Le Blog de Bolero
mer. 28 janv. 2026
Les titres les plus négociés sur Bolero
Chaque jour, nous vous offrons un aperçu des titres les plus négociés chez Bolero sur Euronext. Idéal pour prendre la température du marché boursier et pour découvrir les actions ou les titres que les autres investisseurs s'arrachent !
Dans le top 10 aujourd'hui : ASML, LVMH, Umicore, DEME, ASM International, Lotus Bakeries, Elia, UCB, Bekaert, D'Ieteren Group.

Actualités des entreprises du Benelux

- KPN relève ses perspectives pour 2026 et confirme son orientation stratégique.
- ASML enregistre des entrées de commandes exceptionnelles et relève ses estimations pour 2027.
- EnergyVision renforce sa stratégie en transférant des actions aux actionnaires de Turbulent.
- Quest for Growth procède à une réduction de capital dans le cadre de son recentrage stratégique.
- Bekaert étend ses activités avec l'acquisition de l'activité de cordons de pneus de Bridgestone.
- KBC Securities commence à suivre Philips avec la recommandation « Accumuler ».
- KBC Securities abaisse l'objectif de cours de Solvay en raison de la pression sur le marché du carbonate de soude.
Actualités des entreprises européennes

- Logitech augmente ses ventes et ses bénéfices grâce à une forte demande et à des gains d'efficacité.
- SSAB dépasse ses attentes en matière de bénéfices grâce aux excellentes performances de la division Amériques.
- LVMH voit ses ventes augmenter et annonce une gestion prudente des coûts pour 2026.
- Volvo Group réalise des performances supérieures aux attentes mais réduit le dividende versé.
- Volkswagen cherche à se redresser en Chine et mise sur un partenariat logiciel avec Rivian.
- MetalsExploration affiche des résultats records malgré des difficultés opérationnelles.
- StoltNielsen est touché par la baisse des taux de fret mais étend ses activités.
- British Land lance une offre publique d'achat sur Life Science REIT et renforce son portefeuille scientifique.
- Pet Group réalise une croissance limitée de son chiffre d'affaires grâce à la forte contribution de Vet Group.
- Nordnet augmente ses bénéfices et prépare son expansion sur le marché allemand.
- HBX Group poursuit sa croissance et lance un programme de dividendes et de rachat d'actions.
- Lonza prévoit une croissance à deux chiffres et des marges plus élevées.
Actualités des entreprises américaines

- UPS supprime des milliers d'emplois et procède à une restructuration pour améliorer sa rentabilité.
- General Motors revoit à la hausse ses prévisions de bénéfices grâce à la forte demande de pick-ups et de SUV.
- Texas Instruments surprend avec des perspectives solides en raison de l'augmentation de la demande de puces d'IA.
- Boeing renoue avec les bénéfices mais reste confronté à des problèmes de production.
- Les actions UnitedHealth sont touchées après que le gouvernement a proposé des taux d'assurance-maladie bas.
- Amazon prépare une nouvelle série de licenciements.
- Nvidia livre des puces H200 à la Chine après l'approbation du premier lot d'importation.
- Meta Platforms fait l'objet d'une action en justice pour mauvaise protection des mineurs.
Actualités des entreprises asiatiques

- SoftBank Group prévoit un nouvel investissement de 30 milliards d'euros dans OpenAI.
- SK Innovation voit sa rentabilité chuter en raison de la faiblesse de sa division batteries.
Nouvelles recommandations pour les actions

Publication : le 28 janvier 2026 à 9h44

La présente communication n’a pas été établie conformément aux dispositions relatives à la promotion de la recherche indépendante en investissement et n’est pas soumise à l’interdiction de négoce avant la diffusion de la recherche.
Le blog de Bernard Keppenne : « Le dollar décroche et sa splendeur s’étiole »

Le dollar a continué de reculer et est passé au-dessus de 1,20 par rapport à l’euro, ce qui a soutenu encore un peu plus l’or, qui se traite au-delà des 5 200 $, ainsi que le prix du baril, également en hausse à cause des craintes d’interventions américaines en Iran.
Faiblesse du dollar
Les raisons sont nombreuses et c’est presque une liste à la Prévert.
Il y a d’abord, dans le désordre, la réunion de la FED, qui devrait acter ce soir un statu quo, ce qui devrait encore provoquer une saillie de Trump contre son président. Et dès lors les craintes concernant l’indépendance de la FED.
Il y a ensuite, toujours concernant la FED, les attentes de baisse de taux dans les prochains mois, ce qui pèse sur le dollar.
Il y a les volte-face de la part de Trump, aussi bien à l’extérieur qu’intérieur, avec une incertitude tarifaire qui reste une arme brandie comme un enfant en colère qui menace de casser son plus beau jouet juste de rage.
Il y a l’augmentation des déficits budgétaires aux États-Unis et la menace d’une nouvelle fermeture du gouvernement.
Il y a un dollar faible, certes positif pour les exportations américaines, mais qui, en même temps, renchérit les prix des produits importés, qui ont déjà été affectés par les hausses des tarifs douaniers, ce qui pèse sur le moral des consommateurs. Je vais y revenir.
Il y a le risque d’une intervention concertée de la FED et de la BOJ pour soutenir le yen, intervention qui entraînerait une vente du dollar par ces dernières, ce qui accentuerait la baisse de ce dernier. Cette crainte d’une intervention a, pour le moment, suffi et a permis au yen de se reprendre, comme le montre le graphique.

Il y a les craintes d’une intervention en Iran qui viendrait rajouter de l’incertitude, et alors que le dollar ne joue plus son rôle de valeur refuge.
Et in fine, il y a Trump, qui a déclaré que le dollar se portait très bien, ce qui a encore accentué sa chute, comme le montre le graphique de son évolution par rapport à un panier de devises. Et qui explique pourquoi l’euro est passé au-dessus de 1,20 pour la première fois depuis plus de quatre ans et que le franc suisse est à son plus haut niveau par rapport au dollar depuis dix ans.

Et puis il y a aussi la chute de la confiance des consommateurs américains.
Indice de confiance
L’indice de confiance des consommateurs américains s’est littéralement effondré en janvier, atteignant son niveau le plus bas depuis onze ans et demi.

Cette chute s’explique par un contexte d’inquiétude de plus en plus vive face à l’atonie du marché de l’emploi et de l’impact des hausses de prix.
Même si, jusqu’à présent, la baisse de la confiance des consommateurs ne s’était pas traduite par un recul des dépenses de consommation, cette forte chute inquiète. Ce qui est cependant étonnant c’est que cette baisse contraste avec l’amélioration de l’indice de confiance de l’Université du Michigan la semaine dernière.
Ce qui est peut-être différent cette fois-ci, c’est que la confiance a également chuté chez les ménages à revenu élevé.
Dana Peterson, économiste en chef du Conference Board, a souligné que « les références aux prix et à l’inflation, aux prix du pétrole et du gaz, ainsi qu’aux prix des denrées alimentaires et des produits d’épicerie sont restées élevées. Les références aux tarifs douaniers et au commerce, à la politique et au marché du travail ont également augmenté, et les références à l’assurance maladie et à la guerre ont légèrement progressé ».
A côté des prix, les consommateurs s’inquiètent de l’état du marché de l’emploi. La part des consommateurs qui considèrent que les emplois sont « abondants » est tombée à 23,9 %, soit le niveau le plus bas depuis février 2021, contre 27,5 % le mois dernier.
Et 20,8 % des consommateurs ont déclaré que les emplois étaient “difficiles à obtenir”, ce qui représente également le taux le plus élevé depuis février 2021, contre 19,1 % en décembre.
Dernier enseignement de cet indice, moins de consommateurs prévoient d’acheter des articles coûteux au cours des six prochains mois, et les projets d’achat d’une maison sont tombés à leur niveau le plus bas depuis neuf mois.
Inflation en Australie
L’inflation sous-jacente en Australie a augmenté plus que prévu au dernier trimestre 2025, ce qui a accentué la probabilité d’une hausse des taux lors de la réunion de la Banque centrale du 3 février prochain.

Cette inflation sous-jacente a augmenté de 0,9 % au quatrième trimestre par rapport au trimestre précédent, soit un taux annuel à 3,4 %, le plus élevé en cinq trimestres et bien au-dessus de la fourchette cible de la Banque centrale de 2 % à 3 %.
L’inflation globale a de son côté augmenté de 1 % en décembre par rapport à novembre, soit un taux annuel qui est passé de 3,4 % à 3,8 %.
Dans la foulée, le dollar australien s’est renforcé par rapport au dollar américain, aussi évidemment parce que ce dernier a chuté par rapport à toutes les devises, et a atteint son plus haut niveau depuis trois ans.

Avec un taux central à 3,6 %, la Banque centrale australienne avait déjà averti que le cycle d’assouplissement arrivait à son terme, mais ce chiffre d’inflation a accentué les anticipations d’une hausse des taux plus rapidement que prévu, sans pour autant que cela ouvre la voie à un cycle haussier continu.
Même si à côté de cette hausse de l’inflation, l’économie australienne affiche une dynamique économique solide avec une baisse du taux de chômage.

Source : Bernard Keppenne, Chief Economist - CBC Banque & Assurances





