme le plus élevé depuis plus de quatre ans grâce à une hausse de la production tirée justement par ces semi-conducteurs, se démarquant également des autres pays de la région.

Rien que les exportations de semi-conducteurs ont bondi de 151,4 % pour atteindre un niveau record de 32,83 milliards de dollars, grâce à la hausse des prix des puces mémoire et à l’augmentation de la demande de serveurs pour les investissements dans l’IA.
Les exportations vers la Chine ont augmenté de 64,2%, tandis que celles vers les États-Unis et l’UE ont progressé respectivement de 47,1% et 19,3%, alors que les expéditions vers le Moyen-Orient ont chuté de 49,1 %.
Résultat, l’indice de la bourse coréenne affiche ce matin une hausse de 8 %, évidemment aussi porté par l’espoir de la fin du conflit.
Faut-il s’y arrêter ?
De nouveau, que veulent dire les indices PMI publiés ce matin en Asie. Ils montrent la dépendance au pétrole et au gaz de la région, et rien que pour cette raison cela vaut la peine de s’y arrêter.
L’indice PMI manufacturier en Chine a reculé en passant de 52,1 en février à 50,8 en mars, cela a également été le cas en Indonésie, au Vietnam, aux Philippines et à Taïwan.
Et le Japon n’est pas en reste, avec un indice PMI qui est tombé à 51,6 contre 53, et le sous-indice des prix a augmenté au rythme le plus rapide depuis août 2024.
Le constat est le même pour la région, à l’exception de la Corée du Sud, comme évoqué plus haut, ce qui a fait dire à Annabel Fiddes, directrice adjointe de l’économie chez S&P Global Market Intelligence, « la guerre a également alimenté une plus grande incertitude quant aux perspectives économiques mondiales, réduisant la confiance des entreprises et entraînant une plus grande prudence dans les activités d’embauche et d’achat ».

Mais c’est du passé tout cela, la guerre va prendre fin dans deux ou trois semaines, et le tableau mensuel ne veut plus rien dire avec cette hausse du prix du baril depuis le début de l’année.

Source : Bernard Keppenne - Chief Economist CBC Banque & Assurance






