Le Blog de Bolero
mer. 18 mars 2026
Les titres les plus négociés sur Bolero
Chaque jour, nous vous offrons un aperçu des titres les plus négociés chez Bolero sur Euronext. Idéal pour prendre la température du marché boursier et pour découvrir les actions ou les titres que les autres investisseurs s'arrachent !
Dans le top 10 aujourd'hui : Wolters-Kluwer, Elia Group, Shell, Total Energies, Sofina, Argenx, Deceuninck, ASML Holding, KBC groep et KBC Ancora.

Actualités des entreprises du Benelux

- Ontex qualifie la demande de dommages-intérêts de Drylock de spéculative.
- Arcadis accompagne Houston dans la planification des transports pour la Coupe du monde.
- Randstad observe une forte hausse de la demande pour des profils techniques spécialisés en IA.
- Titan Cement accélère ses plans de croissance à l’horizon 2029.
- InPost prévoit une EBITDA stable malgré les défis rencontrés en Pologne.
- Avantium accélère le démarrage de son usine de FDCA après une année difficile.
Actualités des entreprises européennes

- Eni investit dans des projets gaziers offshore de grande envergure en eaux profondes au large de l’Indonésie.
- UBS achève la migration des clients de Credit Suisse.
- Ithaca Energy relève ses objectifs de production et de distribution pour 2026.
- BP exclut des centaines d’employés après l’échec des négociations avec les syndicats.
- HelloFresh voit sa rentabilité sous pression en raison d’un repositionnement stratégique.
- Exail Technologies profite de la remilitarisation et accélère sa croissance grâce à des commandes record.
- Prudential accélère la croissance de ses bénéfices en Asie et en Afrique et augmente les distributions aux actionnaires.
Actualités des entreprises américaines

- Qualcomm renforce sa politique de capital avec un nouveau programme de rachat d’actions.
- Boeing reporte ses prévisions de bénéfices en raison de problèmes liés à une acquisition.
- Microsoft surveille un accord d’exclusivité et envisage des actions en justice.
- Nvidia reprend la vente de puces en Chine après l’obtention d’une licence conforme.
Actualités des entreprises asiatiques

- BHP Group nomme Brandon Craig comme nouveau CEO et mise sur une croissance organique.
- Samsung Electronics anticipe une demande soutenue de puces grâce aux investissements dans l’IA.
- Nippon Steel sécurise le financement nécessaire pour l’acquisition de U.S. Steel.
Nouvelles recommandations pour les actions

Publication : le 18 mars 2026 à 09h30

La présente communication n’a pas été établie conformément aux dispositions relatives à la promotion de la recherche indépendante en investissement et n’est pas soumise à l’interdiction de négoce avant la diffusion de la recherche.
Le blog de Bernard Keppenne "Révisions des prévisions, mais jusqu’où ?"

Tous les regards seront tournés vers les fameuses projections des membres de la FED sur les taux d’intérêt, ce soir, après la réunion, dont le résultat sera sans surprise un statu quo, alors que le conflit s’enlise.
Projections
Mais les membres de la FED ne pourront pas répondre à la question de savoir combien de temps va encore durer ce conflit, ni si le prix du baril va encore augmenter ou revenir vers les 80$, ce qui rend leurs projections sujettes à beaucoup de prudence.
On pourrait légitimement se demander pourquoi le prix du baril ne continue pas de progresser alors que le détroit d’Ormuz est toujours bloqué, que les pays de la région réduisent drastiquement leur production, et que certains terminaux sont bombardés ? Parce qu’ à ce stade les réserves sont encore suffisantes et peuvent absorber le choc, mais la situation pourrait se dégrader si le conflit s’enlise.
Et manifestement il n’est pas prêt de s’arrêter vu l’annonce du report de la visite de Trump en Chine qui était programmée pour la fin de ce mois.
Pour revenir à la réunion de la FED, il ne fait aucun doute qu’elle va revoir à la baisse ses prévisions de croissance et à la hausse celles pour l’inflation et le chômage, mais concernant l’évolution des taux on pourrait assister à de grandes divergences.
Pour le moment, le marché ne prévoit plus qu’une seule baisse de taux en septembre, et une autre courant 2027.
Résilience
C’est ce qui ressort ces derniers mois du commerce mondial qui se maintient malgré les tarifs douaniers, les sanctions, les mesures de rétorsion, et les ruptures dans les chaînes d’approvisionnement.
C’est ce qui ressort par exemple des chiffres au Japon, avec en février une hausse en valeur de 4,2 % en taux annuel des exportations.
Ce chiffre a été porté par une forte hausse des exportations vers la Chine, hausse de 16,8 % sur le mois de février.
Sur un an, les exportations vers les États-Unis ont chuté de 8 % en février, ce qui est encore raisonnable compte tenu des tarifs douaniers imposés par Trump, et elles ont aussi fortement reculé vers la Chine affichant une baisse de 10,9 %, ce qui est plus étonnant.
Les importations ont augmenté de 10,2 % le mois dernier par rapport à l’année précédente.
Mais la situation devrait se dégrader en mars, avec la hausse des prix du baril et les problèmes dans les chaînes d’approvisionnement.
Et le Japon est en plus fortement sous pression, avec une visite prévue de la Première ministre, Sanae Takaichi, demain à la Maison Blanche, où elle pourrait subir une énorme pression de la part de Trump pour s’engager à l’aider à sécuriser le détroit d’Ormuz.
Le danger est que Trump menace le Japon de retirer ses troupes et ses navires au Japon et/ou de brandir les menaces commerciales. Autant dire que cette visite tombe au plus mauvais moment pour Takaichi.
A propos de résilience
Il a suffi d’une petite accalmie sur le front du prix du baril pour que les bourses se reprennent un peu, que le dollar reparte à la baisse, tout comme les rendements obligataires, et que l’indice VIX recule aussi.

Ce petit recul du prix du baril est la conséquence d’un accord entre le gouvernement irakien et les autorités kurdes pour reprendre les exportations de pétrole via le port turc de Ceyhan.
Mais soyons réalistes, le flux attendu est modeste puisque l’on parle de 100.000 barils par jour qui transiteraient par ce port.
Car l’Irak, comme les autres pays du Golfe, a réduit drastiquement sa production qui a chuté de 70 %, faute de débouchés.
Autre facteur qui a contribué à cette petite détente est l’annonce que l’armée américaine avait ciblé des sites le long du littoral iranien, près du détroit d’Ormuz.
Mais cette accalmie pourrait être de courte durée, car les stocks ne sont pas éternels et les craintes d’un enlisement poussent déjà les gouvernements, les banquiers centraux, les instituts économiques à revoir leurs prévisions de croissance et d’inflation.
Alors que la Banque centrale d’Australie a augmenté ses taux hier de crainte d’une hausse de l’inflation, le Trésor australien vient de publier une nouvelle analyse.
Il a envisagé deux scénarios. Un scénario à court terme où les prix du pétrole se maintiennent au niveau actuel de 100 dollars le baril pendant la première moitié de l’année et reviennent progressivement aux niveaux d’avant le conflit d’ici la fin de l’année, dans ce cas, l’inflation atteindra un pic de 0,75 point de pourcentage plus élevé et la production économique sera inférieure de 0,2 %.
Dans le deuxième scénario plus long, avec un prix du baril qui atteint 120 dollars au cours du premier semestre et met ensuite trois ans à revenir aux niveaux d’avant le conflit, l’inflation serait plus élevée de 1,25 point de pourcentage et l’économie serait touchée à plus long terme, avec un PIB inférieur de 0,6 % vers 2027.

Source : Bernard Keppenne - Chief Economist CBC Banque & Assurance






