Le Blog de Bolero
mar. 17 mars 2026
Les titres les plus négociés sur Bolero
Chaque jour, nous vous offrons un aperçu des titres les plus négociés chez Bolero sur Euronext. Idéal pour prendre la température du marché boursier et pour découvrir les actions ou les titres que les autres investisseurs s'arrachent !
Dans le top 10 aujourd'hui : Umicore, Shell, D'Ieteren Group, Adyen, Total Energies, Ageas, KBC Groep, Sofina, LVMH et Tinc.

Actualités des entreprises du Benelux

- Biotalys met en œuvre une restructuration majeure et renouvelle sa direction.
- AkzoNobel renforce sa position financière grâce à de nouvelles émissions d’obligations.
- Mdxhealth confirme la valeur clinique de son test GPS dans une vaste étude menée par Oxford.
- CTP loue un grand site en Pologne pour une nouvelle usine d’éoliennes.
Actualités des entreprises européennes

- Kone étudie le rachat de TK Elevator, tandis qu’une introduction en bourse reste envisagée.
- Fraport s’attend à une hausse de son flux de trésorerie grâce à l’ouverture du Terminal 3.
- Lufthansa estime que les tensions géopolitiques affaiblissent la position dominante des compagnies du Golfe.
- BNP Paribas veut doubler les bénéfices de sa division Asset Management d’ici 2030.
- Société Générale vend une partie de ses services titres et poursuit son recentrage sur ses activités clés.
Actualités des entreprises américaines

- Nvidia renforce ses prévisions de croissance pour les puces d’IA
- Dollar Tree relève ses perspectives malgré un consommateur affaibli
- Public Storage se développe grâce à l’acquisition de National Storage Affiliates
- Nebius Group sécurise un accord de puissance de calcul avec Meta et accélère sa croissance
- Beyond Meat reporte la publication de son rapport annuel en raison de contrôles supplémentaires
- Boeing examine l’impact des tensions géopolitiques sur sa chaîne d’approvisionnement
- Disney revoit son organigramme et promeut Debra O’Connell
- Dell accélère sa restructuration et se concentre sur la croissance dans les serveurs IA
- Alphabet cherche des fournisseurs chinois pour une nouvelle technologie de refroidissement destinée à l’IA
Actualités des entreprises asiatiques

- SK Group met en garde contre une pénurie persistante de wafers.
- L’action Samsung Electronics a augmenté parce que Nvidia fait produire ses puces d’IA par le groupe.
Nouvelles recommandations pour les actions

Publication : le 17 mars 2026 à 11h15

La présente communication n’a pas été établie conformément aux dispositions relatives à la promotion de la recherche indépendante en investissement et n’est pas soumise à l’interdiction de négoce avant la diffusion de la recherche.
Le blog de Bernard Keppenne "L’Australie serre la vis, un premier signal"

La Banque centrale d’Australie a-t-elle donné le ton de la semaine en augmentant son taux directeur pour le deuxième mois consécutif ? Il est encore trop tôt pour les autres Banques centrales de franchir le pas, mais cela indique qu’elles seront moins complaisantes, si nécessaire.
Hausse de taux
La Banque centrale d’Australie a relevé son taux de 0,25 % pour le porter à 4,10 %, mais la décision n’a pas coulé de source, puisque cinq membres ont voté pour la hausse et quatre contre.
Le communiqué donne le ton, même si le vote serré pourrait laisser entendre que chaque réunion ne sera pas marquée par une hausse des taux.
Mais le contexte géopolitique a pesé dans la décision, la Banque constatant que « les mesures à court terme des attentes en matière d’inflation ont déjà augmenté », et que « le conflit au Moyen-Orient a entraîné une forte hausse des prix du carburant qui, si elle se poursuit, augmentera l’inflation ».
Et de conclure « le conseil d’administration a estimé que l’inflation devrait rester supérieure à l’objectif pendant un certain temps et que les risques se sont encore accrus, notamment en ce qui concerne les anticipations d’inflation ».
Cette deuxième hausse de taux s’explique par une inflation plus élevée que l’objectif, mais également par un taux de chômage à 4,1 %, ce qui est un niveau historiquement bas, et une croissance solide.
Avec un niveau du baril qui continue de tourner autour des 100 $, et alors que la Banque centrale tablait avant le conflit sur une inflation à 4,2 % au milieu de cette année, cela signifie qu’elle ne compte pas baisser la garde, mais qu’elle peut se donner du temps avant la prochaine hausse.

Statu quo
Pour les autres Banques centrales, le statu quo sera de mise, dans l’attente de mesurer l’impact de la hausse du prix du baril, et surtout de la durée du conflit, bien qu’à ce stade il ne semble pas devoir s’arrêter rapidement.
Demain, la Banque centrale du Canada devrait laisser ses taux inchangés, aidée en cela par une inflation contenue avant le conflit.
Cette dernière est tombée à 1,8 % en février, contre un taux de 2,3 % en janvier, ce qui est conforme à l’objectif de la Banque centrale.
Mais cela ne l’empêchera pas d’être attentive, car les prix des denrées alimentaires ont augmenté de 5,4 % en février sur une base annuelle, et les prix de l’essence ont diminué de 14,2 % en février en raison de l’impact de la suppression de la taxe carbone sur le carburant, impact qui s’amenuisera inéluctablement à la suite de la hausse du prix du baril.
Le niveau du rendement de l’obligation canadienne à 2 ans reflète ce statu quo attendu demain.

Cornélien
La BOJ, qui se réunit demain et jeudi, devrait laisser ses taux inchangés, mais la hausse du prix du baril représente un énorme risque pour l’économie, alors que le Japon tire environ 95 % de son pétrole du Moyen-Orient, et près de 90 % de ces approvisionnements transitent par le détroit d’Ormuz, mais aussi un risque inflationniste.
Pour son gouverneur, « l’inflation sous-jacente s’accélère progressivement vers notre objectif de 2 % et devrait converger vers 2 % à partir de la seconde moitié de l’année fiscale 2026 jusqu’en 2027 ». Par conséquent « nous orienterons la politique monétaire de manière appropriée afin que le Japon atteigne de manière durable et stable une inflation de 2 % accompagnée d’une hausse des salaires ».
Ces propos tenus devant le Parlement montrent la prudence de Ueda, qui s’est abstenu de tout commentaire sur une possible hausse des taux. A ce stade, si le statu quo est attendu cette semaine, en revanche, le marché table sur une probabilité de 70% d’une hausse en avril, ce qui se reflète dans le taux à 2 ans.

L’autre difficulté pour la BOJ est la hausse de l’endettement, hausse qui devrait encore s’accentuer alors que le gouvernement a décidé de réduire les prix de l’essence à l’aide de subventions.
La BOJ a mis fin à son programme d’achats d’obligations d’Etat depuis qu’elle a commencé à resserrer ses taux, et normalement ne devrait plus intervenir sur le marché obligataire.
Mais compte tenu du plan de relance du gouvernement, et des subventions, les taux longs pourraient être mis sous pression en cas de crainte des investisseurs.
Ueda a rappelé que « les taux à long terme sont essentiellement fixés par les marchés et fluctuent dans une certaine mesure, reflétant les opinions du marché sur l’économie, les prix et les perspectives de politique budgétaire et monétaire ».
Et de rajouter, « nous agirons avec souplesse dans les cas exceptionnels où les taux d’intérêt à long terme augmentent brusquement d’une manière qui s’écarte des mouvements normaux du marché ».

Source : Bernard Keppenne - Chief Economist CBC Banque & Assurance






