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Ce blog est rendu possible grâce à la contribution des analystes de KBC Asset Management, KBC Securities, KBC Market Research, des Content Managers de Bolero, des économistes et des equity strategists de KBC Groupe :

Andrea Gabellone, Bérangère Bivort, Bernard Keppenne, Cora Vandamme, Dieter Guffens, Dirk Thiels, Guglielmo Filangieri, Guy Sips, Jacob Mekhael, Jo Elsocht, Johan Van Gompel, Joren De Mesmaeker, Joris Franck, Kaat Ceulemans, Kurt Ruts, Kristof Samoy, Laurent Convent, Livio Luyten, Lynn Hautekeete, Mathias Janssens, Mathias Van der Jeugt, Mathijs Geerts Danau, Marion Geubel, Michiel Declercq, Peter Wuyts, Philippe Delfosse, Siegfried Top, Simon Hox, Thomas Couvreur, Tom Simonts, Wim Hoste en Wim Lewi.

Disclaimer

La présente publication de KBC Bank SA (Bolero) est fournie à titre d'information uniquement et ne constitue pas un conseil d'investissement spécifique et personnel, ni une offre ou une sollicitation d'offre d'achat ou de vente des produits financiers qui y sont mentionnés, ni une recherche d'investissement indépendante.
 
Le service fourni par Bolero n'est pas basé sur des conseils d'investissement. Bolero est la plateforme d'exécution d'ordres de KBC Bank SA par laquelle les transactions sur des produits financiers « non complexes » (au sens de la directive MiFID II) sont effectuées sur la base d'une « simple exécution (execution only) ». Bolero n'effectue pas de « test d'adéquation » pour les transactions portant sur des produits financiers non complexes. L'investisseur qui fait appel à ce service ne bénéficie donc pas de la protection des règles de conduite applicables. Les transactions portant sur des produits financiers « complexes » (au sens de la directive MiFID II) ne peuvent être effectuées qu'après une évaluation d'adéquation réussie. Les transactions par l'intermédiaire de Bolero se font toujours à l'initiative de l'investisseur. 
 
Lors de l'exécution et/ou de la transmission des transactions de l'investisseur, Bolero ne tient pas compte des aspects fiscaux, juridiques ou comptables liés à ces transactions, ne fournit pas de conseils relatifs à ces aspects et ne peut donc pas en être tenu responsable.
 
Investir dans des produits financiers comporte des risques. Les investisseurs doivent être en mesure de supporter le risque économique d'un investissement et de perdre tout ou partie du capital investi.
 
Copyright © KBC Bank SA/Bolero. Tous droits réservés. Ces informations ne peuvent être publiées, réécrites ou republiées sous quelque forme que ce soit.Le « blog » contient des publications de KBC Securities SA, KBC Asset Management SA, KBC Economics et de CBC. Pour ce qui concerne les sources externes, Bolero consulte divers sites d'information. Les contributions sont sélectionnées sur la base d'événements et de publications récents et concrets. La rédaction est faite par Marion Geubel, Bérangère Bivort ou Ellen Van Tongelen (équipe marketing Bolero, KBC Bank SA, supervisée par la FSMA). 

ven. 11 sept. 2026

9:34

Le blog de Bernard Keppenne : « Les taux ne pardonnent plus »

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Le flegme des marchés boursiers n’a plus résisté à la nouvelle poussée des rendements obligataires, attisée par la hausse du prix du baril, qui fait craindre des tensions inflationnistes.

Tout est réuni

Des propos fermes de Christine Lagarde, un prix du Brent à 108 $, des promesses électorales hallucinantes, des tensions géopolitiques, l’endettement des Etats, et les besoins de financement des grands acteurs de l’IA, tout cela pousse les rendements encore et toujours à la hausse.

Si le prix du baril continue de progresser, c’est qu’en plus du détroit d’Ormuz, un autre front s’est ouvert avec la prise de contrôle du port yéménite de Mocha par les Houthis, menaçant les exportations de pétrole saoudien en mer Rouge.

Autant dire que si cela perdure, cela obligerait davantage de cargaisons à être déviées par le canal de Suez et autour de l’Afrique, créant des problèmes logistiques supplémentaires et ajoutant des semaines aux voyages asiatiques.

Cette nouvelle tension sur les prix énergétiques a propulsé le rendement du Treasury 10 ans proche des 5 %, soit son niveau le plus élevé depuis 3 ans. Et le 30 ans n’est pas en reste à 5,38 %, en partie parce que le Trésor américain a acheté pour moins de 6 milliards de dollars d’obligations longues, ce qui a déçu les marchés.

Mais les taux courts ne sont pas en reste, avec, comme le montre le graphique de l’évolution du taux australien à 3 ans, qui a atteint son niveau le plus élevé depuis 15 ans.

Ces rendements obligataires plus élevés ont relevé les taux d’actualisation utilisés pour les valorisations des entreprises, ce qui explique les corrections sur les marchés boursiers.

Pour couronner le tout, Trump, en promettant une prime de 5.000 $ à chaque Américain si les Républicains remportent les élections à mi-mandat, entend faire un chèque de 1,3 billion de dollars, alors que la dette américaine a dépassé les 40.000 milliards de dollars.

Le chiffre d’inflation publié cet après-midi aux Etats-Unis sera dès lors très important pour savoir si la FED procèdera ou pas à une hausse des taux la semaine prochaine. L’inflation est attendue en hausse de 0,2 % d’un mois à l’autre, pour l’inflation sous-jacente, soit un taux annuel attendu à 2,4 % contre 2,5 %.

Réunion de la BCE

Comme évoqué hier dans ma petite note de fin de journée, revenons sur la réunion de la BCE.

Le maître mot a clairement été la crainte de l’inflation, comme l’a souligné Christine Lagarde « le choc énergétique pourrait encore s’aggraver, et son impact sur les autres prix et les salaires pourrait être plus important que prévu actuellement ».

Pour preuve, la BCE table sur une inflation de 3 % cette année, comme lors de sa dernière prévision de juin, mais de 2,5 % l’année prochaine, soit un niveau supérieur aux 2,3 % estimés auparavant. Les prix devraient ensuite ralentir pour s’établir à 2,1 % en 2028.

Et ces prévisions ne tiennent évidemment pas compte de la dernière flambée des prix de l’énergie, en particulier ceux du gaz naturel, dont dépendent de nombreux pays européens pour le chauffage.

Du côté de la croissance, la BCE prévoit désormais que l’économie de la zone euro progressera de 0,9 % en 2026, contre une estimation de 0,8 % auparavant, de 1,4 % en 2027 et de 1,5 % en 2028.

Avec une économie plus résiliente que prévu, la BCE dispose d’une marge de manœuvre complémentaire pour augmenter les taux si nécessaire, ce qui explique la tension sur les taux courts.

Par contre

Toute la zone euro ne fait pas preuve de résilience, un pays fait exception et pourrait encore voir sa situation se dégrader, j’ai nommé la France.

Et cela se reflète dans le différentiel de taux entre le Bund 10 ans et l’obligation française à 10 ans, suite à la forte tension sur les taux français.

Cette nouvelle tension est intervenue après la très forte révision de croissance par l’INSEE pour cette année à 0,4 % contre 0,7 % en juin.

Avec un tel niveau de croissance, cela met hors de portée l’objectif de déficit budgétaire 2026 de 4,9%, contre 5,0% en 2025, que s’est fixé le gouvernement.

Sur une base trimestrielle, l’INSEE prévoit une légère hausse du PIB de 0,1  % au troisième trimestre, qui est notamment la conséquence des canicules à répétition qui ont marqué l’été et d’une sécheresse record, phénomènes qui ont pesé sur la production agricole.

Et comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, elle table sur une inflation qui devrait passer de 2,7 % en août à 3,1 % en décembre.

Au vu de cette hausse de prix et d’une absence de croissance des salaires, la consommation des ménages ne devrait augmenter que de 0,3 % cette année. Ce qui va peser sur le moral des entreprises, et l’INSEE table sur un recul de 0,3 % des investissements de ces dernières.

Dans ce contexte, le secteur privé devrait perdre 52.000 emplois sur l’ensemble de 2026, ce qui fera passer le taux de chômage français à 8,6 % d’ici la fin de l’année contre 8,0 % fin 2025.

Source : Bernard Keppenne, Chief Economist - CBC Banque & Assurances

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