Le Blog de Bolero
mar. 13 oct. 2026
Actualités des entreprises du Benelux

- CMB. TECH profite du rebond des pétroliers grâce à des ventes de navires rentables.
- CSG gagne une place dans le secteur spatial en pleine croissance.
- Elia fait un pas majeur en avant avec le projet Boucle du Hainaut.
- Fugro voit les perspectives de reprise se reculer encore plus loin.
- Heijmans renforce sa position en tant que partenaire de construction de l’aéroport d’Eindhoven.
- L’IBA bénéficie d’une avancée majeure pour l’actinium-225 dans le traitement du cancer.
- Retail Estates bénéficie d’une recommandation et d’un objectif de cours plus faibles de la part de KBC Securities.
- Titan accélère la transformation numérique grâce à des investissements technologiques stratégiques.
Actualités des enteprises européennes

- Givaudan élève la barre avec une croissance trimestrielle étonnamment forte.
- Equinor renforce sa position sur le marché néerlandais du gaz.
- LVMH voit la faiblesse chinoise peser davantage sur les ventes de luxe.
- Monte dei Paschi di Siena accentue la pression sur les actionnaires dans les batailles de rachat.
- Nokia rationalise ses activités avec la vente de la division Campus Edge.
- Publicis bénéficie de l’essor de l’IA et maintient les attentes de croissance à flot.
- Shell s’oppose à l’intervention australienne sur le marché du GNL.
- STMicroelectronics opte pour la continuité avec une extension du mandat du PDG.
Actualités des entreprises américaines

- Amazon est en discussion pour acquérir la start-up d’IA Decart.
- Citigroup accélère le processus de réforme pour recentrer la croissance et la réorienter.
- Microsoft lance la nouvelle puce IA Maia 300 et réduit sa dépendance à Nvidia.
- Nvidia perd des parts de marché en Chine en raison des restrictions à l’exportation et de la concurrence locale.
- Starbucks refuse les plans d’acquisition de Chipotle et se concentre sur la stratégie de reprise.
- Visa franchit une étape importante vers une présence plus large sur le marché des paiements chinois.
Actualités des entreprises asiatiques

- Le constructeur de centres de données AirTrunk reporte l’introduction en bourse prévue en raison de conditions de marché volatiles
Nouvelles recommandations pour les actions

Publication : le 13 octobre 2026 à 9h30

La présente communication n’a pas été établie conformément aux dispositions relatives à la promotion de la recherche indépendante en investissement et n’est pas soumise à l’interdiction de négoce avant la diffusion de la recherche.
Le blog de Bernard Keppenne "La croissance tient bon, les risques aussi"

Malgré la guerre en Iran, et un prix du baril au-dessus des 100 $, le FMI a légèrement revu à la hausse sa prévision de croissance mondiale pour cette année, ainsi que celle de la zone euro.
Révision mais …
Le FMI table sur une croissance de 3,1 % cette année contre 3 % en juillet, portée par les solides investissements dans l’IA qui compensent le choc énergétique de la guerre au Moyen-Orient.
Ce chiffre demeure cependant en-deçà des 3,5 % réalisés en 2025. Pour 2027, le FMI prévoit une croissance mondiale de 3,4 %, stable par rapport à la prévision de juillet.
« L’économie mondiale a été résiliente, mais cette résilience atteint ses limites, nous devons donc passer de la simple adaptation à la reconstruction », a déclaré l’économiste en chef du FMI, Silvana Tenreyro. « Nous devons restaurer l’espace budgétaire. Nous devons reconstruire la résilience de l’offre ».
Les pays du Golfe sont en première ligne et le FMI a revu en forte baisse ses prévisions de croissance.
Pour l’Arabie saoudite, il table sur une contraction de 3,3 % pour cette année contre une croissance de 1,7 % en juillet.
A propos de l’Arabie saoudite, les autorités ont prolongé la fermeture de l’aéroport international de Riyad jusqu’à samedi.
Résultat, les compagnies aériennes d’Europe et d’Asie ont suspendu leurs services, et l’organisme aéronautique européen EASA a élargi son avertissement sur l’espace aérien saoudien, invoquant des attaques de missiles et de drones.
Au-delà de cette attaque sur un aéroport civil, les dernières frappes des Houthis montrent la fragilité de l’Arabie saoudite, et d’autant plus que Trump n’entend pas venir à son aide pour ne pas encore rajouter un élément qui pourrait venir aggraver le mécontentement des Américains.
Pour revenir aux prévisions du FMI, pour les autres pays de la région, les révisions sont tout aussi brutales, avec une contraction attendue de 7,6 % pour l’Iran, de 16 % pour l’Irak, de 16,7 % pour le Koweït, de 15,6 % pour le Qatar et de 3,9 % pour les Émirats arabes unis.
La croissance de la zone euro pour 2026 a en revanche été remontée à 1,1 % contre 0,9 % en juillet, grâce aux investissements dans l’IA, et à une augmentation des dépenses de défense dans les pays de l’UE.
La croissance britannique pour 2026 a également été rehaussée de 0,3 point de pourcentage à 1,3 % grâce à des investissements plus importants dans l’IA.
Malgré un certain retard dans l’IA, le FMI a aussi revu à la hausse ses prévisions de croissance pour l’Inde à 7 % pour cette année, en hausse de 0,6 % par rapport aux prévisions de juillet.
Ces révisions à la hausse reposent sur des hypothèses selon lesquelles le détroit d’Ormuz rouvrira en mars 2027, avec un retour large aux conditions maritimes d’avant-guerre d’ici octobre 2027. Le FMI suppose un prix moyen du pétrole de 96 $ par baril pour 2026 et de 87 $ en 2027.
Mais dans un scénario défavorable mis en avant dans le rapport, où une guerre qui s’aggrave pousserait les prix du pétrole à 130 $ le baril au cours du premier trimestre 2027, la croissance serait réduite de 0,2 point de pourcentage en 2026 et de 0,5 point de pourcentage en 2027. L’inflation en 2027 grimperait encore de 1,1 point de pourcentage pour atteindre 5,2 %.
Pour le FMI, l’IA est également une source majeure d’incertitude, avec d’importants risques de baisse et de hausse. Dans un scénario favorable, elle porterait surtout la croissance en Chine et aux Etats-Unis.
Mais si les gains de productivité liés à l’IA ne se concrétisent pas, provoquant une forte baisse des investissements, le PIB américain pourrait chuter de 0,8 %.
Le FMI a également revu à la hausse la prévision de croissance de l’Espagne à 2,5 % pour cette année, rejoignant ainsi les prévisions de la Banque centrale espagnole.
Cette dernière table sur une croissance de 2,6 % cette année contre 2,4 % précédemment, et de 2,2 % en 2027 contre 1,7 % précédemment. Mais cette croissance ne se fera pas sans une hausse de l’inflation qui devrait être de 3,9 % cette année contre 3,6 % précédemment, et de 3,7 % en 2027 contre 2,6 % précédemment.
Pas d’accalmie
La situation en Arabie saoudite et la poursuite des frappes russes sur des installations énergétiques en Ukraine ont poussé à la hausse le prix du baril et aussi celui du gaz.

Concernant ce dernier, il a atteint son niveau le plus élevé depuis décembre 2022, et cette hausse est une très mauvaise nouvelle pour l’Europe compte tenu de la faiblesse de ses stocks.
Car même si certains pays, dont les États-Unis, le Canada et le Nigeria, ont augmenté leurs exportations, la perte de GNL du Moyen-Orient a intensifié la concurrence pour les cargaisons ponctuelles qui auraient autrement été disponibles pour l’Europe.
Comme l’Europe a pris du retard, il est probable que le stockage de gaz européen soit rempli entre 75 et 78 % d’ici le 1er novembre, soit environ 10 points de pourcentage en dessous de la moyenne sur cinq ans.
Même avec un climat hivernal moyen, les réserves européennes pourraient tomber à environ 20 % d’ici début avril, et combiné à une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz, cela pourrait accroître la pression pour reconstituer les stocks en 2027.
Pour les ménages, cela pourrait signifier des hausses du prix du gaz entre 10 % et 20 % pour les deux prochaines années.
Et il faudra encore tenir compte du fait que l’interdiction totale des importations de GNL russe par l’UE sera effective à partir de janvier 2027, ce qui réduira encore l’offre.
Autant dire qu’une normalisation du prix du gaz n’est pas pour tout de suite, et que les industriels européens, dont les prix du gaz dans l’UE étaient déjà trois fois plus élevés qu’aux États-Unis, vont voir l’écart s’aggraver.

Source : Bernard Keppenne - Chief Economist CBC Banque & Assurance






